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SPS L’exode des Sahraouis vers les îles Canaries provoqué par le Maroc, selon El Pais 29.11.06
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Madrid, 29/11/2006 (SPS) "La cause de l’exode vers les îles Canaries est la situation à chaque fois plus explosive dans l’ancienne colonie espagnole actuellement occupée par le Maroc", a constaté le quotidien madrilène, El Pais dans sa livraison du mardi, qui relatait le naufrage de plus de 31 jeunes sahraouis au large du cap de Boujdour, alors qu'ils tentaient de fuir la répression dans leur pays.
El Pais a relevé que depuis le début de l’année, et en dépit des accords souscrits par le Président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, et le roi Mohamed VI, en vue de mettre fin au trafic de personnes, l’arrivée d’embarcations aux îles Canaries a augmenté, "sous l’effet de la dure répression exercée par la police et la gendarmerie (marocaines) dans l’ex-colonie espagnole, actuellement occupée par le Maroc".
"Depuis mai 2005, se succèdent dans les principales villes (du Sahara occidental) des manifestations pour revendiquer l’indépendance du territoire, toujours en attente de l’organisation d’un référendum d’autodétermination", écrit El Pais.
"Les forces marocaines maintiennent un siège permanent des quartiers sahraouis. Les détentions, les dénonciations de torture et les perquisitions de domiciles sont monnaie courante", a-t-il ajouté.
Le journal a rappelé que cette répression a été "dénoncée y compris par les Nations Unies au mois d’octobre dernier" (rapport du Haut Commissariat aux droits de l’homme).
Selon la même source, qui cite le président de l’Association sahraouie des victimes de graves violations de droits de l’homme, Brahim Dahane, parmi les victimes de ce naufrage se trouve Naji Boukhatem, universitaire de 30 ans, activiste connu des droits de l’homme et collaborateur de ladite association, ainsi que "plusieurs enfants".
Brahim Dahane a expliqué que l’augmentation du nombre de jeunes sahraouis qui partent vers les îles Canaries est la conséquence de la répression et des "menaces de mort dont ils font l’objet de la part de la police marocaine".
Pour sa part, le quotidien El Mundo, qui cite une source sahraouie, a indiqué qu'un individu impliqué dans le trafic de personnes a été interpellé lundi à un barrage de la gendarmerie marocaine alors qu’il transportait dans le coffre de son véhicule un moteur de zodiac.
D’après les mêmes sources, ce trafiquant a pu tranquillement poursuivre sa route vers Boujdour ‘’après avoir payé la somme de 3.000 dirhams aux gendarmes’’.
Un autre quotidien espagnol, ABC, a lui aussi imputé le départ de jeunes sahraouis vers les îles Canaries à la ‘’répression’’ marocaine, faisant remarquer que ceux d’entre eux qui accostent dans l’archipel arborent le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et portent sur eux des documents accréditant qu’ils sont les enfants de citoyens espagnols ‘’avant l’occupation du territoire par le Maroc’’.
Le journal barcelonais La Vanguardia a également mis en exergue la répression qui s’est abattue depuis mai 2005 sur les territoires occupés du Sahara Occidental.
‘’Détentions arbitraires, interrogatoires, menaces, passages à tabac et disparitions durant des jours est le traitement auquel sont soumis les Sahraouis qui expriment le souhait que se tienne un référendum d’autodétermination ou qui simplement s’opposent à l’annexion par le Maroc’’, écrit le quotidien catalan.
Plus de 500 jeunes Sahraouis ont été poussés à l’exil en une seule année en raison de la répression marocaine et de la pratique de la torture contre eux, selon le ministère sahraoui des territoires occupés qui a déploré ‘’l’absence d’observateurs internationaux’’ dans ces territoires. (SPS)
010/090/700O NOV SPS
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SPS La Ligue espagnole de défense des droits de l’homme appelle à protéger la vie des jeunes sahraouis
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Madrid, 29/11/2006 (SPS) La Ligue espagnole de défense des droits de l’homme a appelé mardi soir le gouvernement espagnol à intervenir pour protéger la vie des jeunes sahraouis qui tentent d’échapper à la ‘’répression brutale’’ exercée dans les territoires du Sahara Occidental ‘’occupés militairement par le Maroc’’, et dont 14 d’entre-deux au moins sont morts dimanche au large de Boujdour et 26 autres sont portés disparus.
Dans un communiqué signé de son président, Francisco José Alonso Rodriguez, la Ligue espagnole de défense des droits de l’homme a souligné qu’il est nécessaire de mettre un terme, ‘’par tous les moyens’’, à ce drame dans lequel des dizaines de Sahraouis ont perdu la vie au cours de ces deux derniers mois dans leur ‘’voyage risqué’’ vers les îles Canaries.
La Ligue a dénoncé le fait que l’émigration des jeunes sahraouis est ‘’encouragée’’ par le Maroc dans le but de ‘’porter atteinte à la résistance (sahraouie) interne’’. Elle a également dénoncé que les ‘’revendications de liberté et d’indépendance’’ exprimées par la population sahraouie font l’objet d’une ‘’répression brutale des forces militaires et policières marocaines’’.
‘’La population sahraouie vit dans un véritable climat de terreur, avec des centaines de détentions, la séquestration de mineurs’’ et autres violations des droits de l’homme, a-t-elle constaté.
Auparavant, la Commission espagnole d’aide au réfugié (CEAR) a fait porter au Maroc une ‘’responsabilité directe’’ dans la mort des 14 jeunes sahraouis et la disparition des 26 autres.
La CEAR a appelé le Gouvernement espagnol à ‘’exiger, fermement et publiquement, du régime de Rabat la cessation de la répression dans les territoires occupés du Sahara Occidental et l’acceptation du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui’’. (SPS)
010/090/700 291015 NOV 06 SPS
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SPS Au moins 14 morts dans le naufrage de deux pateras au large de Boujdour (officiel)
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Madrid, 29/11/2006 (SPS) Au moins 14 jeunes sahraouis qui tentaient d’échapper à la répression marocaine, sont morts dans le naufrage dimanche à l’aube de deux pateras au large de Boujdour, à 150 km au sud d’El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental, et 26 autres sont portés disparus, selon un bilan obtenu mardi auprès de la délégation du Front POLISARIO en Espagne, cité par l'APS.
Dix corps ont été retrouvés sur la plage de Awzioualet (18 km au sud de Boujdour) et 4 autres sur la plage de Agti El Ghazi (50 km au nord de la même ville), a-t-on précisé de même source.
Un premier groupe de victimes a été enterré lundi soir à El Aaiun par la population sahraouie en présence d’un important dispositif des forces d’occupation marocaines.
Le patron marocain de l’une des deux pateras, le dénommé Brahim Sergheni, notoirement connu dans les territoires occupés du Sahara Occidental comme étant "l’un des principaux chefs des réseaux de trafic de personnes vers l’Espagne", a survécu au naufrage, a-t-on indiqué.
En dépit de cela, il n’a pas été inquiété, a-t-on relevé. Interpellé lundi à un barrage de la gendarmerie marocaine, alors qu’il transportait dans le coffre de son véhicule un moteur Suzuki de Zodiac, il a pu poursuivre sa route moyennant le "paiement de la somme de 3.000 dirhams", a-t-on ajouté.
Le représentant sahraoui en Espagne, Brahim Ghali, a dénoncé "l’impunité" dont jouissent les trafiquants de personnes et la "complicité"des différents corps de sécurité marocains, les plages de Boujdour d’où sortent les pateras, a-t- il observé, étant parfaitement connues et identifiées: Rmila, Tbila, Haimar Mah et Awzioualet.
"C’est un plan marocain pour vider le Sahara Occidental de ses forces vives qui luttent contre l’occupation et revendiquent le respect des droits de l’homme et le droit à l’autodétermination", a déclaré M. Ghali.
"Le régime marocain est confronté à un véritable problème. Après 30 ans d’occupation, les jeunes sahraouis sont le fer de lance de l’Intifada pour l’indépendance", a-t-il poursuivi.
Le diplomate sahraoui a souligné que les Nations Unies, qui sont présentes au Sahara Occidental à travers la MINURSO, doivent assumer la "responsabilité de protéger la population sahraouie contre la répression marocaine et l’exil forcé". (SPS)
010/090/700 290938 nov 06 SPS
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SPS Message du Président de la République à Ely Ould Fal pour la fête de l’indépendance de la Mauritanie
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Bir Lehlu (Territoires libérés), 29/11/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a adressé mardi, un message de félicitations au colonel Ely Ould Mohamed Vall, Président du Conseil militaire pour la justice et la démocratie, chef de l'Etat mauritanien, à l'occasion du quarante sixième (46) anniversaire de l’indépendance de la République Islamique de Mauritanie (RIM), le 28 novembre 1960.
"Cet anniversaire qui coïncide cette année avec le succès des élections législatives et municipales, qui ont été caractérisées par la transparence exprimant la volonté du peuple mauritanien frère, m’offre le grand plaisir de vous exprimer mes meilleurs voeux de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple mauritanien frère", a écrit M. Abdelaziz dans sa lettre adressée au Président du Conseil militaire mauritanien pour la justice et la démocratie.
"En partageant avec vous vos joies pour cette heureuse occasion, nous vous réaffirmons notre volonté de consolider les relations fraternelles et de voisinage existantes à travers l’histoire entre les deux peuples frères, mauritanien et sahraoui", a-t-il ajouté dans cette lettre, dont une copie est parvenue à SPS.
"Au moment où la question sahraouie connaît des développements très importants, nous vous exprimons notre disponibilité à la coopérer sérieusement avec l’ONU sur la voie de l’application de la légalité internationale, afin de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination par la voie un référendum libre et transparent, pour le bien de la sécurité, la paix et le progrès de la région", a conclu le texte de la lettre du Président de la République, Mohamed Abdelaziz à son homologue mauritanien, le colonel Ely Ould Mohamed Vall. (SPS)
020/090/100 291510 Mars 06 SPS
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