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SUD DU MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES SAHRAOUIS/JUGEMENT

Nouveau report du jugement des 5 prisonniers politiques sahraouis à Inzegan

28.07.06

 

 

  
Agadir (Sud du Maroc), 28/07/2006 (SPS) Le procès des cinq prisonniers politiques sahraouis en détention à la prison marocaine d'Inzegan, qui devait avoir lieu jeudi, a été reporté de nouveau par le tribunal d'appel d'Agadir jusqu'au 19 septembre prochain suite à l'absence des témoins, selon des sources concordantes.

Ces prisonniers politiques sahraouis arrêtes en avril dernier, continuent à croupir derrière les barreaux sans jugement à la prison d'Inzegan, ont indiqué les mêmes sources.

Il s'agit de : Najiaa Lbachir, El Khorchi Wissi, Lmansouri Driss, Tamek Mohamed, Kajout Brahim.

Les cinq prisonniers politiques sahraouis ont été conduits dans la matinée vers le tribunal d'appel d'Agadir pour reprendre le chemin de la prison d'Inzegan après l'annonce d'un nouveau report de leur procès pour plus de trois semaines supplémentaires, rappelle-t-on. (SPS)

020/090/110 281040 Jul 06 SPS


 

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TERRITOIRES OCCUPES/ENLEVEMENTS

Cinq citoyens sahraouis enlevés à la ville de Smara occupée

 

 

 

  

Smara (territoires occupés), 28/07/2006 (SPS) Cinq jeunes sahraouis ont été enlevés mercredi soir par des agents de la sécurité marocaine déguisés en civil et les ont conduits vers le commissariat de la ville de Smara occupée, ont rapporté des témoins oculaires.

Les jeunes sahraouis : Bahloul Mohamed, Cikhi Mahfoudh, Lehmami Brahim, Boudnani Saleh et Farahni Lehbib, ont été "soumis aux interrogatoires et à la torture sauvage de la part des agents des forces de répression marocaines", ont précisé les mêmes sources.

Les familles des cinq citoyens sahraouis épaulées par des centaines de sahraouis se sont regroupées devant le commissariat de la ville de Smara, réclamant la libération "inconditionnelle" de leurs fils.

La police marocaine a été "contrainte de libérer les détenus sahraouis dans un état déplorable, suite  à la torture et aux mauvais traitements" qu'ils ont été l'objet pour plus de quatre heures dans un centre de détention de la police marocaine, selon les mêmes sources.
(SPS)

020/090/110 281130 Jul 06 SPS   


 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/DROITS HUMAINS

"Il faut briser le silence imposé sur la légitime Intifada sahraouie"  (avocats)

 

 

 

   

Paris, 28/07/2006 (SPS) Des avocats membres de ''Droits-Solidarité'' (DS) et de l'Association internationale des juristes démocrates (AIJD) ont souligné jeudi soir à Paris l'urgence de "briser le silence, notamment médiatique et juridique" qui "étouffe la légitime Intifada du peuple sahraoui en lutte pour son autodétermination", a rapporté vendredi l'Agence de presse algérienne, APS.

 

L'urgence de "mieux médiatiser l'Intifada sahraouie" et de déployer "autour de sa légitimité une protection juridique internationale", notamment pour défendre les défenseurs sahraouis des droits humains "quotidiennement réprimés par les autorités marocaines", a focalisé le débat de juristes, à l'issue d'un rapport de l'avocate France Weyl, présenté après un séjour dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

 

Mandatée par DS et l'AIJD pour suivre à El Aayoune le procès en appel de trois défenseurs sahraouis des droits humains, Mme France Weyl a constaté " de nombreuses infractions aux dispositions de procédure pénale".

 

Les accusés sahraouis, membres d'une association sahraouie des droits de l'homme, "n'ont pas signé de leur propre main les Procès verbaux (PV), et leur familles n'ont pas été prévenues de leur incarcération", a-t-elle rapporté, décrivant une salle d'audience "remplie de policiers en civil".

 

Me France Weyl a estimé que les prévenus sahraouis "avaient effectivement refusé de signer les PV" car, selon toujours des témoignages recueillis par elle "ils ont été torturés dans les locaux de la police marocaine".

 

L'avocate à la cour de Paris a ajouté que " les six avocats des prévenus sahraouis subissent, selon leurs témoignages, quotidiennement un harcèlement administratif et une répression policière".

 

Mais selon l'avocate française, le fait saillant de ce procès "monté de toutes pièces" est que les prévenus sahraouis ont été " accusés pour des faits de droit commun alors qu'ils ont été réellement arrêtés pour un délit d'opinion". Les trois sahraouis avaient été arrêtés à Boudjour après avoir installé une cellule locale de l'association de défense des droits humains.

 

"Les magistrats marocains on tout fait pour étouffer l'aspect politique de ce procès", a-t-elle ajouté.

 

Pour sa part, le représentant du Front Polisario en France, M. Sadafa Bahia, a replacé ce procès dans le contexte "d'un vaste mouvement d'Intifada" pacifique du peuple sahraoui amorcé il y a plus d'une année et demi.

 

"Pour la première fois de l'histoire de la lutte du peuple sahraoui pour son autodétermination, la résistance se déploie aussi en territoire marocain", a-t-il souligné pour expliquer le "désarroi des magistrats marocains qui ont reçu des instructions du ministère de l'intérieur pour étouffer l'aspect politique des procès".

 

"On va continuer à nous battre malgré la répression", a-t-il poursuivi, notant que "l'ossature de la propagande marocaine est le silence et l'étouffement de la résistance par la répression".

 

Une militante marocaine de l'association ''Liberté, Droits de l'Homme et non-violence'' a pour sa part décrit "les mécanismes de la répression au Maroc contre tous ceux qui reconnaissent que les sahraouis ne sont pas marocains et qu'ils ont droit à un Etat libre et souverain".

 

"Depuis la marche verte lancée en 1975 pour occuper le Sahara occidental, les marocains qui se sont prononcés pour l'indépendance de ce pays voisin ont systématiquement été condamnés", a-t-elle dit, signalant que "de nombreux marocains se taisent ou fuient le pays par peur de cette répression".

 

Tous les juristes présents à cette rencontre ont également souligné le fait que pour "fausser les données d'une éventuelle consultation référendaire sur le Sahara Occidental, le Maroc a lancé une opération d'occupation humaine du territoire sahraoui". " J'ai vu de nouvelles zones urbaines construites dans les territoires occupés, mais toujours vides" a de son côté signalé Me Weyl, notant "l'évidence" d'une colonisation de peuplement.

 

"Il n'y a rien de pire que le silence pour étouffer l'Intifada du "peuple sahraoui", a-t-elle ajouté, soulignant l'urgence "à échelle internationale, de mieux médiatiser le mouvement de résistance sahraouie et de mieux encadrer sa protection juridique". (SPS)

 

020/090/700 281800 Jul 06 SPS

 

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