|
|
|
SPS 29.07.04
|
|
Madrid,
29/07/04 (SPS) Le representant du Front Polisario à Madrid, M.
Brahim Ghali, a exigé, mercredi, du gouvernement espagnol de
"clarifier" sa position sur le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, tel que consacré par la
légalité internationale, a rapporté mercredi
l'Agence de presse algerienne, APS.
Dans un entretien à l'APS, M. Ghali a également
demandé au gouvernement espagnol de clarifier sa position sur le
plan de règlement du conflit du Sahara Occidental,
élaboré par l'ex-envoyé personnel du
secrétaire général des Nations Unies, M. James
Baker, et qui, a-t-il dit, incarne cette légalité
internationale.
Le diplomate sahraoui a rappelé, à cet égard, que
le plan Baker fait l'objet d'un consensus international à
travers les résolutions 1495 et 1541 adoptées par le
conseil de sécurité de l'ONU.
Il a estimé que la position actuelle de l'Espagne sur le conflit
du Sahara Occidental se caractérise par une
"ambiguïté manifeste" qui peut inciter à croire
qu'il y a un changement dans la position officielle de Madrid,
traditionnellement favorable à l'exercice par le peuple sahraoui
de son droit à l'autodétermination.
"Nous formulons l'espoir que la position de l'Espagne soit en harmonie
avec la légalité internationale qui consacre le droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination à travers un
référendum libre, juste et régulier", a-t-il
déclaré.
M. Ghali a tenu à rappeler, dans ce contexte, la nature du
conflit au Sahara Occidental qui s'inscrit dans le processus de
décolonisation initié par les Nations Unies, avant
même l'invasion du territoire par le Maroc et les accords de
Madrid de 1975.
"29 ans de lutte et de résistance sont édifiants pour
ceux qui s'interrogent encore sur les aspirations du peuple sahraoui",
a-t-il affirmé, ajoutant que l'attachement de son peuple
à sa juste cause "ne sera entamé ni par le temps, ni par
les pressions, ni par les tentatives d'imposer le fait accompli".
M. Ghali a indiqué ensuite que le Front Polisario accueille
favorablement toute initiative de nature à
accélérer le processus de règlement du conflit
dans le cadre de la légalité internationale et sous
l'égide des Nations Unies, en vue de l'application du plan de
paix approuvé par le conseil de sécurité.
"Les tentatives de contourner cette légalité et le droit
du peuple sahraoui à l'autodétermination ne garantiront
pas la stabilité de la région, ni une solution juste,
pacifique et définitive du conflit", a-t-il toutefois averti.
"La défense de la légalité internationale ne peut
pas être sélective. On ne peut défendre la
légalité internationale en Irak et au Proche-Orient et
l'omettre au Sahara Occidental", a-t-il ajouté.
M. Ghali a estimé, par ailleurs, que la déclaration du
représentant des Etats-Unis pour le commerce, Robert B.
Zoellick, sur le contenu de l'accord de libre-échange entre les
USA et le Maroc, à démontré que, "contrairement
aux allégations de certains responsables politiques marocains,
la position américaine sur le conflit du Sahara Occidental n'a
pas changé et soutient toujours les efforts des Nations Unies
tendant à l'application du plan de paix".
Le représentant américain a indiqué,
récemment, que "les Etats-Unis et beaucoup d'autres pays ne
reconnaissent pas la souveraineté marocaine sur le Sahara
Occidental", précisant que l'accord de libre-échange
"s'appliquera au commerce et aux investissements dans le territoire
marocain reconnu et n'inclura pas le Sahara Occidental".
Le délégué sahraoui a tenu à saluer la
"position constante et de principe de l'Algérie soutenant la
juste cause du peuple sahraoui et basée sur la défense de
la légalité internationale". (SPS)
010/090/700 291944 JUL 04 SPS
SPS
TERRITOIRES
OCCUPES/REPRESSION/ONU
Une ONG dénonce à Genève les violations des droits
de l'homme au Sahara occidental
Genève,
29/07/2004 (SPS) Le Mouvement
International des Jeunes et des Etudiants pour les Nations Unies a
dénoncé, mardi devant la 56ème session de la
sous-commission de la promotion et de la protection des droits de
l'Homme à Genève, les violations des droits de l’homme et
des libertés fondamentales dans les territoires sahraouis
occupés.
Au Sahara Occidental la situation des droits de l’homme "continue de se
dégrader au point de devenir critique, et le climat reste
empreint par la terreur surtout ces derniers temps où plusieurs
activistes sahraouis des droits de l’homme ont été
déportés par la force à l’intérieur du
Maroc", a souligné l’organisation dans son intervention au point
2 de l’ordre du jour de la sous commission.
Elle a rappelé les termes du rapport "accablant" publié
récemment par Amnesty International faisant état de "la
recrudescence de la répression" et "les violations des
droits de l’homme commises par le Gouvernement marocain".
"L’invasion et l’occupation militaire du Sahara Occidental par le Maroc
qui dure depuis très longtemps et l’édification des murs
de défense qui constituent une violation flagrante du droit
international ont contribué à l’isolement du Sahara
Occidental avec le monde extérieur et à maintenir
l’opinion publique internationale dans l’ignorance la plus
complète de la répression qui y sévit depuis des
lustres", a-t-elle indiqué.
"La répression au Maroc est "plus forte que par le
passé", a-t-elle relevé, ajoutant que si le bagne de
Tazmamart à momentanément fermé ses portes,
"d’autres centres tels Temara et la « la Carcel negra d’El Aaiun
ont depuis fort longtemps pris le relais".
Par ailleurs, l’ONG a appelé au démantèlement des
murs de défense marocains, qui "continuent à semer la
mort, la terreur et la désolation au sein de la population
civile sahraouie", ajoutant que des millions de mines
antipersonnel disséminés par millions tout au long
de ces murs, "tuent et mutilent chaque année des dizaines de
personnes et constituent un danger réel pour les nomades et les
pasteurs sahraouis lors de leurs incessants déplacements
à la recherche des points d’eau et de pâturages pour
leurs troupeaux".
Pou l’organisation la Communauté internationale doit "faire
pression sur le Maroc afin qu’il se conforme à l’article 19 du
Pacte international relatif aux droits civils et politiques" et pour
qu’il se conforme, également à la
légalité internationale en laissant aux Nations Unies le
soin de "mener à bien la décolonisation du Sahara
Occidental à travers un référendum
d’autodétermination libre et démocratique". (SPS)
010/090/110
290913 JUL 04 SPS
|
|