SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/MAROC/ESPAGNE/MEDIAS
Lmrabet assure que Rabat a peur de permettre au peuple sahraoui de se prononcer sur son destin

27.04.05



ِِِ
Almeria (Espagne), 27/04/2005(SPS) Le journaliste marocain Ali Lmrabet, a déclaré récemment, que Rabat rejette le Plan Baker par peur de permettre au sahraouis de se prononcer sur leur destin, réaffirmant que les sahraouis à l’exile "sont des réfugiés selon l’ONU et non des “séquestrés” comme le veut la propagande officielle marocaine".

Dans une interview qu’il a cédé récemment au Courrier international, le journaliste marocain a signalé que Rabat rejette le Plan de paix "alors que cet accord est, selon les spécialistes, favorable au Maroc", parce que ce régime craint les urnes et craints le fait que les sahraouis vont choisir la liberté plutôt que le rattachement de leur pays au Maroc, qui occupe le Sahara Occidental illégalement depuis 1975.

Le régime alaouite craint que "dans le secret des urnes, les Sahraouis "favorables" au Maroc ne soient tentés par un vote autre que celui qu'on attend d'eux" à Rabat, a-t-il dit.

"Les Sahraouis qui se trouvent dans les camps de réfugiés de Tindouf, dans le Sud algérien, sont des “réfugiés” selon l’ONU et non des “séquestrés” comme le veut la propagande officielle marocaine", a-t-il réaffirmé s’attaquant au prétexte qui a servi aux autorités marocaines pour le condamner à une forte amende et à dix ans d’interdiction d’écriture ou d’exercice de son travail dans le royaume pour “diffamation”.

A la question de savoir s'il est victime de sa position favorable au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, Lmrabet a répondu qu’il n’est pas "une victime du conflit du Sahara Occidental", mais plutôt une victime d’une forme de "gouvernance marocaine qui fait appel aux “traditions” et aux “spécificités” d’un autre âge" et qui n’admette pas la presse libre.

Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait condamné le 20 avril dernier, "les pratique répressives" contre le journaliste marocain, Ali Lmrabet, interdit d'exercer son métier au terme d'un verdict prononcé le 12 avril dernier par le tribunal de première instance de Rabat, rappelle-t-on.

De sa part la société civile sahraouie a clairement affiché son soutien au droit du journaliste marocain à la libre expression.

A cet égard des communiqué de solidarité de l’Union des juristes sahraouis (UJS), l’Association des Familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA), l’Union des journalistes et écrivains sahraouis depuis les camps de réfugiés sahraouis et les comités et collectifs de défenseurs des droits humains sahraouis depuis les territoires occupés du Sahara Occidental ont tous publié des communiqués de solidarité à après le procès, rappelle-t-on encore.  (SPS)

060/090/000 271507 AVR 05 SPS






haut de page
SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/RESISTANCE
Les activistes sahraouis interpellent Annan à lever l’état de siège qui pèse sur le Sahara Occidental



ِِِEl Aaiun (territoire occupé), 27/04/2005 (SPS) Les activistes sahraouis des droits humains ont interpellé le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, à œuvrer pour la levée de l’état de siége militaire et médiatique qui pèse sur les territoires occupés du Sahara Occidental, exhortant la mission onusienne, Minurso, à honorer son mandat à travers "l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui".

Voici le texte intégral de la lettre ouverte originalement en Arabe, adressée mardi par les activistes sahraouis au Secrétaire général des Nations Unies.

"Les Activistes Sahraouis des Droits Humains
El Aaiun- Sahara Occidental

Lettre ouverte à Monsieur Kofi Annan
New York, Etats-Unis d’Amérique

M. le Secrétaire général des Nations Unies,

Vu le rôle capital des Nations Unies dans l’instauration de la paix, la stabilité et la sécurité dans le monde, ainsi que dans la protection des populations vivant dans les zones en guerre.

Conformément à la décision de l’Assemblée général des Nations Unies dans sa résolution 690 et dans celles qui l’ont suivit en ce qui concerne la question du Sahara Occidental.

Nous tenons à vous informer que le territoire du Sahara Occidental vie toujours sous un état de siège militaire et médiatique complet malgré la présence de la mission, Minurso, sur le terrain depuis le 6 septembre 1991. Les citoyens sahraouis sont, en effet, couramment exposés à des violations flagrantes de leurs droits au vu et au su des membres de cette mission, notamment:

-    La détention et la torture dans les cas de quelques sahraouis qui ont cherché refuge dans les locaux de la mission onusienne, qui les a livrée aux autorités marocaines sans pour autant leur fournir de protection.

-    La détention, intimidation et poursuite des activistes sahraouis des droits de l’homme de la part des autorités marocaines, qui visent à les empêcher d’organiser ou participer aux manifestations pacifiques souvent tenu dans la région, sachant que la Minurso est toujours informée d’avance de toutes action ou violations par fax sans pour autant qu’elle effectue des investigations).

-    Arrestation et expulsion de journalistes étrangers, qui visitent la région pour rapporter de près leurs observations sur les pratiques de l’Etat marocain dans le territoire. A cet égard nous rappelons le cas des deux journalistes norvégiens, M. Radmund Steinsvag et Mlle. Anne Torhild Nilsen, de la compagnie de productions "Berserek Productions", qui ont été arrêté le 17 et le 18 avril courant devant le siège de la Minurso à El Aaiun.

Cela dit, et prenant en considération votre responsabilité comme Secrétaire général des Nations unies nous vous appelant à :

-    Déployer plus d’efforts pour que la Mission des Nations Unies pour le referendum au Sahara Occidental organise un référendum d’autodétermination pour le peuple Sahraoui, comme convenu dans le mandat de la mission et conformément aux résolutions et décisions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée général de l’ONU.

-     Elargir les fonctions de la Mission des Nations Unies pour le Referendum au Sahara Occidental (Minurso) pour inclure la protection de la population sahraoui des territoires occupés, notamment les activistes sahraouis des droits de l’homme, contre les violations des droits de l’homme perpétrées par les différents services marocains.

-    Œuvrer de toute urgence pour la Levée de l’état de siége militaire et médiatique qui pèse sur les territoires du Sahara Occidental sous occupation marocaine.

-    Prendre en considération les observations et sollicitations, contenues dans la présente, dans vos futurs rapports sur la situation dans le Sahara Occidental.

Finalement, veuillez recevoir, Monsieur le Secrétaire général, nos plus hautes considérations.

Activistes sahraouis des droits de l’homme
El Aaiun, Sahara Occidental
26/04/2005. " (SPS)

060/090/000 271847 AVR 05 SPS




haut de page
SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/RESISTANCE
Constitution du Comité pour l’autodétermination au Sahara Occidental dans les territoires occupés



ِِِ
El Aaiun (territoires occupés), 27/04/2005 (SPS) Les activistes sahraouis des droits de l’homme dans les territoires occupés ont déclaré lundi la constitution du Comité Sahraoui pour l’autodétermination au Sahara Occidental, dans un communiqué des activités rendu publique mardi.

Voici le texte intégral du communiqué originalement en langue arabe.

"Le Comité Sahraoui pour l’autodétermination au Sahara Occidental
El Aaiun, Sahara Occidental
25/04/2005

Communiqué

Prenant en considération les décisions, recommandations et résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies ainsi que l’avis juridique de la Cour Internationale de Justice et les efforts de l’ONU et de l’Union Africaine déployés pour que les sahraouis puissent jouir de leur droit légitime à l’autodétermination.

Prenant en considération la persistance de l’Etat marocain dans sa politique obstructionniste visant à faire échouer ces efforts en rejetant le Plan de règlement (1991) après l’avoir accepté et après avoir signé d’autres accords relatifs issues de négociations directes et indirectes tenu sous les auspices de l’ONU avec la partie principale au conflit, le "Front Pour la libération de Sagia El Hamra et Rio de Oro", représentant légitime du peuple sahraoui. Le Maroc rejette le Plan de paix élaboré par l’ex Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, M. James Baker, qui a été adopté unanimement par le Conseil de sécurité.

Le Maroc poursuit ses manœuvres en niant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, estimant parfois que le référendum est dépassé et d’autres que le peuple sahraoui n’est pas une partie au conflit dans ses tentatives d’impliquer l’Algérie comme partie principale.

Pis encore, Rabat foule aux pieds la légalité internationale et fait perdurer les souffrances du peuple sahraoui depuis plus de trois décennies en raison des graves violations des droits de l’Homme perpétrées par ses autorités qui tendent  à intimider toutes les voix qui exigent leurs droits d’autodétermination.

Prenant en considération la légitimité de ce droit inaliénable, garanti par les Chartes et les Conventions internationales et partant de notre attachement à ce droit et de notre détermination à le défendre face à toute déviation possible visant à bloquer le dernier Plan de paix endossé par l’ONU et accepté par le Front Polisario, représentant légitime du peuple sahraoui,

J’annonce à l’opinion nationale et internationale, en ma qualité d’activiste de droits humains, la constitution du "Comité Sahraoui pour le Référendum au Sahara Occidental" (CSRSO), un cadre qui vise à rehausser le niveau de l’action de la lutte à l’intérieur du territoire sahraoui pour briser le gel actuel dans l’application du Plan de paix onusien qui préconise la tenue d’un référendum d’autodétermination.

Par la même occasion, je lance un appel aux personnes éprises de paix, aux nobles militants partout dans le monde et aux organisations internationales à soutenir ce droit légitime et à lancer des initiatives tangibles pour la protection des citoyens sahraouis et mettre un terme à leurs souffrances quotidiennes dans les camps de réfugiés et dans les territoires sous occupation marocaine.

D’autre part, j’appelle le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité à prendre une décision ferme et décisive pour mettre un terme à cet tragédie humanitaires en exerçant des pressions sur le Maroc qui persiste dans sa politique de fuite en avant et foule aux pieds les résolutions onusiennes et pour qu’il assume sa responsabilité dans les conséquences qui peuvent résulter de l’instabilité dans la région.

Je réaffirme à toutes les parties intéressés que la tenu d’un référendum d’autodétermination juste et transparent demeure l’option démocratique optimale à même de mettre fin à ce conflit.

Enfin, j’annonce à tous les militants et militantes sahraouies à l’intérieur et hors du territoire la constitution de ce comité à partir de la date mentionnée ci-dessus.

Nous invitons tous les militants (es) à adhérer à ce comité.

Sidi Mohamed Deddach
Ex prisonnier politique
Prix Rafto en 2002." (SPS)

020/090/000 271951 AVR 05 SPS


Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info