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TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

Un activiste sahraoui des droits humains licencié abusivement à la ville de Dajla occupée

28.05.05

 

 

 

Dajla (Territoires occupés), 28/05/2006 (SPS) L'activiste sahraoui des droits humains, membre du comité d'action contre la torture à Dajla (Sahara Occidental), Mahjoub Oulad Cheikh Beida, a été licencié "abusivement et privé de toute action dans le domaine de la pêche maritime" par les autorités coloniales marocaines, l'accusant de "mobiliser les travailleurs sahraouis à manifester".

 

Devant cet acte "raciste" le comité d'action contre la torture à Dajla a condamné "énergiquement la politique de répression, de torture et d'arrestations arbitraires", pratiquée par les autorités d'occupation marocaines contre les civils sahraouis dans cette ville occupée du Sahara Occidental, a indiqué un communiqué du comité rendu public samedi et dont une copie est parvenue à SPS.

 

Il a également exprimé son "soutien inconditionnel" aux défenseurs des droits de l'Homme au Sahara Occidental et aux prisonniers d'opinion sahraouis qui se trouvent encore dans les centres de détention marocains, ainsi que son "attachement au principe de la défense des droits humains", afin de "publier les atteintes commises par l'Etat marocain" contre les civils sahraouis.

 

Le comité d'action contre la torture à Dajla a appelé les organisations internationales pour la défense des droits humains à "exercer des pressions" sur le Gouvernement marocain pour la libération de tous les prisonniers politiques et les défenseurs sahraouis des droits de l'Homme.

 

Il a enfin interpellé l'ONU à intervenir "en toute urgence" pour la protection des citoyens sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, "avertissant contre un violente hécatombe comme ce qui s'est produit en Timor oriental".

 

Par ailleurs, trois étudiants sahraouis ont été arrêtés à Bojador, au cours des manifestations qui se sont déclenchées la nuit du vendredi à samedi dans les établissements scolaires, appelant à permettre au peuple sahraoui "d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".

 

Il s'agit de : Aziza Hadi, Alia Hadi et Mohamed Salem Hadi, alors que le domicile du citoyen sahraoui, Lehmeid Hamia a été "brutalement saccagé" par des agents de la DST marocaine qui ont "détruit et saboté" ses biens et possessions.

 

A El Aaiun, un autre citoyen sahraoui, Charkaoui Abderrahmane a été arrêté par les forces d'occupation marocaines durant des manifestations similaires qui ont eu lieu dans la capitale occupée du Sahara Occidental.

 

D'autres manifestations semblables ont été organisées à Smara par des dizaines d'enfants sahraouis, qui ont arboré les couleurs nationales de la RASD et ont scandé des slogans en faveur de l'indépendance du Sahara Occidental.

 

Les forces coloniales marocaines ont comme d'habitude procédé à la poursuite des enfants dans les rues de la capitale culturelle sahraouie, Smara, ont souligné des témoins oculaires. (SPS)

 

020/090/110 281120 Mai 06 SPS 

 

 

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SPS

RASD/FRANCE/ALGERIE

La célébration de la journée de l'Afrique sous le signe de solidarité avec le peuple sahraoui au CCA de Paris

 

 

 

 

Paris, 28/05/2006 (SPS) La célébration de la journée de l'Afrique a donné lieu, samedi soir au Centre Culturel algérien (CCA) à Paris, à une conférence-débat organisée en signe de solidarité avec le peuple sahraoui dont la courage et la résistance civile ont été salués par une assistance nombreuse.

  

Organisée par le Comité algérien en Europe de solidarité avec le peuple sahraoui, cette rencontre a permis aux différents intervenants d'exprimer leur soutien à la cause  juste de ce peuple qui lutte depuis plus de trente ans pour son autodétermination, et de témoigner de son "courage et de sa détermination face à la répression de l'occupant marocain".

 

Le rôle de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), dont la date de naissance (le 25 mai 1963) est marqué par cette journée de l'Afrique, et celui de l'Union Africaine (UA) qui lui a succédée en juillet 2002, a été mis en exergue par les orateurs. Ils ont rappelé notamment la Charte des droits de l'homme et des peuples, adoptée en juin 1981 à Nairobi (Kenya).

     

"Sans conteste, la journée de l'Afrique constitue un moment privilégie pour évaluer les difficultés qui entravent la marche du continent vers la paix, le développement et le bien être des peuples africains. Nombre de nos pays africains continuent à pâtir des problèmes récurrents dans les domaines du maintien de la paix, de la sécurité", a souligné M. Boughalem Nacer, président du Comité algérien en Europe de solidarité avec le peuple sahraoui.

    

Il a relevé que l'UA "joue un rôle important pour le règlement du conflit du Sahara Occidental, car très tôt elle a perçu la justesse de la lutte du peuple sahraoui et contribue à la recherche d'une solution fondée sur le droit des peuples à l'autodétermination".

 

Il a déploré, par ailleurs,  "l'absence de perspective actuelle pour une solution juste" à ce conflit, et a dénoncé la répression "continue et féroce des forces de sécurité du régime marocain contre le peuple sahraoui".

 

Saluant la résistance civile des "soeurs et frères sahraouis" face à cette répression qui dure depuis une année pour faire taire les manifestants pacifiques dont la seule revendication est l'indépendance de leur pays, Mme. Régine Villement, secrétaire générale de l'Association française des Amis de la RASD, a donné un aperçu sur les actions de son association "afin de faire exister en France la lutte de ce peuple", a-t-elle dit.

 

"En dépit de la difficulté à se faire écouter par les français et notamment par les médias, nous essayons de faire connaître la lutte du peuple sahraoui grâce à des actions qui s'articulent à travers des comités et un réseau de villes ''Amies''", a expliqué la secrétaire général des ''Amis de la RASD''.

 

Une des quelques villes françaises ''Amies'', est  Gonfreville l'Orcher (Nord de la France), dont le maire, Jean-Paul Lecoq, était présent à cette rencontre pour témoigner de la solidarité de sa commune jumelée avec la ville sahraouie de Jréfia.

 

"Au-delà du soutien à la cause juste du peuple sahraoui, il s'agit de défendre les valeurs humanitaires, les droits de l'homme, le droit des peuples à jouir de la liberté", a-t-il insisté.

 

A ce titre, il compte organiser prochainement dans sa commune une semaine culturelle sahraouie pour "montrer la lutte de ce magnifique peuple".

 

La résistance des sahraouis a été évoquée par M. Asfari Ennaâma, qui a témoigné de la "violence et de la violation des droits de l'hommes auxquels est soumis le peuple sahraoui qui mène depuis un an, une résistance civile, pacifique, une Intifada afin d'obtenir son indépendance", a-t-il dit.

 

"Cette résistance civile et pacifique est un tournant dans l'histoire de la lutte du peuple sahraoui. Elle est  celle d'une génération qui subit répression, discrimination et tous les aspects de la colonisation", a-t-il ajouté.

 

Le représentant du Front Polisario en France, M. Sadafa Bahia, a salué le rôle de l'UA en relevant que sans "les africains, la cause du peuple sahraoui serait ignorée et la RASD n'aurait pas parcouru le chemin qui est le sien aujourd'hui". "La RASD est reconnue par la majorité des pays africains membres de l'UA et elle se trouve actuellement dans une position confortable au sein de l'Union Africaine", a-t-il affirmé.

 

Il a également rendu hommage à l'Algérie pour son soutien indéfectible, soulignant que "chaque fois qu'il y a une cause juste, l'Algérie a une position extrêmement avancée. Elle est parmi les premiers pays qui soutiennent les causes justes". "Il faut le dire, les Sahraouis ont une dette morale envers l'Algérie", a insisté M. Sadafa

 

M. Yahia Zoubir, spécialiste des relations internationales et notamment de la question du  Sahara occidental, a évoqué le blocage de ce dossier en raison du "soutien au Maroc de certains pays comme la France les Etats-Unis".

 

Il a estimé, à ce titre, que la lutte du peuple sahraoui "n'est pas uniquement contre l'occupant marocain, mais également contre des puissances externes dont la France, les Etats-Unis et l'Union européenne".

 

"Tous les textes relevant du droit international reconnaissent que le peuple sahraoui doit jouir de son indépendance, de sa liberté. Or le soutien de ces puissances extérieures au profit du Maroc constitue un blocage. Quand il s'agit de la question sahraouie, c'est la realpolitik qui prend les dessus sur le droit international", a-t-il expliqué.

 

Pour cet universitaire, la seule solution juste et durable à ce conflit est "l'application de ce droit international, soit l'autodétermination du peuple sahraoui, un peuple courageux, digne".

 

Le débat a permis à d'autres participants de s'exprimer en rendant hommage à la lutte et la résistance de ce peuple. Un Sahraoui a dénoncé "cette volonté génocidaire du Maroc à l'égard du peuple sahraoui", en témoignant de ce qu'il a vécu dans un des centres de détention marocains.

 

Un intervenant français, défenseur de la cause sahraouie, a insisté sur la nécessité de multiplier les actions de solidarité pour mieux faire connaître et défendre la lutte sahraouie.

 

Il a fustigé la position du gouvernement français "qui a franchi un pas nouveau avec  un soutien inconditionnel au Maroc". (SPS)

 

010/090/700 281743 mai 06 SPS

 

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