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SPS 26.10.04
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Londres, 26/10/2004 (SPS) Le
Ministre d'Etat algérien, Ministre des Affaires
étrangères, M. Abdelaziz Belkhadem, a
réitéré mardi à Londres la position de
l'Algérie vis-à-vis du "conflit entre le Maroc et le
Front Polisario sur le Sahara Occidental", affirmant que les relations
entre l'Algérie et le Maroc "ne saurait se faire au
détriment du droit des peuples à
l'autodétermination", a rapporté mardi l'agence de presse
algérienne, APS.
Dans une déclaration au quotidien londonien "El Hayat", M.
Belkhadem a souligné que le conflit du Sahara Occidental doit
trouver sa solution "dans le cadre des Nations Unies",
réitérant la détermination de l'Algérie
à continuer d'apporter son soutien au Front Polisario et au
peuple sahraoui pour son autodétermination et réaffirmant
le soutien d'Alger aux efforts de l'ONU visant à régler
ce conflit conformément à ses résolutions
pertinentes.
Le ministre algérien a en outre affirmé que la question
sahraouie "ne peut être un casus belli entre l'Algérie et
le Maroc", en référence à la dernière
campagne hystérique de désinformation dirigé par
la presse du Makhzen contre l'Algérie.
Il a réitéré la volonté de son pays
"à améliorer les relations avec le Maroc, en tant que
pays maghrébin frère, comme l'a affirmé le
Président Bouteflika", sauf que, a-t-il souligné,
l'amélioration des relations entre les deux pays "ne saurait se
faire au détriment du droit des peuples à
l'autodétermination".
A une question sur le motif ayant amené le Secrétaire
général de l'ONU à déclarer, dans son
dernier rapport sur le conflit du Sahara Occidental, que la situation
s'est aggravée davantage, M. Belkhadem a indiqué que
c'est le Maroc qui a notifié à l'ONU, le revirement de sa
position quant au Plan de règlement, qui a couronné des
années de négociations.
Il a indiqué, dans ce cadre, que le Maroc "a accepté ce
qui a été convenu entre lui et le Front Polisario durant
les négociations qui ont eu lieu dans plusieurs palais du
royaume et plusieurs capitales et qui ont été
sanctionnées par le Plan de règlement de M. James Baker,
ancien secrétaire d'Etat américain. Mais le Ministre
marocain des Affaires étrangères a adressé, cette
année, une lettre au Secrétaire général de
l'ONU, Kofi Annan, dans laquelle il précise que le Maroc rejette
ce Plan de règlement accepté par les deux parties". (SPS)
060/090/700 261602 OCT 04 SPS
Assa, (Sud Maroc), 26/10/2004 (SPS)
L'activiste sahraoui, Ali Salem Tamek, libéré en janvier
dernier après trois années de prison, a annoncé
que les autorités coloniales marocaine refusent toujours de lui
délivrer un passeport pour aller se soigner du rhumatisme,
l'asthme et autres maladies chroniques, qu'il a contracté
après trois séjours consécutifs en prison au Maroc.
En signe de solidarité avec l'homme, qui compte à son
actif 17 grève de faim, dont la plus longue a atteind 51 jours,
les citoyens sahraouis d'Assa ont organisé lundi un sit-in
devant le siège de l'administration locale pour exiger que ses
doléances soient respectées et appelant les colons
marocains à se retirer de leur pays.
Le Bureau International pour le Respect des Droits de l'Homme au Sahara
Occidental (BIRDHSO), dont le siège se trouve à
Genève, avait appelé en octobre dernier les
défenseurs des droits humains de par le monde à
intervenir auprès de la Représentante spéciale
pour les défenseurs des droits humains de l'ONU, Mme Halima
Jilani, afin d'amener les autorités marocaines à mettre
un terme aux violations des droits de l'Homme dans les territoires
occupés du Sahara Occidental.
Il avait également demandé aux autorités
d'occupation marocaines de "garantir la liberté de circulation
de tous les défenseurs sahraouis en leur restituant
immédiatement leur passeport confisqué ces
dernières années et à délivrer de nouveaux
titre de voyage à ceux qui n'en ont pas" et notamment, "Ali
Salem Tamek, ancien prisonnier politique dont l'état de
santé (suite à de multiples grèves de la faim en
prison) nécessite des soins médicaux à
l'étranger", rappelle-t-on. (SPS)
010/090/100 261425 OCT 04 SPS
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