SAHARA PRESS SERVICE


SPS
FINLANDE/RASD/ONU/MAROC

Des ONG finlandaises appellent à presser Rabat à respecter le droit à l’autodétermination des Sahraouis

26.10.05


 

Helsinki, 26/10/2005 (SPS) Sept organisations finlandaises ont appelé les Etats membres du Conseil de sécurité onusien à "déployer tous les efforts diplomatiques" à même d’amener le Maroc à mettre un terme à ses violation systématiques des droits de l’homme au Sahara Occidental et à appliquer le Plan de Paix onusien pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental (Plan Baker), selon une lettre qu’elles ont aderssées lundi aux ambassadeurs de ces pays.

 

Elles ont exhorté les membres du Conseil de sécurité à "adopté une résolution ferme, condamnant les violations marocaines des droits de l’homme au Sahara Occidental et exigeant le respect par le Maroc de ses engagements quant à l’application du Plan de Paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental, approuvé par le Conseil de sécurité en 2003 et accepté par le Front Polisario".

 

"La persistance de l’impasse politique entre les parties est très regrettable", ont-elles estimé, soulignant qu’à plusieurs reprises le "Maroc a manqué à ses engagements et fait échouer les efforts du Secrétaire général de l’ONU visant à trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable" au conflit.

 

Evoquant la situation dans les territoires occupés du Sahara Occident, la lettre a sollicité une intervention urgente afin de protéger les vies de plus de 37 prisonniers politiques sahraouis, et de mettre un terme aux violations systématiques marocaines des droits fondamentaux du peuple sahraoui.

 

Le Maroc est "la seule partie qui détient encore des prisonniers de guerre et qui n’a pas entreprit de mesures concrets pour révéler le sort de centaines de victimes de disparition aux territoires occupés", a souligné le texte, appelant le Conseil de sécurité à "déployer tous les efforts à même de protéger la santé des prisonniers politiques sahraouis en grève de faim", depuis déjà 7 jours.

 

Les ONG se sont déclarées "profondément préoccupées par les récents actes de persécutions et de détentions illégales d’activistes sahraouis des droits humains au Sahara Occidental", et estiment qu’une "investigation indépendante et transparente sur les accusations de tortures doit être entreprise" au territoire sahraoui sous occupation marocaine, soumis au quadrillage militaire et médiatique depuis son invasion militaire en 1975.


Enfin, la lettre estime que "la situation humanitaire actuelle du peuple du Sahara Occidental est intolérable. Ses droits les plus fondamentaux, notamment les libertés d’opinion et d’expression ainsi que le droit à l’autodétermination, sont systématiquement violés depuis 1975. En même temps, plus de 160 000 réfugiés vivent en exil pour plus de 30 ans dans les plus déplorables conditions en Algérie, alors que le référendum, tant attendu, et qui devait être organisé en septembre 1991, n’a toujours pas eu lieu".

 

La lettre, dont SPS a reçu une copie, est signé par La Commission Finlandaise pour la paix, L’Union Finlandaise pour la Paix, La Commission Finlandaise des 100, Les Psychologistes Finlandais pour la Responsabilité Sociale, L’Association Finlandaise pour l’ONU, le Conseil Finlandais pour les Réfugiés et la Fondation Finlandaise de la Solidarité Internationale.  (SPS)

 

060/090/000 261110 Oct 05 SPS
 

 

SPS
EUROPE/VERTS/TERRITOIRES OCCUPES/DROITS HUMAINS

Les Verts appellent l’ONU et l’UE à oeuvrer pour mettre fin à la répression marocaine aux territoires occupés

 

 

 

 

 

Kiev, 26/10/2005 (SPS) Les Verts européens ont appelé, dimanche à Kiev, les Nations Unies et l’Union Européenne à entreprendre les mesures nécessaires à même de mettre un terme aux violations marocaines des droits de l’homme au Sahara Occidental, selon une résolution qu’ils ont adoptée lors de la 3ème conférence de leur Conseil, tenu entre le 21 et 23 octobre.

 

"Pendant 30 ans, la société civile sahraoui a eu à subir le Gouvernement marocain, qui a adopté des politiques de répresions et de violations des droits individuels et collectifs" des Sahraouis, a rappelé la résolution, estimant qu’il "est grand temps de les (sahraouis) soutenir chaque pays membre à part", alors que le Parlement européen doit entreprendre toutes les mesures nécessaire à même de mettre un terme à cette politique de répression systématique.

 

La communauté internationale, qui "avait adopté une attitude passive" vis à vis du conflit, a laissé le champ libre au "Maroc pour violer la légalité internationale et les résolutions onusiennes", a ajouté le texte.

 

Pis encore il se limite toujours à "faire obstacle à plusieurs initiatives de paix et à toute possibilité de tenir un referendum d’autodétermination pour les Sahraouis", ont-ils souligné.

 

Les Verts on  en outre estimé que l’organisation "d’un referendum peut mettre un terme à ce conflit qui reste à régler, et qui entre dans le processus de décolonisation des pays africains". (SPS)

 

060/090/000 261120 Oct SPS

 

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SPS
RASD/ESPAGNE
M. Abdelaziz dénonce "l’intransigeance" du Gouvernement marocain

 

 

 


Bilbao, 25 /10/2005 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a dénoncé "l’intransigeance du Maroc" et a affirmé que le problème du Sahara Occidental doit être résolu "conformément à la légalité internationale", au cours d’une réception organisé en son honneur par le maire de Bilbao, Inaki Azkuna, mardi au pays basque.

M. Abdelaziz  a déploré "l’indifférence de la communauté internationale qui n’exerce pas de pressions suffisantes pour faire respecter la légalité internationale" au Sahara Occidental, dénonçant au passage "la brutalité du colonialisme" marocain qui ne reconnaît pas "le droit peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance".

Il a estimé que les autorités marocaines ont réagi de façon "brutale et répressive" face aux "manifestations pacifiques" organisées par les citoyens sahraouis, appelant à faire "pression sur le Maroc" pour mettre à terme ce processus et au "blocage du territoire qui en empêche l’accès aux observateurs et à la presse internationale".

Il a révélé que le mouvement "de protestation pacifique" organisé par les citoyens sahraouis dans les "territoires occupés et au sud du Maroc" depuis le 21 mai dernier, "dénote du ras-le-bol de la situation de blocage" du processus référendaire. (SPS)


010/090/666 261305 oct 05 SPS

 

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SPS
ALGERIE/ONU/RASD
Le Conseil de Sécurité "doit appeler le Maroc à accepter le plan Baker" souligne le Représentant de l'Algérie auprès de l'ONU

 

 

 


New York (Nations Unies), 26/10/2005 (SPS) Le Conseil de Sécurité des Nations Unies, "doit réitérer son appui au plan Baker et appeler directement le Maroc à l'accepter et à le mettre en oeuvre (...) de manière claire et non ambiguë", a souligné le Représentant permanent de l'Algérie auprès de l'ONU, Abdallah Baali, cité par l’APS.

Intervenant lors des consultations du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental, lundi soir à New York, M. Baali a relevé que "le conseil de sécurité  ne peut continuer à se montrer complaisant à l'égard du Maroc, sauf à vouloir consacrer l'injustice".

"Nous avons un territoire qui fait partie des territoires non autonomes répertoriés par le comité de décolonisation des Nations Unies, illégalement occupé par un Etat voisin (...) qui refuse obstinément de le quitter", a indiqué l'ambassadeur algérien.

"Il n'est disposé (...) qu'à lui octroyer plus d'autonomie dans le cadre de la souveraineté et de l'intégrité territoire marocaine", a-t-il ajouté.
 
Dans ce contexte, il a souligné que "si le Maroc a pu et peut se permettre une telle attitude (...) c'est parce qu'il bénéficie à l'intérieur du Conseil de sécurité d'un appui inconditionnel qui empêche toute action coercitive voire toute pression".
 
"Et c'est parce le conseil de sécurité n'était pas en mesure d'assumer ses responsabilités, alors que lui avait pleinement assumé les siennes, que M. Baker n'eut d'autre choix que de partir", a-t-il rappelé.

"Aujourd'hui, nous nous retrouvons de nouveau dans l'impasse. Nous avons un nouvel Envoyé personnel qui s'est rendu dans la région et qui reviendra nous dire que le Front Polisario est prêt à jouer le jeu, à signer le plan de paix et à le mettre en oeuvre tandis que l'autre partie n'est disposée qu'à envisager un statut d'autonomie pour le Sahara occidental. Que va faire le conseil de sécurité?", s'est-il interrogé.

Le diplomate algérien, a par ailleurs appelé le Conseil de Sécurité à "envoyer un message ferme au Maroc qu'il ne peut continuer à verrouiller le territoire aux ONG et aux médias internationaux et à violer les droits les plus élémentaires des citoyens sahraouis".

"Il est regrettable que le Bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme si prompt à réagir aux moindres violations des droits de l'homme dans tel ou tel pays, soit resté silencieux sur le drame vécu au cours des derniers mois par les Sahraouis dans le territoire malgré la mobilisation des ONG comme Amnesty International" a déploré
M. Baali.

Il a rappelé dans ce contexte que l'ONU a une "responsabilité politique et légale à assumer à l'égard des populations des territoires non autonomes". "Et quand le bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme décide de s'intéresser à la situation qui prévaut au Sahara occidental, il choisit, pour ne pas déplaire au Maroc, de vérifier également les allégations du Maroc concernant la situation de "ses concitoyens séquestrés" c'est à dire les réfugiés sahraouis, dans les camps des réfugiés de Tindouf", a-t-il ajouté.

"C'est cette odieuse symétrie, a-t-il souligné, qui place sur un pied d'égalité l'agresseur et la victime qui fait tant de tort à cette organisation, qui compromet sa crédibilité et altère son image et son prestige".
 
Rappelant que le Front Polisario a libéré pour des raisons humanitaires jusqu'au dernier, les prisonniers de guerre marocains", M. Baali a indiqué qu'il était "important que le Maroc libère les centaines de prisonniers de guerre et de détenus politiques sahraouis qui se trouvent dans ses prisons"
 
Le conseil de sécurité se "doit également, sur cette question assumer ses responsabilités" a soutenu le diplomate algérien.

M. Baali, a, en conclusion, réaffirmé que l'Algérie soutient pleinement la recommandation du Secrétaire général concernant la prorogation du mandat pour une nouvelle période de six mois soulignant cependant que "ces six mois doivent être mis à profit par l'Envoyé personnel du Secrétaire général  et le Conseil de sécurité pour convaincre le Maroc de se rallier au plan de paix de M. Baker et de le mettre en oeuvre". (SPS)


010/090/700 261539 oct 05 SPS

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION
Arrestation de 14 étudiants sahraouis à El Aaiun occupée

 

 

 



El Aaiun (territoires occupés), 26/10/2005 (SPS) Quatorze étudiants sahraouis ont été arrêtés par les  forces d'occupation marocaines dans la capitale occupée du Sahara Occidental, El Aaiun, au cours des manifestations hostiles à la colonisation marocaine, organisées lundi et mardi dans les établissements scolaires de la ville, ont indiqué des témoins oculaires.

Les étudiants arrêtés "demeurent toujours dans les commissariats de police où ils sont soumis aux interrogatoires et à la torture", ont indiqué leurs familles, dont les demeures ont été saccagées et pillées par les forces coloniales marocaines "pour nous intimider et se venger contre nos enfants", ont-elles relevé.

Par ailleurs, les étudiants sahraouis du lycée "la Marche noire" (rebaptisé par ce nom au lieu de marche verte) de la ville sainte de Smara ont organisé mercredi des manifestations similaires en signe de solidarité avec leurs compatriotes d'El Aaiun et pour réclamer l'indépendance de leur pays, ainsi que le respect des droits humains au Sahara Occidental.

En outre les activistes sahraouis des droits humains dans les territoires occupés ont lancé un appel en direction de la communauté internationale afin de presser le Maroc à "améliorer les conditions de détention des prisonniers politiques sahraouis dans la Carcel negra" (prison noire) d'El Aaiun, où ils sont en grève de la faim depuis le 19 octobre dernier.

Ils ont également appelé à permettre leur visite par leurs familles qui en ont été "empêchées depuis le 17 octobre dernier et qui ont été brutalisées devant le portail de la prison et conduites pour quelques unes dans des commissariats de police pour intimidation".

Ces mêmes familles avaient dénoncé mardi les conditions de détention de leurs proches et appelé à la satisfaction de leurs revendications, ajoutant que les prisonniers grévistes sont "privés de tout contact avec l'extérieur alors que la prison d'El Aaiun dispose du téléphone", et "ne bénéficie  pas de soins". (SPS)

010/090/110 261619 oct 05 SPS

 

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