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SPS Haidar Mme Aminetou Haidar citoyenne d'honneur de la ville de Naples 27.10.06
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Rome, 27/10/2006 (SPS) La militante sahraouie des droits de l'Homme, Mme
Aminetou Haidar, a été faite jeudi citoyenne d'honneur de la ville de Naples en
hommage à son combat inlassable pour le respect des droits de l'homme dans les
territoires du Sahara Occidental sous domination marocaine.
Au cours de la cérémonie qui s'est déroulée au siège de la mairie en présence de
nombreuses personnalités politiques et locales, Mme Haidar a reçu des mains du
maire, Mme Rosa Lervolino Russo, une médaille et un acte lui attribuant la
citoyenneté d'honneur de la capitale du sud de la péninsule, en signe
s'admiration et de profonde gratitude aux valeurs qu'elle véhicule dans sa lutte
pour le respect des droits de l'homme au Sahara occidental.
Mme Russo a, dans son allocution, loué les qualités de cette femme militante,
dont la vie se conjugue avec cette noble cause qu'elle ne cesse de défendre tant
dans les territoires occupés du Sahara occidental que dans les différentes
tribunes internationales.
Le premier magistrat de la ville a évoqué le grand engagement de Mme Haidar en
faveur de la lutte pacifique du peuple sahraoui et ses droits légitimes de
décider de son avenir, rappelant les nombreuses reconnaissances et distinctions
qui lui ont été décernées par la communauté internationale, et ses interventions
fort remarquées et vivement appréciées devant le parlement européen et la
Commission des droits de l'homme des Nations unies, forums, a-t-elle dit, où
elle a exposé les graves détériorations des droits de l'homme au Sahara
occidental et les souffrances endurées par le peuple sahraoui face aux exactions
des autorités marocaines.
Rappelant l'important rôle et la contribution de la ville de Naples pour
l'instauration d'un véritable dialogue entre les peuples et les cultures des
pays de la Méditerranée, la maire de la ville a réitéré "l'engagement total" et
le soutien de sa cité à la lutte pacifique du peuple sahraoui. Elle a rappelé
dans ce contexte la lettre envoyée en 2001 au secrétaire général des Nations
unies lui demandant de faire appliquer les résolutions de l'ONU pour mettre un
terme aux souffrances du peuple sahraoui et les nombreuses initiatives menées
dans le cadre de la solidarité avec le peuple sahraoui.
Mme Russo a souligné que Naples est "fière", en signe de solidarité et de
"profonde admiration", d'attribuer la citoyenneté d'honneur à une femme d'"une
grande dimension et d'une grande sensibilité" qui lutte pacifiquement contre la
violence pour la défense du peuple sahraoui et pour son engagement dans la noble
cause des droits de l'homme.
Elle a également annoncé que les autorités italiennes vont faire preuve de plus
d'engagement pour le respect de la légalité internationale afin de mettre fin
aux persécutions et aux souffrances que vit le peuple sahraoui.
Après avoir relaté la situation préoccupante au Sahara Occidental occupé par le
Maroc où le peuple sahraoui est quotidiennement réprimé par les forces
d'occupation marocaines, Mme Aminetou Haidar s'est déclarée honorée par cette
distinction qui, a-t-elle noté, est "une nouvelle reconnaissance de la lutte
pacifique du peuple sahraoui et une nouvelle marque de solidarité des autorités
et du peuple italien envers la cause du peuple sahraoui".
C'est aussi, ajoute-t-elle, un ''nouveau camouflet pour les autorités
marocaines, qui, au mépris des résolutions internationales, persistent dans
leurs attitudes jusqu'au-boutistes, en ayant recours aux exactions, à la
violence, aux intimidations et au verrouillage des territoires sous leur
domination, empêchant même les représentants de la communauté internationale et
la presse de s'informer de ce qui s'y passe réellement".
Elle a également exprimé sa reconnaissance aux autorités de Naples ainsi qu'aux
associations et autorités italiennes pour leur soutien grandissant et leur
solidarité active à la cause sahraouie, saluant particulièrement l'attitude
"positive" du gouvernement italien, lors du récent vote de la quatrième
commission de décolonisation des Nations Unies, où Rome s'est exprimée pour la
reconnaissance du droit du peuple sahraoui à l'indépendance. (SPS)
010/090/700 271950 oct 06 SPS
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SPS Les droits nationaux sahraouis confortés par des juristes internationaux
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La Haye, 27/10/ 2006 (SPS) Le droit à l autodétermination du peuple
sahraoui a été conforté vendredi à la Haye par des experts européens et
américains en droit international, au cours d'une conférence académique sur "la
question du Sahara occidental et légalité internationale", organisée par
l'institut d'études sociales de la Haye (Pays Bas).
Le secrétaire général de l'ONG "plate forme des juristes pour le Timor
oriental", Pedro Pinto Leite estime que la question du Sahara occidental ne
souffre "d'aucune équivoque" du point de vue du droit international, mais c'est
le Maroc qui en fait un lecture spécieuse.
M. Pinto Leite, un des organisateurs de la conférence estime qu'autant au plan
du droit international la question des droits nationaux du peuple sahraoui " est
très claire", autant le Maroc utilise des "arguments politiques" et des
contrevérités pour déformer la réalité.
Il en veut pour illustration, l'expurgation par Rabat des aspects qui
contredisent ses thèses officielles de l'avis consultatif de la cour
internationale de justice (CIJ) émis il y a plus de 20 ans.
Alors que cet avis, explique le juriste international, reconnaît que seulement
"quelques" chefs de tribus sahraouies ont eu des relations avec la monarchie
alaouite, et que de toute manière elles ne signifient en aucun cas souveraineté
du Maroc sur le Sahara occidental, le gouvernement marocain, dans sa littérature
officielle, a carrément éliminé l'adjectif "quelques", déformant ainsi
totalement l'avis de cette cour onusienne.
En outre, dans ses thèses officielles, Rabat omet la reconnaissance du droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui contenue dans ce même avis de la cour de
la Haye, a-t-il précisé.
Il est clair, selon M. Pinto Leite, que l'objectif recherché par le gouvernement
marocain est de détourner de "manière curieuse" la légalité internationale pour
perpétuer sa politique d'occupation du Sahara occidental.
Ce juriste qui voit une similitude totale avec le cas du Timor oriental qui a
obtenu il y a quelques années l'indépendance au terme d'un processus
d'autodétermination, dénonce également "la complète illégalité" de
l'exploitation des richesses naturelles sahraouies.
A ce titre, estime t-il, l'accord de pêche UE-Maroc qui inclut les eaux
territoriales sahraouies, est complètement illégal et '"va complètement à
l'encontre des normes du droit international".
Cet avis est également partagé par le Pr Roger Clark, membre du conseil des
professeurs de droit de Rutgers School (Etats Unis) pour qui l'occupation par la
force du Sahara occidental est une "agression" au sens des normes de l'ONU et
une violation du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.
Le professeur finlandais de droit international, M Lauri Hannikainen estime pour
sa part que l'occupation du Sahara est un cas d'école des violations du droit
international au triple plan du droit à l'autodétermination, l'occupation par la
force d'un territoire et l'exploitation de ses richesses naturelles.
Le Professeur espagnol Eduardo Trillo considère, lui, que l'Espagne reste la
puissance administrante des territoires sahraouis et par voie de conséquence
elle doit assumer les conséquences de l'occupation marocaine. "En refusant de
dénoncer l'occupation marocaine, l'Espagne fuit ses responsabilités", a-t-il
estimé.
Le représentant sahraoui à Londres M. Sidi Omar, a développé aux participants,
dont de nombreux étudiants en droit, le cadre légal, historique et politique du
combat du peuple sahraoui. Le représentant du Polisario a rappelé la genèse de
l'occupation du Sahara occidental et la résistance du peuple sahraoui depuis
l'occupation espagnole.
Parallèlement, il a rappelé l'évolution de la légalité internationale, jusqu'au
plan Baker qui exprime le consensus international, entravé par le Maroc.
L'écrivain-journaliste britannique, Toby Shelley, auteur notamment de "fin de
partie au Sahara", a conforté l'idée de l'enracinement et la continuité de la
résistance sahraouie aux occupations coloniales depuis les années 60, et ce
malgré la proclamation du cessez-le-feu, jusqu'au début des années 90.
La conférence de la Haye se poursuivra samedi par d'autres conférences sur
l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental et des
perspectives de règlement de conflit.(SPS)
010/090/700 271957 oct 6 SPS
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SPS "Le mur militaire marocain de séparation constitue un crime contre l'humanité" (Ambassadeur)
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Pretoria (Afrique du sud), 27/10/2006 (SPS) "Le mur militaire marocain de
séparation (au Sahara Occidental) constitue un crime contre l'humanité à tous
points de vue", a déclaré l'ambassadeur sahraoui en Afrique du sud, Oubbi
Bouchraya Bachir, à la télévision sud africaine, SABC AFRICA, lors de son
émission quotidienne «Visions d'Afrique» émise en direct, mardi dernier.
Répondant à une question du journaliste, l'ambassadeur sahraoui a souligné que
"Sur le plan politique, ce mur de séparation renforce le quadrillage militaire
marocain des territoires occupés du Sahara occidental, encourage le régime
marocain à persister dans la négation du droit du peuple sahraoui au référendum
d'autodétermination et, par voie de conséquence, prolonge indéfiniment la misère
et la tragédie de notre peuple".
"Sur le plan humanitaire, il divise le pays en deux parties, sépare les familles
sahraouies, défigure l'environnement sans oublier les millions de mines qui
l'entourent et qui provoquent chaque année des dizaines de morts et de blessés
parmi les civils sahraouis", a-t-il ajouté au cours de ce programme d'une heure
consacrée aux déserts d'Afrique et particulièrement au Sahara occidental.
Les villages et hameaux qui se trouvaient sur le tracé de ce mur de la honte
lors de sa construction, ont "tout simplement été rayés de la carte par l'armée
d'occupation marocaine", a précisé le diplomate sahraoui.
"Le Sahara occidental est aujourd'hui balafré et sa beauté, tant chantée par les
anciens poètes, est maculée par ce mur horrible", a-t-il précisé, avant
d'attirer l'attention du téléspectateur africain sur "la singularité dans
l'histoire de notre continent que le Maroc, lui-même victime d'une colonisation
européenne, s'attelle à son tour, après son indépendance, à coloniser un autre
pays africain, le Sahara occidental, qui reste encore la dernière colonie
d'Afrique à libérer". (SPS)
010/090/100 271716 oct 06 SPS
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