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RASD/MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES

Le CORELSO demande au Gouvernement marocain de rendre à Aminatou Haidar, "tous ses droits civiques"

30.01.05

 

 

Paris, 30/01/2006 (SPS) Le Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental (CORELSO), basé à Paris, a demandé dimanche, au Gouvernement marocain de rendre à la militante sahraouie des droits humains, Aminatou Haidar, libérée récemment, "tous ses droits civiques, notamment le droit de s'exprimer, de manifester et de circuler", a indiqué le CORELSO cité dimanche par l'Agence de presse algérienne, APS.

 

L'association franco-sahraouie a réaffirmé sa décision "de poursuivre son action, avec les organisations de défense des droits humains et celles qui soutiennent la lutte du peuple sahraoui, pour l'arrêt de la répression dans les territoires occupées, la libération de tous les prisonniers politiques et d'opinion et la mise en oeuvre du plan de paix des Nations-Unies avec l'organisation du referendum d'autodétermination", a précisé la même source.

 

Le CORELSO a en outre salué "le courage" de la militante politique sahraouie Aminatou Haidar, libérée de la "sinistre prison de la Carcel Negra d'El Aaiun" occupée, qui, dès sa sortie de prison, a déclaré qu'elle continuerait la lutte pour la libération de tous les militants Sahraouis emprisonnés".

 

Il s'est félicité également de la libération le 17 janvier courant, d'Aminatou Haidar, "après plusieurs mois d'emprisonnement dans les pires conditions dans la sinistre prison de la Carcel Negra (prison noire) d'El Aaiun", ajouté la même source.   

 

Arrêtée en 1987, la militante sahraouie avait passé quatre années dans un centre de détention secret. Mère de deux enfants, Aminatou Haïdar est devenue "un des symboles" de la lutte du peuple sahraoui des territoires occupés pour son droit à l'autodétermination et à l'indépendance.

 

Le CORELSO a rappelé que "c'est à ce titre que, sur proposition de l'intergroupe parlementaire pour le Sahara Occidental, elle avait été inscrite sur la liste des nominés pour l'attribution du prix Sakharov 2005 au Parlement européen". 

 

"Malgré le déploiement des forces d'occupation marocaines, la population sahraouie d'El Aaiun en fêté sa libération en brandissant des drapeaux de la RASD et en scandant des mots d'ordre en faveur de l'indépendance, montrant ainsi sa volonté de poursuivre, malgré la répression, son combat pacifique jusqu'à satisfaction de ses revendications", a souligné l'association franco-sahraouie.

 

Pour sa part, le vice-président du CORELSO, M. Ennaama Asfari, a dénoncé les obstacles déployés par les autorités marocaines pour empêcher la participation sahraouie à la Conférence préparatoire du Forum Social  Maghrébin qui s'est cloturé dimanche à Bouznika (Maroc).

 

M. Asfari, également coordinateur des participants sahraouis au Forum social Maghrébin, a indiqué que malgré la participation sahraouie, "avec  un esprit ouvert et une grande volonté", à l'ensemble du processus qui a abouti à la Conférence préparatoire  du Forum Social Maghrébin, "des membres du Comité de pilotage marocain ont fait obstacle pour empêcher cette présence sahraouie à Bouznika". 

 

"Nous dénonçons ces manoeuvres qui ont pour but le blocage de la participation des représentants du peuple sahraoui et qui bafouent les principes et la philosophie de la charte du Forum  Social Mondial", a souligné M. Asfari. (SPS)

 

020/090/700 301300 Jan 06 SPS

 

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TERRITOIRES OCCUPES/PRISOONIERS POLITIQUES

Les prisonniers politiques sahraouis entament une grève de la faim de 48 heures

 

 

 

 

El Aaiun (Territoires occupés),30/01/2006 (SPS) Les prisonniers politiques sahraouis ont décidé d'annoncer une grève de la faim de 48 heures à partir du 31 janvier courant, en protestation aux traitements inhumains auxquels sont soumis de la part de l'administration pénitentiaire marocaine et ses agents, a indiqué un communiqué rendu public dimanche, dont une copie est parvenue à SPS.

 

Les activistes des droits humains et les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines de la Carcel negra d'El Aaiun, Smara (Sahara Occidental), Ait Melloul, Kenitra, Tiznit et Galaat Sraghna (Maroc), ont condamné dans un communiqué les traitements inhumains, la torture, la répression, l'humiliation ainsi que la menace à mort  dont souffrent la plupart des prisonniers politiques sahraouis.

 

Amidan El Ouali et Moussaoui Sid'Ahmed, ont été torturés à l'intérieur d'une fourgonette de la police judiciaire qui les transportait du tribunal d'appel d'El Aaiun, le 24 janvier courant vers la Carcel negra. Alors que Sid'Ahmed Alouat, prisonnier politique de la Carcel negra à El Aaiun, Mafoudh Haddi El Kainan, prisonniers politique à la prison locale de Ait Melloul (Maroc), Ali Agdadi, prisonnier politique à la prison locale de Tiznit (Maroc), ont été malmenés et torturés.

 

Un autre prisonnier politique sahraoui,Heddi Chrif, a été transféré abusivement d'El Aaiun à Ait Melloul et de celle-ci vers celle de Tznit, a ajouté lé communiqué.

 

Les activistes des droits humains et les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines ont lancé un appel aux organisations compétentes des droits humains et à l'opinion publique internationale, afin que leurs droits soient respectés en tant qu'êtres humains et en tant que prisonniers politiques.(SPS)

 

070/090/000 301215 Jan 06 SPS

 

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