SAHARA PRESS SERVICE

28.04.01

SPS 001
AFRIQUE/SIDA/SOMMET
Les présidents africains adoptent un plan d'action commun pour lutter contre les pandémies les plus meurtières en afrique

Abuja, 28/04/2001 (SPS) &endash; Les présidents africains ont adopté vendrdi un plan d'action commun pour lutter contre les pandémies les plus meurtières en afrique et décidé de lever les tarifs douaniers sur les médicaments ainsi que la consacration de 15 PC de leur budget à la santé.

Le sommet qui s'est tenue du 26 au 27 avril à Abuja (Nigéria), et auquel a pris part le président de la république, M. Mohamed Abdelaziz, et près d'une cinquantaine de présidents, a été consacré essentiellement aux maladies endémiques qui continuent de frapper l'Afrique (sida, paludisme et tuberculose) et à la necessité vitale d'une solidarité internationale contre ces fléaux dévastateurs du continent.

Le président en exercice de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), M. Gnassingbé Eyadéma, avait lancé un appel aux industries pharmaceutiques du monde entier, afin que, ''dans un élan de solidarité, elles permettent que les médicaments anti-retroviraux dont elles ont le monopole soient accessibles à toutes les personnes vivant avec le VIH ou souffrant déjà du sida sur notre continent''.

Commentant la prochaine session extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies sur le Sida, le chef de l'état togolais a souligné que l'Afrique devra lors de cette session, ''parler d'une seule voix et présenter un programme commun qui pourra bénéficier de l'assistance internationale et surtout d'une réduction du coùt des médicaments''.

Le Secretaire Général des Nations-Unies, intervenant en tant qu'invité de marque, avait également lancé un appel pour ''une nouvelle campagne de grande envergure dans la lutte contre le VIH/Sida, ainsi que pour une mobilisation massive de financements nouveaux''.

M. Annan avait présenté cinq domaines d'intervention prioritaires pour la campagne mondiale: empêcher la propagation de l'épidemie, diminuer la transmission du Sida de la mère à l'enfant, garantir l'accès aux soins et aux traitements pour tous, encourager la recherche scientifique et protèger ceux devenus les plus vulnérables à cause de cette épidemie. Le président du pays hôte, Olusegun Obasanjo, président de la république du Nigeria, le Secretaire Général de l'OUA, Salim Ahmed Salim et l'ex-président des Etats-Unis, Bill Clinton, avaient également pris la parole au cours de la cérémonie d'ouverture.

L'ex-président américain a été invité au sommet pour ''les actions courageuses'' qu'il a menées en faveur de l'Afrique, notamment dans ''la lutte contre les pandémies et la pauvrêté''. (SPS)

010/090/000 281031 AVR 01 SPS

SPS 002
RASD/ONU
Vingt-deux congressmen américains demandent l'intervention de Bush pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental

New York, 28/04/01 (SPS) - Vingt deux congressmen américains ont envoyé une lettre au président des USA, Georges W. Bush, dans laquelle ils expriment leur soutien à un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, et demandent son intervention pour la célébration de la consultation populaire, a rapporté, jeudi, l'agence de presse espagnole EFE.

''Le peuple sahraoui a le droit à un référendum, tout comme le peuple du Timor Oriental'', affirme la lettre datée du 20 avril".

Dans cette optique, les congressmen américains, dirigés par le sénateur républicain, Joseph Pitts, membre du Comité des relations internationales de la Chambre des représentants, ont sollicité auprès de M. Bush qu'il use de sa position de dirigeant pour ''rappeler au Royaume du Maroc ses engagements dans le plan de règlement, et la nécessité que le référendum au Sahara Occidental soit organisé sans plus tarder''.

La lettre exprime la préoccupation de ces congressmen américains pour ''les retards continus des Nations Unies dans la célébration d'un référendum, libre, juste et transparent dans cette zone.

Les parlementaires se sont montrés "profondément préoccupés par les informations colportées durant toute l'année 2000 autour de l'ONU, qui sur impulsion des USA, de la France et du Maroc recommande que le référendum ne soit plus organisé".

Selon la lettre, ces informations font référence à ce qu'on appelle "une nébuleuse troisième voie, suggérée pour résoudre le conflit".

"Nous sommes perturbés face à ces informations et nous pensons que le continuel report du référendum reflète une apparente incapacité ou une absurde absence sélective de volonté des Etats-Unis d'user de son leadership pour amener toutes les parties impliquées dans le plan de règlement de l'ONU et les accords de Houston à respecter leurs engagements qu'ils ont librement signés", affirment les congressistes.

La lettre rappelle également la décision d'octobre 1975 du Tribunal International de Justice qui stipule qu'il n'y a aucune souveraineté territoriale du Maroc, ni de la Mauritanie sur le Sahara Occidental.

Elle signale en outre, qu'il n'existe pas de considérations légales qui pourront affecter la résolution 1514 de l'Assemblée Générale de l'ONU sur la décolonisation du Sahara Occidental et, en particulier, le principe d'autodétermination, à travers une expression libre de la volonté du peuple du territoire.

Les congressmen considèrent que faire partie d'un mouvement qui "met en danger le droit fondamental à l'autodétermination minera tragiquement les fondations de notre nation ainsi que les normes internationales sur les droits humains".

Affirmant que "la stabilité et la sécurité dans le Nord de l'Afrique sont cruciales pour les intérêts stratégiques des Etats-Unis, et de la Communauté Internationale, la lettre averti que "si le référendum et le plan de règlement négocié sont ignorés d'une manière flagrante, il est très probable que les hostilités reprennent et l'instabilité augmentera dramatiquement".

"La responsabilité de cette situation incombera aux Nations Unies", affirment les congressmen, qui considèrent que "c'est un risque que ni l'ONU, ni les USA, ni la France, ni aucune autre partie intéressée ne peuvent se permettre''.

Ils ont par ailleurs affirmé que le recensement des personnes est élaboré et que l'unique obstacle demeure le processus de recours des personnes qui n'ont pas été retenues dans la liste des votants, ils considèrent que cette opération pourra se terminer "dans un temps relativement court si l'ONU adhère aux accords signés" par les deux parties.

Enfin, ils rappellent que tout le processus a déjà coûté cher aux parties impliquées, aux contribuables et aux états donateurs. Un coût qu'ils ont estimé à 530 Millions de dollars US. (SPS)

010/090/710 281513 AVR 01 SPS

SPS 003
RASD/ONU
Ould Khaddad : tenter de contourner le plan de réglement ouvrira la voie à un retour aux hostilités

New-York, 28/04/01 (SPS) - Le coordonateur avec la Minurso, M. M'Hamed Khaddad, a appelé à l'application srupuleuse du plan de réglement onusien au Sahara Occidental et a averti que les tentatives de le contourner conduiront vers le retour à la guerre dans la région.

''Le respect scrupuleux des droits légitimes du peuple sahraoui conformément au plan de réglement des Nations Unies et aux accords de Houston est la voie naturelle et légale pour mettre fin à ce conflit de décolonisation'', a déclaré samedi, M. Khaddad à la SPS.

"Vouloir passer outre cette réalité c'est ouvrir la voie au retour aux hostilités, générées depuis 1975 par le mépris affiché des droits des Sahraouis et surtout à leur capacité de défendre leurs droits", a-t-il ajouté.

Pour lui, "le Maroc, par des subterfuges et manoeuvres, persite dans sa tentative de se débarasser du plan de réglement dont l'issue en faveur de l'indépendance est unaniment reconnue".

Dès lors, a-t-il souligné, "Rabat veut faire croire à une solution alternative au strict respect des droits inaliénables du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance", qu'il considère comme "une illusion et une perte de temps qui est dommageable aux attentes des peuples de la région à la paix et à la stabilité.

Le conseil de Sécurité de l'ONU avait adopté vendredi la résolution 1349 par laquelle il a prorogé jusqu'au 30 juin 2001 le mandat de Minurso au Sahara Occidental afin de permettre à l'Envoyé Personnel du SG, l'ancien Secrétaire d'Etat américain, James Baker, de ''tenter de résoudre les multiples problèmes auxquels se heurte l'application du plan de règlement et d'essayer de se mettre d'accord sur un règlement politique mutuellement acceptable de leur différend au sujet du Sahara occidental''

Plusieurs membres du conseil de Sécurité (Russie, Jamaique, Colombie, Maurice, Singapour, Mali...) ont exprimé leur mécontentement devant le report du référendum, rejetant toute autre solution qui ne respecte pas le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.

Les diplomates ont également laissé entendre qu'ils étaient à court de patience face à ce qu'ils considèrent comme un manque de progrès dans le processus et ont exprimé leur réserve quant à l'éventualité, à l'avenir, d'une quelconque prorogation du mandat de la MINURSO s'il n y'a pas de véritables et tangibles progrès dans la solution du conflit. Certaines ont même appelé à la reprise du processus d'identification.

Par ailleurs, le Représentant du SG à la réunion du Conseil de Sécurité, M. Annabi, a donné lecture d'un résumé de la position du Front Polisario contenue dans la lettre du Président, Mohamed Abdelaziz, au Secretaire Général des Nations Unies datée du 15 avril dernier dans laquelle il affirmait que " Toute solution qui nierait au peuple sahraoui l'exercice de son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance ne saurait, en conséquence, emporter l'adhésion du Front Polisario". (SPS)

010/090/000 281658 AVR 01 SPS

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