SAHARA PRESS SERVICE

SPS
NORVEGE/SAHARA OCCIDENTAL

Une association norvégienne appelle son futur gouvernement à reconnaître la RASD

29.09.05



Oslo, 29/09/2005 (SPS) Le Comité norvégien pour le Sahara Occidental (NSCWS) a appelé son future gouvernement à fonder la politique norvégienne quant au Sahara Occidental, "sur les efforts des Nations Unies et le droit international", et de reconnaître la RASD en tant qu’Etat indépendant, exhortant le Norvège à prohiber "tout investissement norvégien dans les territoire sahraoui tant qu’il est occupé" par le Maroc, a indiqué un communiqué du Comité publié mardi. 

"Le NSCWS a recommandé, six points essentielles, pour une politique plus ferme au Sahara Occidental, basée sur les efforts des Nations Unies et le droit international. Il suggère au nouveau Gouvernement "rouge - vert" de fournir un soutien plus consistant au droits des Sahraouis sous occupation et en exile, y compris leur droit à l’autodétermination", souligne le texte. 

Les élections parlementaires, tenues le 12 septembre dernier, rappelle-t-on, ont résulté en la victoire de la coalition du Parti du Travail, le Parti Socialiste du Gauche et le Parti du Centre. Les trois partis, qui sont entrain de négocier les termes de formation de leur futur gouvernement de coalition, ont reçus un document sur la question du Sahara Occidental, dans lequel le NSCWS appelle les délégations négociatrices des trois formations politiques à redoubler les efforts pour le règlement du conflit du Sahara Occidental conformément aux résolutions onusiennes et la légalité internationale.

Le Norvège doit "reconnaître le Sahara Occidental en tant qu’une République indépendante, suivant l’exemple de l’Union africaine et de l’Afrique du sud", a souligné le communiqué, ajoutant que le Gouvernement scandinave doit aussi "augmenter l’aide humanitaire destinée au 165.000 réfugiés sahraouis vivant dans les camps en Algérie".

"Nous attendant que ce gouvernement, constitué de partis qui accordent autant d’intérêt à la solidarité internationale, dise au Maroc arrête cela suffit. Le Sahara est la dernière colonie en Afrique, selon les Nations Unies, et elle est toujours soumise à l’oppression et à une structure sociale semblable à celle de l’Apartheid. Le Norvège ne peut donc pas tolérer cette situation après 11 ans de l’abolition de l’Apartheid de l’autre extrémité de l’Afrique", a martelé M. Ronny Hansen, Président du NSCWS.


Par ailleurs, le Comité a exhorté le Gouvernement à "mettre fin à toute importation de produits du Sahara Occidental, ainsi que de prohiber tout investissement norvégien dans le territoire tant qu’il est occupé".  

"En défendant le Sahara Occidental, nous défendons aussi les intérêts stratégiques du Norvège au sein de l’ONU", a estimé le Comité, soulignant que "si le nouveau Gouvernement norvégien échoue à defender le Sahara Occidental et la crédibilité de l’ONU en tant que spécialiste de résolution de conflit, il aurait ainsi explicitement accepter l’unilatéralisme internationale et le mépris du droit international", a conclu M. Hansen. (SPS) 

060/090/000 291433 sept 05 SPS

 

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SPS
RASD/ONU

M. Khadad rappelle à l’ONU ses responsabilités dans la protection des civils sahraouis au Sahara Occidental

 

 



Chahid El Hafed, 29/09/2005 (SPS) M. Mhamed Khadad, membre du Secrétariat national, coordinateur avec la Minurso, a rappelé au représentant spécial du SG de l’ONU au Sahara Occidental, l’Italien, Franseco Bastagli, en visite à la RASD, la responsabilité de l’organisation internationale dans la protection des citoyens civils sahraouis soumis à la répression dans les territoires occupés et au sud du Maroc.

"Nous avons fait part de nos préoccupations, largement prises en charge par la communauté internationale, pour la protection des civils sahraouis contre les violations des droits de l’Homme au Sahara Occidental par le Maroc et pour son blocage de toutes perspectives de solution en conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré à SPS M. Khadad à l’issue d’un entretien qu’il a eu, ce jeudi au complexe Chahid Tamek, avec le responsable de la Minurso.

M. Khadad a également évoqué avec son interlocuteur, nommé en août dernier en remplacement de M. Alvaro de Soto, "le blocage par le Gouvernement marocain des échanges de visites entre les familles sahraouies séparées depuis trente années par un ouvrage militaire long de plus de 2.000 Kms, truffés de millions de mines et gardé par 120.000 soldats armés jusqu’aux dents".

"Nous avons renouvelé au responsable onusien notre volonté de coopérer avec l’ONU dans le cadre de la mise en œuvre du "Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental", adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les récentes déclarations de responsables marocains allant dans le sens d’une autonomie large au sein du Maroc pour le Sahara Occidental, M. Khadad a souligné que "c’est du déjà vu", ajoutant que c’est là "des échappatoires qui cachent mal le blocage et l’intransigeance du Maroc et son mépris de la légalité internationale".

"Il n’y aura pas de solution en dehors du cadre démocratique internationalement reconnu, l’autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il martelé, ajoutant que "c’est seulement dans ce cadre que le Polisario est disposé à aller de l’avant".

Arrivé ce jeudi en visite de travail à la RASD, le chef de la Minurso, a assisté à un meeting populaire à la wilaya d’El Aaiun et a eu des entretiens avec l’adjoint du Wali et avec des représentants des Chioukhs (notables consacrés par l’ONU pour l’identification des électeurs).

En provenance de Rabat, M. Bastagli sera reçu dans l’après midi par le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avant de se rendre en Algérie et en Mauritanie dans le cadre d’une prise de contact avec les parties concernées et les parties intéressées. 

M. Bastagli, qui avait travaillé au Kosovo pendant trois ans comme Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour l'Administration civile, a débuté sa carrière internationale au Siège des Nations Unies en 1974, comme assistant spécial du Sous-secrétaire général chargé des services du personnel.  Il passera par l’antenne du HCR au Nicaragua en 1980, le Secrétariat de la Conférence pour la coopération internationale dans les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire, le Programme des Nations Unies pour le contrôle international des drogues  et le Centre de la prévention du terrorisme international. (SPS)

010/090/100 291655 sept 05 SPS

 

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SPS
RASD/ONU

Le Président de la République reçoit le nouveau chef de la Minurso

 

 


Chahid El Hafed, 29/09/2005 (SPS) Le Président de la république, Mohamed Abdelaziz, a reçu ce jeudi au siège de la Présidence, le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental, Francesco Bastagli, en visite à la RASD, a constaté SPS. 

L’entretien entre les deux parties a porté sur "la nécessité d’avancer dans le processus de décolonisation du Sahara Occidental à travers les mécanismes déjà mis en place à savoir un plan de paix adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité et une mission onusienne (Minurso) pour le mettre en œuvre, présente sur le terrain depuis 1991", a précisé à SPS une source gouvernementale sahraoui. 

La direction politique sahraouie a également exprimé à M. Bastagli sa "profonde préoccupation pour la situation des populations civiles sahraouies dans les territoires occupés par le Maroc et la nécessité d’y faire respecter les libertés fondamentales, les droits de l’Homme et d’ouvrir le territoire aux observateurs étrangers indépendants", mettant un accent particulier sur l’exigence des efforts que doit fournir l’ONU pour "libérer les prisonniers politiques sahraouis, les 151 prisonniers de guerre et de faire la lumière sur plus de 500 disparus répertoriés par leurs familles depuis l’invasion militaire du territoire et son annexion 1975", a ajouté la même source.  

Un mention spéciale a également été accordée à l'impératif de "reprendre les visites entre les familles sahraouies séparées depuis 30 ans par un mur militaire, défendu par des millions de mines et des milliers de soldats, qui sépare ces familles des deux côtés de ce gigantesque ouvrage militaire, une honte pour l’Humanité", a indiqué la même source. 

Enfin, les conditions de vie des réfugiés sahraouis vivant de l’aide humanitaire internationale dans la terre d’exil, ont été présentes dans ces entretiens entre les deux parties. "La direction politique sahraouie a souligné qu’il serait souhaitable que les organismes et les agences de l’ONU chargés de l’aide humanitaire s’acquittent de cette tâche, primordiale pour la survie des réfugiés".  

L’audience a été assistée par le Premier ministre, Abdelkader Taleb Oumar, le ministre de la défense, Mohamed Lemine Bouhali, le coordinateur avec la Minurso, Mhamed Khadad et le responsable de l’orientation politique du Front Polisario, Khatri Addouh. (SPS)

010/090100 291957 sept 05 SPS

 

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SPS

TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS
Les 37 prisonniers politiques sahraouis suspendent leur grève de la faim

 

 



El Aaiun (territoires occupés), 29/09/2005 (SPS) Les 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim ont annoncé qu’ils suspendent leur grève de la faim, déclenchée le 8 août dernier, pour réclamer le respect des libertés fondamentales au Sahara Occidental et l’autodétermination de leur peuple, a annoncé un communiqué des grévistes publié ce jeudi à El Aaiun.

"Les prisonniers politiques sahraouis décident d’arrêter provisoirement leur grève de la faim à partir du 29 septembre 2005 sans toutefois revenir sur leur détermination à réaliser leurs revendications légitimes", a précisé le communiqué, dont une copie est parvenue à SPS.

Les grévistes dont plusieurs ont laissé des plumes dans cette action ont renouvelé leur "attachement vigoureux au principe du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et appellent l’ONU à urger pour le mettre en œuvre", ainsi que leur valorisation du "large mouvement de solidarité qui a couvert toutes les contrées où se trouve le peuple sahraoui et à laquelle ont pris part des organisations et des organismes internationaux de poids".

Une grève qui "n’aurait du pas avoir lieu n’aurait été la persistance de l’Etat marocain dans les violations de droits de l’Homme, l’atteinte à la dignité, et son obstination à avilir les Sahraouis et les humilier à travers une politique systématique, toujours en vigueur, de répressions, d’emprisonnements, de tortures, de procès iniques et d’enlèvements à l’intérieur même des prisons, qui rappellent les procédés de l’invasion militaire et l’annexion par la force du territoire sahraoui vers la fin de 1975", a jouté le texte.

Voici l’intégralité de ce communiqué, traduit de l’arabe pas SPS :

"Après 51 jours de grève de la faim au cours desquels les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons : noire d’El Aaiun, locale d’Ait Melloul et Oukacha de Casablanca ont vécu des moments douloureux, ayant conduit quelque uns au bord de la mort et amenés d’autres à être comparés à des épaves humaines dans un contexte où l’assistance sanitaire était absente, où le ministère marocain de la justice s’est cloîtré sans son intransigeance, le tout mêlé aux douleurs des mères et des familles, mais aussi aux multiples voix de liberté et d’honneur qui défendent la dignité humaine.

Et partant du fait que le combat de la grève illimitée de la faim, avec tout le danger de mort et d’handicapes qu’il comporte, aurait du ne pas avoir lieu n’aurait été la persistance de l’Etat marocain dans les violations de droits de l’Homme, l’atteinte à la dignité, et son obstination à avilir les Sahraouis et les humilier à travers une politique systématique, toujours en vigueur, de répressions, d’emprisonnements, de tortures, de procès iniques et d’enlèvements à l’intérieur même des prisons, qui rappellent les procédés de l’invasion militaire et l’annexion par la force du territoire sahraoui vers la fin de 1975.

Rappelant la sacralisation des principes et conviction pour lesquels ils ont lutté face aux enquêteurs et à l’intérieur des salles des tribunaux, les prisonniers politiques sahraouis annoncent ce qui suit :

-         leur attachement vigoureux au principe du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et appellent l’ONU à urger pour le mettre en œuvre,

-          leur valorisation du large mouvement de solidarité qui a couvert toutes les contrées où se trouve le peuple sahraoui et à laquelle ont pris part des organisations et des organismes internationaux de poids, des partis politiques, des tribunes parlementaires, d’informations et des hommes de religions : Amnesty international, l’Organisation Mondiale Contre la Torture, l’Organisation d’avant-garde pour la défense des droits de l’Homme,  l’Association Marocaines des Droits de l’Homme, Annahj Dimoucrati, les organismes de la société civils et la presse algériens, le Bureau Internationale pour le Respect des Droits de l’homme au Sahara Occidental,  l’Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique, le Parti Communiste Français, le Parlement Européen, le Parlement espagnol, les Parlements des communautés autonomes d’Espagne, le Parlement suédois, le Fondation Rafto norvégienne, les associations de solidarité avec le peuple sahraoui dans le monde, le Congress américain, les ecclésiastiques espagnols, le Conseil des avocats espagnol, la société civile et la presse espagnoles, des organismes juridiques et politiques en Italie, Suisse, Belgique, Portugal, Pays scandinaves, Australie et Amérique latine, le Comité arabe de solidarité avec le peuple sahraoui, le Haut Commissariat des droits de l’Homme de l’ONU, le Comité français pour le suivi du dossier du Sahara Occidental, EUCOCO, ainsi que tous les Gouvernements, les organisations, les associations et les personnes  ayant intervenu et soutenu les grévistes et enfin le labeur de l’Association des Familles de Prisonniers et Disparus Sahraouis, de l’Union des Juristes Sahraouis, du collectif des avocats défenseurs des prisonniers politiques sahraouis et le Comité espagnol de suivi de la grève.

-         Apprécient à sa juste valeur les efforts des organismes juridiques marocains (Organisme de suivie, l’Observatoire marocain des prisons) tendant à  honorer les doléances des grévistes.

-         Appellent à lever le blocus sécuritaire et médiatique imposé aux villes du  Sahara Occidental et l’ouverture du territoire devant les missions d’observateurs internationaux indépendants,


-         Enfin, et répondant à l’appel des familles selon lequel le combat de la grève de la faim a eu un succès sans précédant, meilleure garant pour réaliser les doléances des prisonniers politiques sahraouis à savoir, la cessation de toute forme d’injustice et d’abus partant des emprisonnement arbitraires, des procès iniques, des tortures, des déportations avec leur lot de pratiques portant préjudices à la dignité humaine, 

-         Attirent l’attention sur le danger des séquelles que peuvent engendrer pour leur santé 51 jours de grève de la faim et qui nécessite une intervention urgente pour garantir leur santé physique et mentale,

-   décident de suspendre provisoirement leur grève de la faim à partir du 29 septembre  2005 sans toutefois revenir sur leur détermination à réaliser leurs revendications légitimes.

Pour les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim

Ali Salem Tamek". (SPS)

010/090/110 292101 sept 05 SPS

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