SAHARA PRESS SERVICE

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ESPAGNE/TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/SOLIDARITE
Rassemblement devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour dénoncer la ''brutale répression'' au Sahara Occidental

28.07.05



Madrid, 28/07/2005 (SPS) – Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées, mercredi en début de soirée, devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour dénoncer la ''brutale répression'' sévissant au Sahara Occidental et exiger la libération des Sahraouis détenus lors des manifestations qui se sont déroulées en faveur des droits de l'homme et du droit à l'autodétermination. 

Au cours de ce rassemblement, organisé à l'appel de l'Association des amis du peuple sahraoui de Madrid, les manifestants, en grande majorité des citoyens espagnols, ont scandé des solgans de soutien à la cause sahraouie : '''Sahara libre'', ''30 ans ça suffit, maintenant le référendum d'autodétermination'' et ''Vive la lutte du peuple sahraoui''.

Les manifestants arboraient des portraits des défenseurs sahraouis des droits de l'homme détenus dans les prisons marocaines, tels Ali Salem Tamek, Aminetou Haidar, Hmad Hammad, Brahim Noumria et Lidri el Houcine.

Le président de la Coordination étatique des associations d'amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui (CEAS-Sahara), José Taboada, a souligné, dans une déclaration à la presse, que l'objectif de ce rassemblement est de ''dénoncer les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental''.

''Le Maroc agit avec une totale impunité au Sahara. Ici personne n'élève la voix pour dire 30 ans d'occupation ça suffit. Nous voulons que le gouvernement espagnol réagisse et fasse quelque chose pour une population qui a été livrée à l'occupation marocaine et qui ne demande qu'une chose, décider de son futur librement''.

''Pourquoi le gouvernement espagnol ne dénonce-t-il pas les violations des droits de l'homme au Sahara Occidental ? Nous voulons que le président du gouvernement (José Luis Rodriguez Zapatero), qui a décidé le retrait des troupes espagnoles d'Irak sur la base du soutien de l'écrasante majorité des Espagnols à cette décision, applique le même principe pour le Sahara Occidental'', a affirmé M. Taboada.

Selon une récente enquête de l'Institut royal Elcano, 72 % des Espagnols sont favorables à l'indépendance du Sahara Occidental.

Le président de la CEAS-Sahara a indiqué qu'un rassemblement similaire sera organisé chaque mois devant l'ambassade du Maroc pour dénoncer la situation d'occupation et de répression que subit le peuple sahraoui.

Le représentant du Front POLISARIO dans la Communauté autonome de Madrid, Mohamed Al Arabi, a, de son côté, dénoncé la réaction ''brutale et sauvage'' des forces d'occupation marocaines aux revendications pacifiques des Sahraouis relatives au droit à l'autodétermination.

M. al Arabi a ajouté que le ''refus systématique du Maroc d'autoriser des observateurs internationaux à se rendre au Sahara Occidental ''démontre qu'il veut occulter la réalité de la situation que vivent les Sahraouis sur leur terre''. (SPS)

010/090/700 280948 Jul 05 SPS



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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/FRANCE/INTIFADA/TEMOIGNAGE
Témoignage accablant d’une française ayant séjourné à El Aaiun




Paris, 28/07/2005 (SPS) Une française, membre de l’Association des Amis de la RASD (AARASD), Mme Claude Mangin, a séjourné récemment dans les territoires occupés pour s’informer sur place des violations des droits humains au Sahara Occidental. Elle livre aux membres de son association un témoignage accablant que nous publions dans son intégralité.

Restée une semaine au Sahara, elle a rencontré de nombreuses familles sahraouies à El Aaiun, Smara et Dakhla, pour la plupart marquées par des disparitions, des deuils, des traitements cruels du fait de leur résistance à l'occupation marocaine.

"A la question d'une journaliste présente : "y a-t-il un problème de droits de l'homme au Sahara Occidental ?" elle a sans hésitation répondu oui. El Aaiun est en état de siège, chaque jour des militants sont arrêtés, tabassés, torturés, maintenus en garde à vue pour avoir pacifiquement manifesté.

Le soulèvement populaire démarré fin mai a créé une situation pré insurrectionnelle de refus de la présence coloniale marocaine, à laquelle le Makhzen réagit avec brutalité et dans une certaine confusion.

Les militants sahraouis des associations des droits de l'homme, des collectifs de familles d'anciens disparus en appellent vivement aux observateurs étrangers, aux associations des droits de l'homme, aux amis afin que par leur présence ils rompent l'isolement si vivement ressenti par tous les sahraouis et contribuent à populariser leur lutte.

Par exemple, dans quelques jours un jeune militant de Dakhla, AMIA AHMED, fils de disparu doit comparaître au tribunal d'instance de cette ville (le 3 août). Dakhla est isolée du fait de son éloignement géographique, les droits de la défense y sont ignorés. Ce jeune militant simplement coupable de manifestation, risque très gros si aucun observateur n'est là pour assister au procès.

L'Association des Amis de la RASD se félicite de la présence courageuse de Claude Mangin au Sahara Occidental, qui lui a permis de rendre compte en direct de ce qui s'y passait et d'exprimer à tous les sahraouis rencontrés le soutien et la sympathie de tous les amis et sympathisants de l'Association des Amis de la RASD, a souligné un communiqué publié par l’association.

En outre, elle s’est félicité également des récentes déclarations du Secrétaire National, M. Abdellah Elharrif, du parti, la "voie démocratique" en réponse aux questions posées par l'hebdomadaire francophone "Le journal Hebdomadaire" (n° 218 juillet 05). Elle espère que "sa courageuse lucidité qui associe la tenue d'un référendum aux progrès possibles de la démocratie au Maroc y trouve un écho significatif et favorise le processus de règlement de la question du Sahara Occidental". (SPS)

010/090/666 281844 Jul 05 SPS






SPS
ONU/MAROC/TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA
"Répression impitoyable" au Sahara Occidental, déplore M. Beissat




Genève, 28/07/2005 (SPS) "Une répression impitoyable et sanguinaire s’abat quotidiennement sur les populations civiles sahraouies", a déploré l’ambassadeur Mohamed Yeslem Beissat, au cours d’une conférence de presse au Palais des Nations, en marge de la 57ème  Session de la sous-commission des Droits de  l’homme de l’ONU qui se déroule actuellement à Genève.

M. Beissat assisté de Mme Christiane Perrégaux, membre du Comite de soutien au peuple sahraoui et M. Abdeslam Omar, Président de l’Afapredesa ont axé leurs interventions sur le contexte difficile et la période dramatique que vit le peuple sahraoui, notamment depuis le 21 mai 2005, où "une répression impitoyable et sanguinaire s’abat quotidiennement sur les populations civiles sahraouies, sorties manifester pacifiquement dans les toutes les villes sahraouies et au sud du Maroc pour réclamer le respect des droits humains au Sahara Occidental, la liberté de circuler et exiger le droit du peuple sahraoui a l’autodétermination et à l’indépendance".

"En dépit du vaste mouvement de solidarité qui s’est très vite mobilisé, notamment eu Europe  pour dénoncer la barbarie de cette  répression, la traque des défenseurs sahraouis des droits de l’homme, les séquestrations et la disparition de plusieurs d’entres eux, Il y a comme une démission de la Communauté internationale et un refus d’assumer ses responsabilités face au déni de justice  dont est victime le peuple sahraoui,  qui continue de vivre les affres de l’occupation et de l’arbitraire ont souligné les conférenciers", a notamment indiqué M. Abdessalam.

L’ambassadeur sahraoui a particulièrement mis l’accent sur la nécessité de l’envoi par  l’ONU d’une mission d’enquête pour s’enquérir de la situation. "L’ONU, a-t-il indiqué, a les moyens et les ressources nécessaires pour contraindre le Maroc à se conformer aux décisions des Nations unies et à appliquer les recommandations du Conseil de sécurité  par l’organisation sous son égide d’un référendum juste et démocratique au profit du peuple sahraoui", ajoutant qu’elle (ONU) a "le devoir de garantir et de protéger les populations civiles sahraouies en danger".

Les conférenciers ont demandé "le retrait de toutes les forces d'oppression marocaines déployées dans les rues des villes sahraouies occupées, la liberté d'accès et de circulation dans le territoire pour les observateurs internationaux, et surtout  la libération immédiate et inconditionnelle des activistes sahraouis incarcérés arbitrairement dans les geôles marocaines,  tels Ali Salem Tamek, Aminetou Haidar, Brahim Noumriya, Houcine Lidri,  El Moutawakil et les dizaines d’autres qui croupissent à la prison noire d’El Aaiun et dans les multiples centres secrets de détention". (SPS)

010/090/666 281900 Jul 05 SPS




SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/PROCES
Condamnation de cinq mois à un an de prison de cinq des acteurs de l’Intifada




El Aaiun (territoires occupés), 28/07/2005 (SPS)  La cour d’appel coloniale marocaine a prononcé, ce jeudi à El Aaiun, des peines de cinq mois de prison ferme pour deux acteurs de l’Intifada de mai dernier, Hama Chrayeh et Salami Mohamed, alors que trois autres, Chiyahou Brahim, Ayoub Lehbib et Azli Abdarrahmane ont été condamné à un an de prison avec sursis, a constaté SPS.

Un procès qui a été reporté le 22 juillet dernier pour ces cinq prisonniers, alors que le sixième, Abdarrahmane Bougarfa, a été condamné au cours de ces assises à cinq ans de prison ferme pour sa participation à une manifestation pacifique, réclamant le respect des droits humains et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Hama Chrayeh et Chiyahou Brahim avait été condamné le 23 juin dernier à 3 ans de prison ferme, alors que Azli Abdarrahmane et Mohamed Salem Salami à deux ans au cours du même procès intenté contre eux pour leur participation aux manifestations pacifiques de l’Intifada de l’indépendance déclenchée le 21 mai dernier.

Par ailleurs on signale que les quartiers populaires d’El Aaiun, à l’exemple de Hay Mattalla, sont toujours quadrillés par la police, la gendarmerie, les forces auxiliaires et le GUS, qui ont implanté des postes de surveillance devant les maisons des activistes sahraouis des droits humains. Des patrouilles sillonnent les rues de la banlieue de Zemla et des autres quartiers populaires empêchant la circulation de plus de trois personnes. (SPS)

010/090/110 282033 Jul 05 SPS





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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/TEMOIGNAGE
Un prisonnier politique sahraoui témoigne sur les atrocités des tortures infligées par les autorités marocaines




El Aaiun (territoires occupés), 28/07/2005 (SPS) L’activiste sahraoui des droits humains, Lidri El Hussein, a dévoilé, mercredi dans un témoignage, qui a pu sortir de la Carcel negra d’El Aaiun, où il est emprisonné avec d’autres activistes sahraouis des droits humains, le degrés d’atrocité des tortures auxquelles il a été soumis depuis son arrestation le 20 juillet dernier et durant les interrogatoires dans les locaux des autorités coloniales marocaines.

Voici le texte intégral de ce témoignage traduit de l’arabe par SPS :

El Hussein Lidri
Activiste des droits humains sahraoui,
Professeur de philosophie,
Ancien disparu et prisonnier dans la terrible Carcel negra
Aaiun, Sahara Ocidental
Numéro d’écroue : 26355

                                                        Carcel Negra, Aaiun/Sahara Occidental,

                                                        27 de juillet 2005

Témoignage de détention et enlèvement

Moi, El Hussein Lidri, activiste sahraoui des droits humains (DH), je suis emprisonné depuis le 23 juillet 2005 dans la Carcel negra de la ville d’El Aaiun, après que l’Etat marocain m’a appréhendé, sans mandat d’arrêt, le 20 juillet 2005, à l’issue  de mon intervention directe sur le canal Al Jaazira sur les conditions de l’arrestation de l’activiste DH sahraoui et ancien prisonnier politique, Ali Salem Tamek à l’aéroport d’El Aaiun, le 18 juillet 2005.

J’ai été arrêté en même temps que Noumria Brahim et Laarbi Massoud par 8 agents des services de renseignement marocains à 10 :00 de la date précitée, pour me transférer au siège de la Police judiciaire, pour ensuite nous séparer dans ses bureaux afin de nous tirer des informations personnelles, prélude à la préparation des interrogatoires.

Juste après, les Groupes de la Police Urbaine (GUS), sous les ordres directes du commandant Ichi Abu Al Hassan, se sont chargés de m’attacher les mains, voiler les yeux, me tirer par la porte postérieure et m’amener dans une voiture qui, après avoir circuler environ pendant une heure, s’est arrêtée dans un lieu inconnu. Dans ce dernier j’ai été soumis aux interrogatoires et aux tortures atroces qui portent atteinte à la dignité humaine. J’ai été soumis à ce qu’ils appellent "Dajaja mechouiya" (poulet rôti), attaché en l’air par des cordes durant plusieurs heures, sans que ne s’arrêtent les interrogatoires. Ils ont mis une chaise sur mon dos pour permettre à quelques uns parmi eux d’y exercer des pressions sur tout le corps de manière que j’ai senti que mes extrémités allaient se casser. Le tout se déroule pendant que d’autres m’assènent des coups cruels, m’insultent et me crachent sur le visage. Ma tête et mon visage ont été dépilés et je fus soumis à de fortes pressions au point que j’ai perdu connaissance à plusieurs reprises durant des heures, pendant lesquelles j’étais resté comme un cadavre immobile, ce qui a amené les hommes du service de renseignement à me prendre entre leurs mains et à courir vers une grande salle en criant et en se divertissant, avec un sadisme poussé à l’extrême, jusqu’à reprendre connaissance. La même opération sera répétée immédiatement avec le cycle de la Dajaja mechouiya avec cette fois un liquide inconnu qu’ils m’ont versé sur tout le corps me causant des démangeaisons et des brûlures.

Ces interrogatoires barbares ont été menés par des tortionnaires que j’ai identifié pour quelques uns, dont la voix m’était familière. Il s’agit de Brahim Ben Sami, Wali de sécurité de la ville d’El Aaiun, Inch Abou Al Hassan, Chef du GUS, Hassan Gaffari, Directeur des RG et ses acolytes Abdel Hagh Rabi et Abd Essabour, ainsi que d’autres personnes que je n’ai pu identifier.

Les interrogatoires se sont concentrés sur mes actes comme activiste des DH, ma position sur la question du Sahara Occidental et sur la grande Intifada déclenchée au Sahara Occidental, au sud du Maroc et dans les centres universitaires de ce pays, où étudient des Sahraouis, depuis le 21 mai dernier, ainsi que sur mon intervention sur la canal Al Jaazira, après l’arrestation de l’activiste des DH sahraoui, Ali Salem Tamek, rentré récemment d’Espagne, le 18 juillet 2005.

Après plusieurs séances et de multiples supplices, les tortionnaires m’ont amené sans conscience vers la Wilaya de la sécurité. De là j’ai été conduit dans une ambulance de nuit vers l’hôpital le 22 juillet 2005 sous haute surveillance. Plus tard, j’ai été transféré vers le procureur général du tribunal d’appel d’El Aaiun, en compagnie d’autres activistes sahraouis de DH, Mohamed Cheikh El Moutawakil (ancien prisonnier politique de 1992, Secrétaire général déporté vers la municipalité de Ben Mseik de Casablanca au Maroc en 2002 et membre du Bureau exécutif de Forum Vérité et Justice), Mohamed Fadel El Gaoudi (directeur d’un service bancaire, privé du travail, ancien prisonnier politique de 1977 et membre du Conseil national du Forum Vérité et Justice), Noumria Brahim, ancien disparu durant les années 1983-1985-1997-1991, membre du Bureau du Forum Vérité et Justice, section Sahara Occidental, gelé par ordre des autorités marocaines en 2002) et Larbi Massoud (licencié es lettre, privé du droit de travail, ancien prisonnier politique, adopté par plusieurs organisations des droits humains comme Amnesty International).

Face au procureur, j’ai dénoncé devant mon avocat défenseur avec l’activiste sahraoui, Brahim Noumria les atrocités des tortures auxquelles j’ai été soumis, Il décida de continuer mes traitements à l’hôpital et prolongea de 24 heures ma garde à vue.

Mais les services de renseignement marocains ont profité de cette prolongation pour m’enlever de nouveau vers la Wilaya de la sécurité d’El Aaiun occupé pour me transférer ensuite vers le siège de la PC CMI, où j’ai été une fois de plus soumis aux tortures et aux interrogatoires ininterrompus, da la même manière que les précédentes méthodes et avec les mêmes tortionnaires jusqu’à une heure tardive du matin.

Le jour suivant j’ai été transféré avec les mêmes activistes sahraouis de DH, vers le tribunal d’appel où nous avons passé toute la journée. Finalement Mohamed Gaoudi a été libéré, alors que les trois autres, par décision du juge d’instruction, nous fûmes transférés à la Carcel negra, dans l’attente de complément d’enquête, après que nous ayons présenté nos protestations sur les enlèvements et les tortures, dont nous avons été victimes et après avoir demandé en vain d’être rétablis dans nos droits de voir et de connaître les charges requises contre nous par la police judiciaire d’El Aaiun occupée.

Je souffre jusqu’à maintenant des séquelles des tortures barbares dont j’ai été victime et principalement au niveau de la tête, qui garde toujours des inflammations et des ecchymoses, le front, les facettes, les mains, les articulations des rotules et des pieds, la colonne vertébrale, des inflammations dans la main droite suscitées par les brûlures durant les tortures. On ne m’a pas présenté à aucun médecin pour constater les dégâts bien que j’en ai formulé la demande devant le juge d’instruction.

Enfin, je voudrai rappeler que l’administration pénitentiaire de la Carcel negra n’a pas pris en considération mon état de santé, bien au contraire elle m’a enfermé dans une cellule de 5 mètres carrés avec les prisonniers politiques Mohamed Cheikh EL Moutawakil, Noumria Brahim et Larbi Massoud). Cette cellule n’a pas de toilette et les geôliers nous provoquent à tout instant, fermant la porte et empêchant les visites.

L’Activiste sahraoui des droits humains, El Hussein Lidri,
Ancien disparu et prisonnier dans la terrible Carcel negra
Aaiun, Sahara Ocidental
Numéro d’écroue : 26355". (SPS)

010//090/110/TRD 282142 Jul 05 SPS


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