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SPS L'autonomie pour la Sahara Occidental, une manoeuvre contre le droit des sahraouis à l'autodétermination (Abdelaziz) 26.09.06
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La Caire, 26/09/2006 (SPS) La dernière initiative du Roi Mohamed VI du
Maroc, consistant à octroyer l'autonomie aux sahraouis, n'est qu'une manoeuvre
visant à empêcher le peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination,
a affirmé le Président de la République Mohamed Abdelaziz, dans un entretien au
quotidien égyptien "Al Ahram" paru lundi.
L'idée de ce projet "ne date pas d'aujourd'hui, puisqu'elle avait été déjà
proposée par feu le Roi Hassan II et n'apporte rien de nouveau pour le règlement
du conflit", a rappelé le Président de la République
"Il s'agit plutôt d'une manoeuvre visant à empêcher le peuple sahraoui d'exercer
son droit à l'autodétermination et une tentative de confiscation de ses droits
nationaux, c'est pourquoi nous rejetons en bloc cette initiative", a-t-il dit.
Le Président Abdelaziz a en outre souligné que le Maroc doit se conformer à la
Légalité internationale et aux exigences des Nations Unies pour que le dernier
mot revienne au peuple sahraoui qui décidera de son avenir à travers un
référendum d'autodétermination.
Dans ce contexte, le Président de la République s'est interrogé du rejet par le
Maroc de ce référendum, du plan proposé par l'ancien envoyé des Nations Unies
chargé du dossier du Sahara Occidental, James Baker et qui comporte quatre
points et du contenu de la résolution 1415 qui prévoit des points fondamentaux
dont une période d'autonomie allant de 4 à 5 ans avant l'organisation d'un
référendum.
Le président sahraoui a qualifié l'invitation du Conseil Consultatif Royal pour
le Sahara Occidental institué par le Maroc à "un dialogue direct" pour le
règlement de la question du Sahara occidental de "manoeuvre vaine et tardive".
Il a par ailleurs souligné que ce Conseil n'est pas récent ajoutant que tout le
monde se rappelle du Conseil déjà créé par le Roi Hassan II en 1981 après son
retour du sommet de l'OUA tenu à Nairobi et au cours duquel il avait annoncé au
monde entier qu'il approuvait l'organisation d'un référendum d'autodétermination
du peuple sahraoui.
Par ailleurs, M. Mohamed Abdelaziz a indiqué que sa dernière visite à Washington
"était réussie".
"Nous avons réalisé quelques résultats positifs" a-t-il affirmé ajoutant
toutefois que "cela n'exclut pas le fait que, n'était ce le parti pris en faveur
de la partie marocaine de certains membres permanents du Conseil de la sécurité
en faveur de la partie marocaine, en l'occurrence la France, la question
sahraouie aurait été réglée".
Il a rappelé dans le même contexte la position des Etats Unis qui demeurent
attachés au Plan Baker et demandent à l'ONU d'oeuvrer à résoudre cette question.
(SPS)
010/090/700 260859 sept 06 SPS
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SPS Une ONG marocaine inquiète des conditions de détention de militants sahraouis
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Rabat, 26/09/2006 (SPS) Une ONG marocaine de défense des droits de
l'homme a manifesté lundi son ''inquiétude'' devant la détérioration de l'état
de santé des détenus politiques sahraouis, en grève de la faim, dans trois
prisons marocaines, notamment à la "Carcel negra" (prison noire) d'El Aaiun
occupée, capitale du Sahara Occidental.
L'association marocaine de défense des droits humains (AMDH), a, dans un
communiqué de son bureau central, exprimé ''sa très vive préoccupation'' devant
la détérioration de l'état de santé des prisonniers sahraouis, en grève de la
faim depuis le 4 septembre dernier pour revendiquer notamment l'amélioration de
leurs conditions de détention.
Les 11 militants sahraouis, dont des défenseurs des droits de l'homme détenus
depuis au moins six mois dans les prisons de la ''carcel negra'' d'El Aaiun
occupée (Sahara Occidental), à Inzegan et Aït Melloul (Agadir) observent depuis
juin dernier des mouvements de grèves cycliques.
Leur grève de la faim porte autant sur la dénonciation de ''leurs conditions
inhumaines de détention, les harcèlements qu'ils subissent quotidiennement que
pour revendiquer leur rassemblement dans une même cellule'', indiquent des
défenseurs des droits de l'homme.
Leurs revendications portent également sur le statut de prisonniers politiques
et leur séparation des détenus de droit commun.
L'AMDH a, en outre, appelé les autorités marocaines d'occupation ''à ouvrir un
dialogue avec les détenus politiques sahraouis sur leurs revendications'', car,
selon cette ONG marocaine, ''la poursuite de la grève de la faim de ces détenus
peut attenter à leur santé, sinon à leur droit à la vie''.
L'AMDH a, par ailleurs, souligné ''la situation alarmante dans les prisons
marocaines'' qui a conduit des détenus à observer plusieurs mouvements de
protestation et de grève de la faim, ainsi que le décès de trois prisonniers au
cours de ces dernières semaines.
(SPS)
010/090/700 260914 sept 06 SPS
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