SAHARA PRESS SERVICE

28.09.01

SPS
RASD/ALGERIE
La solution de la question sahraouie passe par une solution basée sur la doctrine des Nations-Unies, affirme M. Messahel

Alger, 28/09/01 (SPS) - Le ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères algérien, chargé des questions africaines, M. Abdelkader Messahel, a réitéré mercredi les objections de l'Algérie quant à l'accord-cadre proposé pour le réglement de la question du Sahara Occidental, affirmant que la solution du conflit passe impérativement par l'exercice du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, a rapporté l'agence de presse algérienne, APS.

Interrogé sur la dernière rencontre au Wyoming, M. Mesahel a affirmé que "l'accord-cadre n'est pas une voie, n'est pas une solution" et a précisé que "cela ne peut se faire que dans le cadre du plan de paix des Nations-Unies".

"Ce plan de paix constitue pour l'Algérie, tout comme pour la communauté internationale, le cadre le plus approprié pour le réglement de conflit, a encore ajouté le ministre.

Il a rappelé dans ce contexte le mémorendum présenté par l'Algérie aux Nations-Unies le 22 mai dernier, dans lequel sont expliquées les raisons de ses objections concernant l'accord-cadre qui est, selon le point de vue de l'Algérie, "une tentative de trouver une solution à travers un processus qui mènerait à l'intégration du Sahara Occidental au Maroc".

M. Messahel a précisé que "si les obstacles se posent à l'application du plan de paix onusinen, le rôle des Nations-Unies est de faire preuve d'imagination pour lever ces obstacles".

Le ministre a par ailleurs exprimé "la disponibilité de l'Algérie à oeuvrer à la promotion d'une solution juste et équitable fondée sur la légalité internationale et la doctrine des Nations-Unies en matière de décolonisation".

"La mise en oeuvre du plan de paix reste toujours valable conformément à la résolution 1359 du Conseil de sécurité", a enfin rappelé M. Messahel.

Le chef de la diplomatie algérienne, M. Abdelaziz Belkadem avait expliqué dans ce sens, lundi dernier, que cet accord-cadre "ne pouvait avoir l'aval de l'Algérie, car il ne représente pas une troisème voie, mais constitue une intégration programmée du Sahara Occidental au sein du Maroc".

De son côté l'ambassadeur, représentant permanant algérien auprès de l'ONU, M. Abdallah Baali, avait estimé devant la 56ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU que la question du Sahara Occidental a été "traitée avec une coupable légereté" dans le dernier rapport du Secretaire Général de l'ONU, rappelle-t-on. (SPS)

010/090/700 281204 sept 01 SPS

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