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SPS Une délégation espagnole dénonce la "situation de génocide" à laquelle est confrontée la population sahraouie 26.10.06
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Madrid,
26/10/2006 (SPS) La délégation de la communauté (région) autonome de Galice
(nord-ouest de l'Espagne) qui a pu entrer à la fin de la semaine dernière dans
la capitale occupée du Sahara Occidental, El Aaiun, a dénoncé mercredi la
"situation de génocide" à laquelle est confrontée la population sahraouie dans
les territoires sous occupation marocaine et appelé la communauté internationale
à intervenir.
Lors d'une conférence de presse animée au siège du parlement régional galicien, Duarte Correa, membre du conseil national du parti Bloc nationaliste galicien (BNG), cité par l'agence d'information EFE, a déclaré que la délégation a constaté, à travers les "preuves" et les "témoignages" qu'elle a recueillis, les "pratiques génocidaires" auxquelles se livrent les autorités d'occupation marocaine à l'encontre de la population sahraouie.
M. Correa a insisté sur la situation de "véritable occupation militaire" vécue à El Aaiun et le "harcèlement total et direct" auquel sont soumis les citoyens sahraouis. Il a relevé, dans ce contexte, que la délégation a observé la "présence de policiers et de militaires armés à chaque coin de rue" dans cette ville.
Il a notamment dénoncé les "séquestrations" et la pratique de la "torture" dans les commissariats, précisant que la délégation a eu accès à des photos montrant des Sahraouis ayant été victimes, entre autres, de "brûlures à l'essence".
Il a également mis l'accent sur les pressions auxquelles est soumise la population sahraouie à travers la "discrimination dans le travail et l'éducation".
M. Correa a dénoncé, par ailleurs, le fait que les membres de la délégation aient été traités comme des "terroristes" par la police marocaine à l'aéroport d'El Aaiun avant leur embarquement, lundi, dans l'avion qui devait les ramener en Espagne. Il a annoncé, à ce propos, son intention de soulever cette question au Parlement galicien et au Congrès des députés espagnol.
Selon le quotidien La Voz de Galicia de mardi, la délégation a été interpellée à l'aéroport d'El Aaiun par la police marocaine qui a confisqué des documents contentant des témoignages de Sahraouis recueillis durant sa visite dans cette ville.
Le vice-président du conseil municipal de Féné (La Corogne), membre du Fonds galicien de coopération, José Maria Permuy, a, pour sa part, appelé la communauté internationale a "élever la voix" pour défendre les droits de l'homme du peuple sahraoui.
La vice-présidente de l'Association galicienne de solidarité avec le peuple sahraoui, José Maria Andrade, s'est dite, de son côté, "impressionnée" par "l'abandon" dont sont victimes les Sahraouis et appelé les médias et les politiques en Espagne à oeuvrer pour que cette situation change.
La journaliste Maria Villar a déclaré craindre que les Sahraouis qui se sont entretenus avec la délégation espagnole ne fasse l'objet de "représailles".
Auparavant, le député du BNG, José Ramon Paz, a mis en exergue l'urgence de mettre en application les résolutions des Nations Unies relatives au conflit du Sahara Occidental et la mise en oeuvre du référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui.
La délégation de la région de Galice, formée de Duarte Correa, José Maria Permuy, José Maria Andrade et Maria Villar, est la première à avoir pu entrer à El Aaiun et vérifier in situ la situation des droits de l'homme.
Plus d'une quinzaine de délégations espagnoles et internationales, composées de députés, journalistes et membres d'associations, ont été empêchées par les autorités marocaines de se rendre dans les territoires occupés du Sahara Occidental depuis le déclenchement de l'intifadha sahraouie en mai 2005, la dernière en date était celle du Parlement européen, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/700 261025 Oct 06 SPS
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SPS La persistance du statu quo au Sahara Occidental impliquera de graves conséquences (responsable sahraoui)
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Londres, 26/10/ 2006 (SPS) La persistance du statu quo au Sahara Occidental impliquera des risques graves sur la stabilité de la région, des risques que les Sahraouis ont payé un lourd tribut pour éviter, a déclaré, mercredi, sur les ondes de la radio britannique BBC le représentant du Front Polisario au Royaume-Uni et en République d'Irlande, M. Mohamed Omar Sidi.
Le responsable sahraoui qui intervenait en direct à l'émission radiophonique "Focus on Africa" diffusée trois fois par jour, a affirmé que le débat qui a eu lieu, mardi, au sein de la chambre des Communes en Grande Bretagne traduit le souci de mettre fin à l'occupation marocaine du Sahara Occidental et aux violations des droits de l'Homme dans les territoires occupés.
Lors de cette émission à laquelle a pris part le député Jeremy Corbin, M. Mohamed Omar Sidi a souligné que ce débat reflète l'intérêt porté par des députés britanniques et les franges de la population qu'ils représentent, à l'impératif de mettre un terme à la spoliation par l'occupation marocaine des richesses et ressources naturelles du Sahara Occidental et à la nécessité pour la communauté internationale de surmonter son incapacité de mettre en œuvre le plan de paix et contraindre le Maroc à honorer ses engagements quant à la tenue d'un référendum.
Contrairement aux tentatives visant à occulter la position de la Grande Bretagne exprimée clairement sur le site internet de la chambre des Communes, le secrétaire d'Etat britannique chargé du Moyen Orient et de l'Afrique du Nord avait affirmé lors du débat que la position du Royaume-Uni demeure constante quant à la forme du règlement du conflit au Sahara Occidental, citant le vote de son pays en faveur de la résolution de la 4ème commission de décolonisation qui consacre le processus de paix et la validité du plan Baker, conformément à la résolution 1495 du Conseil de sécurité.
Le responsable sahraoui a estimé que la prolongation par le Conseil de sécurité de la Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum d'autodétermination au Sahara Occidental (Minurso) a été et demeure motivée par le refus par le Maroc d'honorer ses propres engagements vis à vis du Conseil de sécurité, lorsqu'il avait annoncé, en 1991, son acceptation du plan de règlement et ultérieurement des accords de Houston en 1997.
Il a ajouté, à ce propos, que la communauté internationale est parfaitement consciente que le refus marocain de recourir à un référendum trahi les craintes du Maroc d'un règlement démocratique garantissant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination en toute liberté, démocratie et transparence.
Par ailleurs, le député Jeremy Corbin a réitéré les positions exprimées, mardi, devant la chambre des Communes, lorsqu'il a déploré l'incapacité de la communauté internationale à organiser le référendum d'autodétermination en dépit de l'engagement pris par les Nations unies depuis 13 ans.
Il a rappelé, dans ce contexte, les résolutions des Nations unies portant organisation d'un référendum d'autodétermination dans la "dernière colonie en Afrique".
Il a, en outre, appelé le gouvernement britannique à "jouer un rôle efficace pour accélérer le processus de 'décolonisation' au Sahara occidental et faire pression sur le Maroc en vue de l'amener à respecter les droits de l'Homme dans les régions occupées au Sahara occidental, notamment le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. (SPS)
020/090/700 261000 Oct 06 SPS
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