SAHARA PRESS SERVICE

28.11.01

SPS 001
RASD/MAROC/CONSEIL DE SECURITE
Le Conseil de sécurité préocupé par la répression des manifestations de Smara

New York, 28/11/01 (SPS) - Le Conseil de sécurité a exprimé, lundi, sa préocupation pour la répression sanglante intervenue le 17 novembre contre les manifestations organisées par les citoyens sahraouis à Smara pour réclamer leurs droits à la liberté d'expression et leur attachement à l'indépendance de leur territoire, a-t-on appris de sources concordantes.

Des affrontements sanglants entre la population sahraouie et les forces marocaines se sont soldés par l'arrestation de plusieurs personnes dont au moins une quinzaine seront jugés par des tribunaux marocains, a relevé le Secretariat Général de l'ONU dans son intervention devant les membres du Conseil de sécurité.

Plusieurs membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur préocupation devant ces atteintes aux droits de l'homme, mais aussi devant les accords signés entre le Maroc et des sociétés pétrolières, ainsi que la tentative des organisateurs du rallye Paris -Dakar de faire passer leur compétition par le territoire saharaoui.

On souligne dans les milieux diplomatiques à New York que le département légal de l'ONU présentera incessament un avis juridique sur la légalité ou non de ces accords passés récemment entre le Maroc et deux sociétés, française, TotalFinaElf et américaine, Kerr McGee, pour l'exploration pétrolière offshore dans le littoral sahraoui.

M. Boukhari Ahmed, représentant du Front Polisario à New York, a estimé que le Maroc ''constate qu'il n'y a pas de possibilités d'avancer dans l'idée absurde du projet d'accord-cadre, pour cela, Baker et Annan doivent en déduire que cette idée n'est pas valable''.

''Ceci explique l'absence d'un rapport'', a-t-il souligné dans une déclaration à EFE, publiée mardi.

M. Boukhari s'est interrogé sur le but de donner encore du temps pour Baker. ''Si c'est pour la même chose, c'est une perte de temps, mais si c'est pour exposer de nouvelles idées nous espérons que (.) ce n'est pas pour revenir à ce projet d'accord-cadre''.

Le Conseil de sécurité a adopté, lundi, à l'unanimité, une résolution technique qui exige du Secrétaire Général de l'ONU de présenter un rapport avant le 15 janvier 2002 et qu'il remette une évaluation de la situation avant le 18 fervrier, tout en prorogeant le mandat de la Minurso de trois mois.

Par ailleurs le Conseil de sécurité à demandé aux deux parties au conflit de s'abstenir ''d'agraver la situation'', a souligné la Présidente en exercice du Conseil, la jamaicaine, Patricia Durrant, dans une déclaration à la presse à New York.

Les milieux diplomatiques, cités par EFE, ont estimé que cet appel se refère aux ''graves incidents enregistrés quelques jours avant dans la ville de Smara, où la police marocaine a réprimé les protestations de jeunes sahraouis, qui se sont soldés par les blessures de plusieurs personnes et une vingtaine de détentions''.

La Minurso, présente au Sahara Occidental à la faveur du plan de paix onusien, n'est pas encore arrivée à organiser le référendum d'autodétermination du peuple sahraoui pour lequel elle a été crée en 1991.(SPS)

010/090/100 280203 nov 01 SPS

SPS 002
RASD/USA/CONGRES
Des membres du Congrès US appellent Bush à oeuvrer pour éviter une déflagration dans le conflit du Sahara Occidental

Washington, 28/11/01 (SPS) - Des membres du Congrès US ont appelé le Président américain, George W. Bush, à éviter une déflagration dans le conflit du Sahara Occidental en oeuvrant pour la tenue du référendum, a annoncé une lettre signée de 15 congressmen, dont la SPS a reçu une copie.

"Le peuple du Sahara Occidental a été dénié de son droit fondamental à l'autodétermination et l'échec des Nations Unies à organiser le référendum a engendré de grandes frustrations", a relevé le texte.

En plus, ajoute la lettre, le Maroc a entrepris de nouvelles ''provocations'' qui pourraient ''déstabiliser la région''. Des "actes de provocation qui pourraient plonger l'Afrique du Nord dans l'instabilité et créer par la suite un environnement propice au terrorisme'', a averti la lettre.

Malgrè l'incapacité voire l'indifférence des Nations Unies de mettre en vigueur les accords antérieurs, le peuple sahraoui ''fait preuve de patience'', ont souligné les congressmen.

En revanche, ont-ils estimé, les tentatives repétées visant a sursoir au référendum risquent d'engendrer ''une reprise des hostilités'', un risque que la communauté internationale ''doit éviter''.

Pour les congressmen, les dernières initiatives du roi marocain et d'autres officiels de son gouvernement ''dérangent profondément''.

Ils se refèrent ainsi à "la visite de Mohammed VI à ses troupes dans le Territoire Occupé du Sahara Occidental" et aux contrats de prospections pétrolières signés avec la compagnie américaine Kerr-McGee et avec la compagnie française TotalFinaElf.

Enfin, la lettre appelle le Président Bush à user de son autorité et faire pression sur le Maroc pour l'amener à ''honorer ses engagements et à s'engager sur la voie d'un référendum libre, juste et transparent''.

Cette lettre a été signée entre autres par Messieurs Joseph Pitts, Donald Payne, Teodophus Towns, James A. Traficant, Jr, Jim DeMint et Christopher H. Smith. (SPS)

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SPS 003
TERRITOIRES OCCUPÉS/ROI/VISITE
Le roi du Maroc s'implique en personne dans la répression, déclare le ministre de l'information

Bir Lehlu, 28/11/01 (SPS) - Le roi du Maroc, Mohamed VI, ''s'implique en personne'' dans la répression du peuple sahraoui à Smara, et ''se venge'' des citoyens innocents ayant refusé de l'accueillir chez eux, a déclaré à la SPS le ministre de l'information, Sid'Ahmed Battal.

La visite annoncée pour vendredi du roi du Maroc à Smara est ''un nouveau pas dans l'escalade'' et dans la répression à travers laquelle Mohamed VI ''s'implique en personne'' pour ''venger'' l'échec de sa visite avortée, début novembre, dans la capitale spirituelle sahraouie occupée, a indiqué le ministre.

''Ayant été empêché de visiter Smara lors de sa tournée éclair dans les territoires occupés, le roi avait alors ordonné à ses forces de mâter la résistance de ces citoyens en attendant son retour'', a-t-il ajouté.

Les forces d'occupation coloniale ''n'ont pas pris des gants'' pour exécuter les ordres de leur roi, a-t-il souligné, ajoutant que ''le bilan de la répression sanglante du 17 novembre est là pour étayer les faits''.

''Devant la multiplication des provocations, l'ONU, témoin occulaire de cette répression sanglante, doit ''assumer ses responsabilités'' dans la protection des citoyens civils sans défense, selon le ministre.

Et en sa qualité de garant de la décolonisation du territoire sahraoui, l'ONU doit également ''agir d'une manière urgente et efficace'' pour l'organisation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, ''seule voie'' à même de mettre un terme à son calvaire qui dure depuis 26 ans, a-t-il indiqué.

En récidivant ainsi, le roi ''fait fi de l'appel, lundi dernier, du Conseil de sécurité'' demandant aux parties au conflit de ''s'abstenir de toute action de nature à aggraver la situation dans la région'', a relevé le ministre.

L'ampleur des manifestations sanglantes, qui avaient secoué, début novembre, trois jours durant, la ville occupée de Smara, avaient empêché le roi du Maroc de s'y rendre.

Les autorités d'occupation marocaines avaient annoncé que l'étape de Smara a été empêchée par un vent de sable qui soufflait sur la ville, alors que le correspondant sur place du journal madrilène, El Pais, avait confirmé que la suspension de la visite a été empêchée par des manifestations des citoyens sahraouis ''protestant contre la visite du roi''.

Par ailleurs, les forces de l'armée marocaine, de la police et des services spéciaux poursuivent leur quadrillage des principaux quartiers de la ville occupée de Smara où un climat de terreur règne à la veille de la visite du roi, a-t-on constaté. (SPS)

010/090/100 2345 nov 01 SPS

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