SPS 001
RASD/ANNIVERSAIRE
L'abandon du plan de paix aura des conséquences
néfastes sur la stabilité dans la région, a
averti le président Mohamed Abdelaziz
El-Aiun (camps de réfugiés), 27/02/01 (SPS) - Le président Mohamed Abdelaziz a averti mardi que l'abandon du plan de paix par l'ONU au Sahara Occidental menace la paix dans la région et mis en garde le Maroc contre le reniement de ses engagements consignés dans les accords de Houston.
«Tout abandon de la solution démocratique proposée par le référendum ne peut être qu'une manoeuvre contre le peuple sahraoui, le véritable dépositaire de ce droit, et il sera rejeté par le Front POLISARIO», a indiqué le président, ajoutant qu'une initiative du genre aura «des conséquences néfastes sur la stabilité de la région et sur la crédibilité de l'ONU».
Dans le discours qu'il a prononcé au cours des festivités marquant le 25ème anniversaire de la proclamation de la RASD à la wilaya d'El-Aiun, le président constate que «la paix aujourd'hui est en danger et nous tenons l'ONU pour le premier responsable des conséquences d'un éventuel dérapage du chemin tracé par le plan de règlement et les accords de Houston.»
Mettant en garde le gouvernement marocain de «renier» ses engagements, M. Mohamed Abdelaziz l'a invité à s'abstenir d'essayer de nouveau de «faire avorter le, processus de décolonisation comme il l'a fait en 1975 en envahissant notre territoire», affirmant que la volonté de paix des Sahraouis «n'a d'égal que notre profonde détermination à libérer notre patrie, toute notre patrie, et à chasser l'envahisseur de notre territoire national».
Qualifiant de solutions boiteuses les tentatives de contourner le plan de paix évoquées dans les deux derniers rapports du SG de l'ONU, le chef de l'Etat affirme que ce sont là «des solutions boiteuses que nous avons rejetées et continuons de rejeter, quelles que soient les enveloppes dans lesquelles on peut les enrober». Des tentatives qui visent à consacrer «le fait accompli colonial» a-t-il dit.
Le président a constaté que chaque fois que des pas sont franchis sur le chemin de la consultation populaire, le Maroc se «confine dans des manoeuvres dilatoires et cherche d'autres prétextes pour saboter le plan de paix» dans l'espoir de «nous usurper notre droit».
Abordant le bilan, le président a souligné que la RASD, qui totalise 25 ans d'abnégation et de souffrance, peut en revanche «s'enorgueillir de ses acquis et de ses réalisations».
«Nous avons également construit une administration nationale forte d'une expérience propre, acquise sur le terrain, opté pour des élections démocratiques à mêmes de garantir une participation de l'ensemble des citoyens à la gestion de leurs affaires et tissé des relations fraternelles avec les voisins et des liens d'amitié avec les pays du monde», a-t-il relevé.
Au niveau social le président a souligné les réalisations faites au niveau de l'enseignement et de la santé, en dépit du manque de moyens et de sources de financement.
Il a par ailleurs souligné «le large mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui», palpable, a-t-il dit, à travers les comités de soutien, les forums, les congrès, les jumelages et les caravanes de soutien.
Abordant la situation dans les territoires occupés, le chef de l'Etat a indiqué que les populations sahraouies là-bas sont «systématiquement exposées à la plus brutale forme de répression, de torture et de persécution». Des pratiques, a-t-il rappelé, que le monde a pu constater durant les événements de septembre 1999 au cours «des affrontements sanglants qui ont eu lieu dans différents endroits des territoires occupés». Des faits, au cours desquels, les autorités marocaines ont «violé systématiquement les droits humains de notre peuple».
Pour lui, ce qui se passe actuellement au Sahara Occidental, «n'est autre qu'une politique coloniale dans toutes ses dimensions», constatant que «des centaines de nos compatriotes croupissent toujours dans les prisons et les cellules secrètes marocaines», dont plusieurs sont «morts», d'autres «disparus», alors que ceux qui sont libérés «souffrent encore des séquelles de la prison et des traumatismes, s'ils ne sont pas morts après leur libération». Les autorités marocaines continuent à s'obstiner à maintenir secret le sort de centaines de Sahraouis, des deux sexes, enlevés depuis l'invasion du territoire à la fin 1975».
Enfin le président a annoncé la création du comité olympique sahraoui, qui intervient après l'organisation lundi du premier marathon du Sahara dans les camps de réfugiés auquel ont participé plus de 350 personnes d'Europe, des USA, d'Algérie et de la RASD. (SPS)
010/090/000 271124 fev 01 SPS
SPS 002
RASD/ANNIVERSAIRE
Les Sahraouis fêtent le 25ème anniversaire de la RASD au
croisement des chemins entre le référendum et le retour
à la guerre
El-Aiun (camps de réfugiés), 27/02/01 (SPS) - Les Sahraouis ont fêté le 25ème anniversaire de la proclamation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), au moment où la solution pacifique du conflit qui les oppose depuis 1975 au Maroc arrive à la croisés des chemins.
L'imposant défilé militaire qui a passé devant la tribune officielle est révélateur d'un message de détermination à reprendre la chemin de la guerre si l'ONU échoue dans sa mission de décolonisation du Sahara Occidental, a déclaré à la SPS un responsable militaire sahraoui.
A la wilaya d'El-Aiun, où se déroulent ces festivités, plusieurs délégations d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie sont venues témoigner au peuple sahraoui leur soutien à sa juste cause de libération nationale. On note à cet égard la présence de délégués de l'Algérie, représentée par son ministre des anciens moudjahidines, de Mauritanie, Mozambique, Lesotho, USA, Grande Bretagne, France. Belgique, Suède, Suisse, Portugal, Italie, Espagne, Syrie, Palestine.
La présence également de représentants de comités de soutien est imposante dans cet événement ainsi que les parlementaires, les partis politiques, les syndicats et les médias. (SPS)
010/090/000 271634 fev 01 SPS
SPS 003
RASD/ALGERIE
L'Algérie réaffirme son soutien "constant" au peuple
sahraoui
El-Aiun, (camps de réfugiés) 27/02/01 (SPS)- Le ministre algérien des moudjahidines, a réaffirmé mardi dans les camps de réfugiés sahraouis le soutien "constant" du peuple algérien et de son gouvernement à "la lutte du peuple sahraoui frère jusqu'au recouvrement de sa souveraineté nationale et la reconstruction de son état indépendant sur son territoire libéré".
"A l'aube du nouveau millénaire, dans un contexte de mondialisation, le peuple sahraoui a le droit de choisir sa destinée, sans complots ni détournement en appliquant simplement les lois et accords internationaux" a-t-il ajouté.
Il a dénoncé les ajournements continuels du référendum qui ne font que prolonger la souffrance du peuple sahraoui et approfondir la tension dans la région, alors que les peuples rèvent d'un Maghreb uni, développé et stable".
"Votre peuple a démontré à travers ces longues années sa détermination à défendre sa juste cause et son attachement à la liberté et la dignité ainsi que son espoir de vivre une vie digne au sein de ses voisins et frères" a constaté le ministre.
Selon lui la communauté internationale porte la grande responsabilité de régler les conflits en se rangeant du côté des opprimés, et par là l'ONU et le Conseil de sécurité, qui représentent la légitimité internationale, doivent "soutenir le peuple sahraoui dans son droit à l'autodétermination conformément au plan de paix et aux accords de Houston.
De son côté Mme Benahbiles, sénatrice, présidente du comité de soutien algérien au peuple sahraoui, a dénoncé les propos du ministre marocain de l'intérieur, M. Ahmed Midaoui, qu'elle a qualifiés de déclaration de guerre.
Benahbiles a également fustigé l'irresponsabilité du SG de l'ONU, Kofi Annan, pour son rapport non encourageant, qui confirme une ennième fois la politique de deux poids deux mesures, menée contre le peuple sahraoui. (SPS)
010/090/000 271729 fev 01 SPS