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| SPS TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS/MEDIA
"Retour
de l’enfer" de Zreignat, titre le journal espagnol "El Periodico" 28.09.05
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SPS ALGERIE/MAROC/ONU/SAHARA OCCIDENTAL
L'Algérie dénonce vigoureusement le contenu de la lettre adressée par le
Maroc à l'Onu (texte intégral de la lettre de Baalai)
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New York,
28/09/2005 (SPS) Le Représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations
unies, M. Abdallah Baali, a vigoureusement dénoncé le contenu de la lettre du
Représentant du Maroc adressée récemment à l'Onu, et dans laquelle elle est
"directement ou allusivement, mise en cause en relation avec certains aspects du
conflit du Sahara Occidental", lundi dans une lettre au Président du Conseil de
Sécurité de l'Onu.
Voila le texte intégral de la lettre, dont SPS a reçu une copie :
New York, le 26 septembre 2005.
Monsieur le Président,
J’ai l’honneur d’appeler votre attention sur le document S/2005/602 contenant une lettre du Représentant permanent du Royaume du Maroc dans laquelle l’Algérie est, directement ou allusivement, mise en cause en relation avec certains aspects du conflit du Sahara Occidental.
Le Royaume du Maroc, pris en flagrant délit de répression des populations civiles sahraouies et accusé de crimes graves et d’actes de torture contre des prisonniers politiques Sahraouis par les ONG et les medias internationaux , a réagi de la même manière que réagissent les puissances occupantes ou coloniales en verrouillant le territoire qu’il occupe illégalement depuis 1975 et en interdisant aux ONG, medias, observateurs et parlementaires étrangers l’entrée dans ce territoire quand il ne les en a pas expulsés manu militari.
Ensuite et de même que lorsque les puissances occupantes ou coloniales sont confondues et mises au banc des accusés, le Royaume du Maroc crie à la manipulation en soutenant que les photos largement diffusées par les medias internationaux qui décrivent l’odieux sort fait aux prisonniers sahraouis par des tortionnaires connus, ne sont que des montages, et en faisant valoir que ces prisonniers identifiés par Amnesty international comme étant des prisonniers politiques ne seraient que de vulgaires narco- trafiquants.
Enfin, à l’instar des puissances occupantes ou coloniales isolées sur la scène internationale en raison de leur politique d’oppression et de répression, le Royaume du Maroc, au lieu de reconnaître ses torts pour les crimes commis à l’égard du peuple sahraoui pendant trois décennies, recourt à l’invective contre son voisin algérien accusé de tous les maux.
Par ailleurs, lorsque le Royaume du Maroc s’apitoie sur le sort de ses ex prisonniers de guerre aujourd’hui libérés dans leur totalité, il cherche à faire oublier que, pendant des années et sous le prétexte du « dossier clos », il avait choisi d’ignorer jusqu’à leur existence et que si leur libération a tant tardé, c’est en raison même des tergiversations et des volte-faces incessantes du Royaume du Maroc concernant, d’une part, le référendum d’autodétermination dont la tenue devait être précédée par la libération de tous le prisonniers, selon les termes mêmes du Plan de règlement des Nations Unies négocié et agréé par le Royaume du Maroc et le Front Polisario et approuvé par le Conseil de Sécurité, et concernant, d’autre part, le Plan de Paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental unanimement appuyé par le Conseil de Sécurité « à la date d’entrée en vigueur (duquel) tous les prisonniers politiques et les prisonniers de guerre seront libérés, chaque partie étant tenue de s’acquitter de cette obligation quel que soit le comportement de l’autre partie » .
Quant aux « milliers de marocains qui se trouvent encore dans les camps » dont se préoccupe aujourd’hui le Royaume du Maroc, il convient de rappeler qu’il s’agit là de réfugiés sahraouis dûment identifiés par le HCR qui n’ont pas eu d’autre choix que d’emprunter la voie de l’exode lorsque leur patrie fut envahie et occupée par le Royaume du Maroc et auxquels l’Algérie a généreusement offert l’asile, comme elle l’a fait pour d’autres persécutés d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique Latine, et qui attendent avec confiance le jour où il pourront rentrer chez eux dans la liberté et la dignité.
Au demeurant, des milliers parmi les Sahraouis en question sont installés dans les territoires échappant à l’occupation marocaine et nombre d’entre eux ont été reçus en Algérie à la demande expresse des organisations internationales concernées.
En vérité, l’indigence du discours du Maroc procède de son incapacité à expliquer à la Communauté Internationale pourquoi il maintient tout un peuple sous occupation et pourquoi, contre la volonté unanime de cette même Communauté internationale, il continue de dénier le droit à ce peuple de choisir librement son destin et de rejeter, après les avoir acceptés, les différents Plans de paix des Nations Unies. L’Algérie, pour sa part, reste sereine et sûre d’être du côté du droit et de la justice et confiante, que tôt ou tard, le peuple du Sahara Occidental exercera son droit inaliénable à l’autodétermination.
Compte tenu de la très grave situation qui prévaut au Sahara Occidental où 151 prisonniers de guerre et plusieurs centaines de civils sahraouis sont toujours portés disparus, alors même que le Front Polisario a, pour des raisons strictement humanitaires, libéré jusqu’au dernier prisonnier de guerre marocain, et où 37 prisonniers politiques observent, depuis le 8 août dernier, une grève de la faim pour obtenir le statut de prisonnier politique, le Conseil de Sécurité se doit, sur la base de ses résolutions pertinentes, d’interpeller d’urgence le Royaume du Maroc sur le sort des prisonniers de guerre et des civils sahraouis disparus ainsi que sur l’insoutenable calvaire des 37 prisonniers politiques dont la vie est aujourd’hui en danger.
Au-delà, le Conseil de Sécurité, dans le prolongement de la désignation d’un successeur à Mr. James Baker en la personne de l’Ambassadeur Peter Wan Walsun en qualité d’Envoyé personnel du Secrétaire Général des Nations Unies, a voulu réitérer avec vigueur l’exigence de la mise en œuvre du Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental et, s’agissant du parachèvement de la décolonisation d’un Territoire non –autonome au sens de la Charte des Nations Unies, inviter la puissance occupante à se conformer à la légalité internationale concernant en l’occurrence la sacralité du principe de l’égalité des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes . Le Conseil qui, dans sa résolution 1495, a clairement indiqué cette voie, ne saurait se résigner à laisser indéfiniment le Royaume du Maroc organiser l’impasse , paralyser l’action de notre Organisation et décevoir toutes les attentes de la Communauté internationale au moment où celle-ci se réunit dans la célébration des principes , buts et idéaux des Nations Unies.
Tout en vous sachant gré des dispositions que vous prendrez pour la publication et la distribution de cette lettre en tant que document officiel du Conseil de Sécurité, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma très haute considération
Abdallah BAALI
Ambassadeur, Représentant Permanent
H.E.M. Lauro L. Baja
Ambassadeur, Représentant Permanent
des Philippines auprès des Nations Unies
Président du Conseil de Sécurité." (SPS)
060/090/000 281640 sept 05 SPS
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SPS TERRITOIRES OCCUPES/ESPAGNE/MAROC/MAINFESTATIONS
Plusieurs manifestations en Andalousie en faveur des grévistes sahraouis
troublent le sommet hispano-marocain
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Séville,
28/09/2005 (SPS) Trois manifestations ont eu lieu simultanément ce mercredi à
Malaga, Almeria et à Cordoue en solidarité avec les 37 prisonniers politiques
sahraouis en grève de la faim depuis 50 jours dans des prisons marocaines et ce
à l’occasion de la réunion de haut niveau hispano-marocaine qui s’ouvre ce
mercredi à Cordoue et qui se poursuivra jeudi à Séville entre le Chef du
Gouvernement espagnol, et son homologue marocain.
Le président de la Fédération des Associations d’Amitié et de Solidarité avec le Peuple Sahraoui de l’Etat Espagnol (Fandas-Sahara), Francisco Guerrero, a averti que "la responsabilité morale de ce qui peut arriver pour ceux qui sont en grève de la faim n’incombe pas au Gouvernement marocain, sinon aussi au Gouvernement espagnol".
La CEAS-Sahara, qui regroupe des centaines d'associations et des milliers de Sympathisants dans toutes les communautés autonomes du territoire espagnol, a souligné, dans un communiqué, que la tenue de cette rencontre, ''dans les circonstances actuelles'', serait une ''véritable honte pour l'Espagne sur la scène internationale''.
En effet, a rappelé la Coordination, ''l'unique tort de ces prisonniers est de s'être manifestés contre l'occupation illégale et d'avoir revendiqué le respect des résolutions des Nations Unies qui stipulent que le territoire (du Sahara Occidental) continue d'être l'objet d'un processus de décolonisation''.
''Les Sahraouis ont le droit de décider de leur futur à travers un référendum juste, transparent et dans le cadre duquel serait envisagé l'option de l'indépendance'', a-t-elle ajouté.
De ce fait, a-t-elle observé, les déclarations faites par certains responsables marocains, ces derniers jours, qualifiant (les Sahraouis) de ''criminels'' et évoquant, de nouveau le ''leurre de l'autonomie'', constituent une ''authentique vilenie''.
''Dans un pays où il n'y a pas de libertés et où les droits de l'homme ne sont pas respectés, l'autonomie n'est pas viable et, en tout état de cause, ne pourra jamais être imposée par les envahisseurs'', a ajouté la Coordination, rappelant que 30 ans ont passé depuis que l'Espagne ''a abandonné le peuple sahraoui à son sort''.
Dans ce contexte, la Coordination a appelé l'ensemble de la société espagnole à exiger de ses dirigeants la dénonciation immédiate des Accords tripartites de Madrid de 1975 qui ont converti les Sahraouis en les ''grands sacrifiés de notre transition démocratique''.
Par ailleurs, la Coordination organisera jeudi une grande manifestation à Séville devant le siège du Gouvernement autonome d’Andalousie pour dénoncer les pratiques répressives marocaines dans les territoires occupés et exiger la libération immédiate et inconditionnelle des 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis 50 jours déjà dans des prisons marocaines, selon les organisateurs. (SPS)
010/090/700 281718 sept 05 SPS
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SPS RASD/MAROC/DROITS HUMAIN
Création à Paris d'un Comité contre la violation des droits de l'Homme
au Maroc
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Paris, 28/09/2005 (SPS) Un ''Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme au Maroc'' a été créé mercredi à Paris pour alerter l'opinion française et internationale sur la violation des droits de l'Homme au royaume chérifien dont sont notamment victimes 37 prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 9 août dernier, a rapporté l’agence de presse algérienne, APS.
Les 37 prisonniers sahraouis, réprimés pour leurs opinions en faveur de l'autodétermination de leur pays, ont entamé une grève de la faim dans les prisons d'El Aaiun, Ait Melloul (Agadir), et Oukacha (Casablanca).
Ils avaient été arrêtés en été 2005 pour avoir manifesté pacifiquement et réclamé la fin de l'occupation marocaine, conformément aux résolutions des Nations unies.
Pour alerter l'opinion internationale sur ce drame, plusieurs associations dont celle des ''Amis de la RASD'', ont créé un Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme composé de différentes personnalités tous secteurs confondus.
" La création de ce comité est pour nous une urgence devant la recrudescence de la répression au Maroc et dans les territoires sahraouis occupés contre ceux qui pacifiquement expriment leur droit à l'autodétermination", a déclaré la présidente de l'AA-RASD, Mme Régine Villemont, citée par l'APS.
"Il est clair que ce Comité va, dans l'immédiat, alerter les opinions française et européenne sur l'urgence de la situation des prisonniers politiques sahraouis, mais son action se poursuivra aussi longtemps que le Sahara occidental restera occupé par le Maroc. Il ne faut pas oublier que la question du Sahara Occidental est avant tout une question de décolonisation", a-t-elle souligné.
L'action soutenue du Comité "jusqu'à la libération totale du territoire sahraoui" est également mise en relief par M. Marc Eperon, président d'une Fédération regroupant quelque 3.000 associations spécialisées sur les thèmes de l'Enfance et l'Education.
"Le cas des 37 prisonniers vient renforcer notre conviction qu'il faut absolument mobiliser tous les moyens pour que cessent les violations des droits de l'Homme au Maroc" et dans les territoires occupés, a souligné M. Eperon.
"Notre soutien au peuple sahraoui se poursuivra jusqu'à l'obtention de son droit à un pays souverain, à un Etat libre et indépendant", a-t-il ajouté.
Il a " infiniment regretté le fait que les ONG internationales n'ont pu encore exercer assez de pression pour que les résolutions de l'ONU sur la question sahraouie soient appliquées".
Pour le représentant du Front Polisario en France, M. Sadafa Bahia, le champ d'action du Comité s'inscrit dans "une logique de résistance" du peuple sahraoui face à l'occupation marocaine, a-t-il ajouté, insistant sur le ciblage approprié de ses activités pour "sensibiliser le maximum de personnes et d'institutions autour de notre cause", a-t-il dit.
Face à cette urgence, le Comité a décidé mercredi, à sa création, d'investir le terrain par une série d'actions dont une manifestation prévue pour le 5 Octobre, devant l'Assemblée nationale française pour sensibiliser les parlementaires français.
''Douze heures de solidarité avec le peuple Sahraoui et les prisonniers politiques en grève de la faim'' est le mot d'ordre de ce rassemblement durant lequel les manifestants feront appel à tous les moyens de communication pour souligner l'ampleur des violations des droits de l'Homme au Maroc et l'Etat de santé jugé extrêmement grave des prisonniers politiques sahraouis.
Sur ce dernier point, le Comité a par ailleurs décidé de faire appel à un collectif de médecins pour aller, dans les prisons marocaines, rencontrer les prisonniers sahraouis. (SPS)
010/90/700 281733 sept 05 SPS
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SPS TERITOIRES OCCUPES/ESPAGNE/PRISONNERS/SOLIDARITE
Sit-in de 24 des amis du peuple sahraoui devant le siège des AE
espagnoles à Madrid
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Madrid, 28/09/2005 (SPS) Plusieurs centaines de personnes ont entamé, ce mercredi en milieu de la journée, un sit-in, un jeûne et une veille de 24 heures devant le siège du ministère des affaires étrangères espagnol à Madrid, en solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines, a rapporté la presse espagnole.
Une manifestation qui vise à "protester contre la répression brutale et les violations des droits de l’homme que les forces de police marocaines exercent contre la population civile sahraouie dans les zones occupés du Sahara Occidental et qui se sont soldées par des dizaines de personnes arrêtées, emprisonnées et torturées", a indiqué un appel de la Coordination Etatique de Associations Espagnoles Solidaires du Sahara Occidental, (CEAS-Sahara), rendu public mardi.
"Nous réclamons la justice pour les détenus et disparus sahraouis", "Où sont-ils ?", "Stop à la répression marocaine", "Maroc, hors du Sahara", "Référendum, si", "Evitons la guerre", pouvait-on lire sur des banderoles suspendues à trois khaïmas, plantées sur la place de la Lealtad, dans le centre de Madrid, face au ministère aux côtés des photos des détenus entassés dans la Carcel negra ainsi que des victimes de répression placardés sur des cartons.
Le président de la CEAS-Sahara, José Taboada, qui remettra, jeudi à la fin de cette manifestation, au ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, une lettre écrite par Ali Salem Tamek, a déclaré à la presse que ces prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim "sont en train de lutter avec la seule arme qu’ils possèdent : leur vie pour la liberté", indiquant que d’autres manifestations auront lieu prochainement dans d’autres provinces autonomes espagnoles.
De son côté, le Coordinateur général de la Gauche Unie (IU en espagnol), Gaspar Llamazares, présent à cette concentration, a averti que "les Sahraouis ne doivent pas être utilisés comme monnaie de change par le Gouvernement espagnol afin d’améliorer ses relations avec le Maroc", exprimant son soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui.
''L'amélioration des relations entre l'Espagne et le Maroc ne doit pas impliquer l'exclusion du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Nous appelons le Gouvernement espagnol à assumer ses responsabilités au Sahara (Occidental) et lui demandons d'exiger du Maroc qu'il mette fin à la politique de répression dans les territoires occupés du Sahara qui a été, récemment, condamnée, à l'unanimité, par le Congrès des députés (chambre basse du Parlement)'', a-t-il rappelé.
''Nous voulons que le Gouvernement espagnol se prononce, lors de la réunion de haut niveau entre les deux pays, en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et exige du Maroc le respect des droits de l'homme'', a-t-il martelé.
Interrogé sur les conditions de détention des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocains, M. Llamazares a observé que les photos de la Carcel negra publiées dans la presse internationale montrent que les ''droits de l’homme, les plus élémentaires, sont violés'', déplorant que le Maroc soit en train de ''nier l'évidence''.
Le président de la Ligue espagnole des droits de l'homme, José Alonso Rodriguez, a annoncé, de son côté, son intention de soulever la question des grévistes de la faim sahraouis lors de la prochaine réunion de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, cité par APS.
''Une invasion militaire ne peut ni être légalisée, ni légitimée. Le Maroc ne pourra pas imposer le fait accompli même s'il occupe le Sahara pendant cent ans'', a affirmé M. Alonso, selon la même source. (SPS)
010/090/700 281951 sep 05 SPS
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SPS TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/PARLEMENT EUROPEEN
Une eurodéputée indignée par les violations des droits de l'homme
contre le peuple sahraoui
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Strasbourg, 28/09/2005 (SPS) La députée européenne, Marta VINCENZI, a exprimé son indignation devant les violations marocaines des droits de l'homme contre le peuple sahraoui, appelant à la libération des prisonniers politiques sahraouis et à le reconnaissance de la République Sahraouie, au cours de son intervention devant le Parlement Européen dans sa session plénière du 26 septembre à Strasbourg, rapporte un communiqué du ministère de l’information sahraoui.
"Les conditions physiques de dizaines de sahraouis en grève de la faim sont maintenant très critique, comme l'a dénoncées Amnesty International. Parmi eux se trouvent des femmes et des hommes symbole de la défense des droits de l'homme", a rappelé Mme Vincinzi devant ses pairs aux Parlement européen.
"Le mois d'août le Front Polisario a libéré les derniers prisonniers de guerre marocains, ce qui représente un fait positif, qui a rencontré l'approbation du Secrétaire Général de l'ONU, du président Bush, et de toute la communauté internationale", a-t-elle souligné, estimant qu’il n'en a pas été de même pour les Sahraouis détenus dans les prisons marocaines.
Elle a en outre demandé au Gouvernement marocain de "coopérer en acceptant une solution pacifique du conflit, qui passe par la reconnaissance par le Maroc de la République Arabe Sahraouie Démocratique", a ajouté le communiqué, parvenu à SPS.
Pour Mme Vincinzi, l'Europe "ne peut rester silencieuse", et a réclamé une initiative décisive pour "parvenir à la libération des activistes des droits de l'Homme et afin que les sahraouis restés au Sahara Occidental ou réfugiés, trouvent un accord avec le Maroc, pour enfin vivre en paix, coopèrent à l'avènement de la nouvelle République sahraouie, et ne plus vivre en exil ou dans la prison". (SPS)
010/090/666 282011 sep 05 SPS
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SPS RASD/FRANCE/ MAROC/ARMEMENT
RASD: Au lieu de l’aider à s’armer la France doit convaincre le Maroc à
respecter les droits de l’homme au Sahara Occidental
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Bir Lehlou (territoire libéré), 28/09/2005 (SPS) Le ministre de l’Information, Sid Ahmed Batal, a averti contre "les dangers imminents", qui peuvent résulter de la signature entre la France et le Maroc d'un contrat, de 400 millions d’Euros, pour la rénovation de 27 Mirage F1 marocains, estimant que Paris devait plutôt amener Rabat à arrêter ses violations flagrantes des droits humains au Sahara Occidental, a indiqué un communiqué du ministre publié aujourd’hui.
"Des informations sur la signature prochaine d’un contrat, de 400 millions d’Euros, pour la rénovation de 27 Mirage F1 marocains", est parvenu au Gouvernement sahraoui, qui tient "donc à alerter des dangers énormes qui peuvent en résulter", estimant que "cette démarche française est une action inadapté à la conjoncture" actuelle caractérisée par la persistance du Maroc à défier la communauté internationale en poursuivant ses violations systématiques des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental depuis son invasion militaire du territoire non autonome en 1975 .
"Ce contrat a été approuver alors que le Gouvernement marocain persiste dans sa violation de la légalité international par son occupation illégale de quelques zones de la République sahraouie, par ses violations des droits de l’homme dans ces même zones et par son entêtement à ignorer 37 prisonniers politique sahraoui, en grève de la faim depuis 50 jours, 151 prisonniers de guerre sahraouis qu’il détient encore et plus de 500 civiles disparus dont le sort reste inconnu", a ajouté M. Batal.
La France ce doit de convaincre le Maroc à abandonner sa politique d’intransigeance et à se conformer à la légalité internationale et non l’encourager à améliorer son armements, "qui va sans aucun doute être déployés pour maintenir son armée coloniale positionnée dans les zones occupées de la République Sahraouie, et à fortifier les défense de son mur de la honte qui coupe le Sahara Occidental, terre et peuple, en deux sur une longueur de plus de 2400 Km, protégé par des milliers de soldats et truffé de millions de mines anti-personnel", a estimé le texte, dont une copie est parvenue à la SPS.
060/090/100 282355 sept 05 SPS
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SPS TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS/TRANSFERTS
100 prisonniers quitent la Carcel negra et 180 transferés de la prison
d’Ait Melloul vers d’autres prisons
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El Aaiun (capital occupée de la RASD), 28/09/2005 (SPS) Les autorités marocaines ont procédé mardi et mercredi à un grand mouvement de transfert de détenus de la prison noir d’El Aaiun et de la prison local de la ville d’Ait Melloul, dans le cadre d’une tentative d’effacer les horreurs étalées au grand jour par des photos prises de l’intérieur même de la carcel negra et diffusées sur Internet, montrant des prisonniers empilés comme des sardines et d’autres couchant dans les latrines, a-t-on appris de source concordantes à El Aaiun.
"Les autorités pénitentiare de la Carcel negra à El Aaiun ont procédé aujourd’hui au transfert de 72 prisonniers dans 2 busses vers la prison local d’Ait Melloul, 28 autres ont été transporté vers une destination encore inconnu, alors que de la prison d’Ait Melloul 150 prisonniers ont été transferé vers la prison de la ville de Tiznit (au sud d’Ait Melloul) et 30 autres se sont vue transporter vers une prison dans la ville de Taroudant (est d’Agadir)", ont rapporté des sources digne de confiance à la SPS.
"37 prisonniers politiques sahraouis sont toujours, en grève de faim pour le 51ème jour, et courrent un très grand danger à cause de la déterioration extrème de leurs santés, face à une indifférence totale et criminelle de la part des autorités coloniales", a rappelé une des sources, ce qui explique ce grand mouvement autours des prisons marocaines. "Au moins la lutte des prisonniers politiques sahraouis a servit à forcer les autorités marocaines à préter attention à la situation catastrofique de ses géôles et ses camps de concentration et de torture", a ajouté la même source.
Des témoins oculaires ont indiqué, dimanche dernier à SPS, que l’administration de la Carcel negra à El Aaiun se presse depuis le 21 septembre dernier à revêtir les murs de la chaux, à repeindre les bâtiments et à remédier un peu à l’insalubrité de la trisstement célebre prison, restés comme tels depuis le départ précipité de l’ancienne puissance colonisatrice espagnole en 1975.
Des observateurs ont indiqué que tout ce remue ménage intervient avant la visite d’une délégation de la presse internationale attendue mardi à El Aaiun pour laquelle les autorités locales ont établit un programme de "visite guidée" au cours de laquelle elles tenteront de véhiculer "les avantages de l’occupation coloniale du Sahara Occidental et les vertus civilisatrices du nouveau colonisateur, ainsi que les grandes réalisations économico sociales dans ce qu’elles appellent leurs provinces du Sud".
A cet effet, et dans la perspective d’une visite de cette délégation de la Carcel negra, 72 détenus l’ont déjà quitté pour encombrer d’autres prisons marocaines loin des regards, alors que les rumeurs avaient déjà fait état du transfert imminent de plus de 400 autres pour décongestionner ce "reliquat des camps de concentration nazis", selon l’expression de l’un des détenus. (SPS)
060/090/000 280024 sept 05 SPS
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