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SPS
RASD/ALGERIE/ESPAGNE/MEDIAS
"L’Espagne demeure responsable
du parachèvement de la décolonisation" du Sahara
Occidental, affirme Abdelaziz
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Alger, 26/11/04 (SPS) Le
Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a
affirmé, dans un interview qu'il a accordé au journal
algérien, El Watan dans son édition du vendredi, que
"L’Espagne demeure, selon les statuts de l’ONU, responsable du
parachèvement de la décolonisation" du Sahara Occidental,
abordant d’autres questions relatives au conflit du Sahara Occidental.
Voilà le texte intégral de l’interview.
"
Mohamed Abdeaziz. Président de la République arabe
sahraouie démocratique
« L’Espagne est redevable... »
Deux importantes échéances attendent les responsables du
Front Polisario en terre ibérique à partir d’aujourd’hui,
jeudi 25 novembre 2004. La première, à partir de ce jeudi
concernera la Conférence internationale de solidarité.
Elle réunira durant trois jours les amis et sympathisants de la
cause sahraouie. La seconde porte sur la rencontre entre José
Luis Rodriguez Zapatero, chef du gouvernement espagnol, et Mohamed
Abdelaziz, président de la RASD.
- Comment expliquez-vous l’absence de
réaction des Nations unies au refus des Marocains de se
soumettre à la solution Baker ?
- Le Maroc exploite la mollesse du Conseil de sécurité
pour rejeter les résolutions onusiennes. Il est regrettable que
ce conseil n’arrive pas encore à faire respecter ses
décisions quand il s’agit du Maroc. L’ONU a raté une
opportunité de régler ce conflit au moment où
l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker
était en charge du dossier. Une personnalité de cette
envergure, d’une capacité et d’une pondération à
toute épreuve et qui s’est dépensée durant sept
ans pour régler le conflit, a malheureusement buté sur
l’intransigeance du Maroc soutenu par un membre permanent du Conseil de
sécurité. Quand nous constatons que des cas semblables au
Sahara Occidental ont été réglés par la
persuasion, la pression ou l’intervention du Conseil de
sécurité, comme au Koweït ou au Timor oriental pour
ne citer que ces deux cas, on se demande à juste titre pourquoi
cette politique sélective de la plus haute instance onusienne
qui ne contribue nullement à régler ce conflit, nourri
par les visées expansionnistes de Rabat.
- Des combattants du Polisario et des
citoyens sahraouis croupissent depuis des années dans les
geôles marocaines. Qu’en est-il exactement ?
- En effet, on dénombre jusqu’à présent plus de
500 disparus sahraouis dont les familles restent sans nouvelles depuis
1975. Les prisonniers de guerre, chiffrés par le
ministère de la Défense à 150 combattants, sont
aussi portés disparus. Les autorités marocaines refusent
toujours de donner des précisions sur leur sort. C’est la
même tragédie que celle des autres disparus. Les
prisonniers politiques ont également payé de leur vie ou
de leur corps cette répression systématique. Des dizaines
parmi eux sont morts dans les tristement célèbres prisons
de Galat Meguna, Agdez, FCCMI à El Aaiun. Les rescapés
vivent avec des séquelles et des maladies contractées
dans ces prisons et qu’ils traîneront toute leur vie. Les plus
récents écroués, pour des délits
confectionnés de toutes pièces, croupissent dans des
conditions lamentables dans la Carcel negra (prison noire) à El
Aaiun ou dans d’autres mouroirs du royaume du Maroc.
- Au pouvoir, Driss Basri, l’ancien
ministre de l’Intérieur de Hassan II, avait été un
irréductible de la marocanité du Sahara Occidental au
point d’initier lui-même la Marche verte. Aujourd’hui, il
souligne le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination. Quelle lecture faites-vous de ce revirement
?
- Les dernières déclarations de l’ancien ministre
marocain de l’Intérieur, Driss Basri, relatives à
l’organisation d’un référendum d’autodétermination
du peuple sahraoui, organisé et supervisé par l’ONU,
attestent d’une vision sage, constructive, réaliste et
responsable. Elle est logique et normale car conforme à la
légalité internationale. Des rencontres au plus haut
niveau entre responsables sahraouis et marocains, y compris avec le
défunt Hassan II et l’actuel roi du Maroc, avaient
été engagées dans ce sens. Ce qui est surprenant,
voire scandaleux, c’est la légèreté avec laquelle
le gouvernement marocain actuel renie ses engagements vis-à-vis
de la doctrine de l’ONU en matière de décolonisation et
des accords et plans de solution auxquels il a solennellement souscrit.
Pareille désinvolture est génératrice de
déstabilisation et ouvre les perspectives de
l’imprévisible.
- Vous allez être reçu,
ce vendredi, par José Luis Zapatero, chef du Gouvernement
espagnol. Que pouvez-vous en attendre ?
- Je tiens ici à rappeler que l’Espagne est l’ancienne puissance
colonisatrice du Sahara Occidental. Il demeure, selon les statuts de
l’ONU, responsable du parachèvement de la décolonisation
du territoire. L’Espagne est redevable au peuple sahraoui de cette
dette historique. La cause sahraouie bénéficie d’un grand
soutien au sein de la société civile espagnole et au sein
des peuples d’Espagne. Nous entamons un dialogue permanent avec le
gouvernement espagnol.
Durant les derniers mois, nous avons reçu des membres du
gouvernement espagnol, et des ministres sahraouis ont eu des entretiens
avec de hauts responsables espagnols à New York et Madrid. Pour
couronner tout cela, nous avons un rendez-vous dans la matinée
de ce vendredi 26 novembre à la Moncloa avec le président
du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.
Djabali A". (SPS)
060/090/700 261946 NOV 04 SPS
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SPS
RASD/ESPAGNE/EUCOCO
Ouverture de la 30ème
Conférence de l'EUCOCO à Saragosse
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Saragosse, 26/11/2004 (SPS) Les
travaux de la 30ème Conférence Européenne de
Soutien au Peuple Sahraoui (EUCOCO) se sont ouverts vendredi en fin de
journée au Palais des Congrès de Saragosse avec la
participation de quelque 600 délégués
d'Europe ainsi que des parlementaires et personnalités de
différentes régions du monde.
Sous le thème: "droit à l'autodétermination du
peuple sahraoui, pour un rôle plus actif de l'Europe dans le
cadre des Nations Unies", cette conférence, qui se tiendra les
26, 27 et 28 novembre, a été marqué par la
participation exceptionnelle du Président de la
République, Mohamed Abdelaziz, qui avait eu des entretiens
auparavant dans la matinée à Madrid avec le Chef du
Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.
Dans son allocution prononcée à cette occasion, le
Président de la République a souligné qu'il
était temps pour la communauté internationale de
désigner clairement "la partie qui entrave le règlement
pacifique" du conflit du Sahara Occidental, à travers la mise en
oeuvre du Plan Baker qui recueille le consensus international.
Il a en plus appelé l'Espagne et tous les pays qui soutiennent
le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
à faire pression sur le Maroc afin qu'il accepte le
règlement pacifique du conflit, pour le bien de tous les peuples
de la région.
Pour sa part, le président de la Coordination Européenne
de Solidarité avec le peuple sahraoui (Task Force) et
président de la Conférence M. Pierre Galand, a
affirmé dans son intervention que les associations et
organisations européennes de solidarité avec le peuple
sahraoui poursuivront inlassablement leur action jusqu'à ce que
le droit de ce peuple à l'autodétermination et à
l'indépendance soit reconnu et appliqué.
Il est à noter que des représentants de toutes les
institutions de la Communauté Autonome d'Aragon, dont Saragosse
est la capitale, ainsi que des autres régions autonomes
espagnoles et de tous les partis politiques ont assisté à
la cérémonie, en plus de parlementaires du monde entier,
dont le sénateur américain républicain Joseph
Pitts.
Une importante délégation du Conseil de la Nation
algérien, l'ambassadeur d'Algérie à Madrid, M.
Abdelmadjid Fasla, et des représentants du Comité
National Algérien de solidarité ave le Peuple Sahraoui
(CNASPS), dont le président du Comité, M. Mahrez Lamari,
étaient également présents à l'ouverture de
la Conférence. (SPS)
060/090/700 262329 NOV 04 SPS