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SPS 26.08.04
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Houston,
26/08/2004 (SPS) L'ex-Secrétaire d'Etat américain aux
affaires étrangères, James Baker, a souligné jeudi
dernier que le Maroc "n'aura jamais l'approbation de la
légitimité internationale pour son occupation du
territoire" du Sahara occidental, l'accusant d'être à
l'origine de l'échec de toutes les tentatives de solution
pacifique au conflit et critiquant le manque de fermeté du
Conseil de Sécurité face à l'intransigeance
marocaine.
Dans une interview accordée à la chaîne
américaine PBS et réalisée par la journaliste
Mishal Husain, l'ex-envoyé personnel du Secrétaire
Général de l'ONU pour le Sahara occidental, James Baker,
a assuré que le Maroc "n'aura jamais l'approbation de la
légitimité internationale pour son occupation"
illégale du territoire, estimant qu'il "est fortement dans
l'intérêt du Maroc de trouver une solution à ce
problème", car a-t-il ajouté, "partant du Droit
international aucun pays du monde n'admet les revendications marocaines
sur le Sahara Occidental".
Il n'y aura "pas le même développement économique
au Maghreb tant que la question du Sahara Occidental n'est pas
réglée", a-t-il jugé, exhortant le Maroc de se
conformer à la légalité internationale pour le
bien de toute la région.
D'autre part, le Maroc est à l'origine de l'échec de tous
les efforts de règlement pacifique du conflit, a signifié
M. Baker, soulignant que Rabat craint le résultat de l'exercice
par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.
"En 1991 M.
Javier Perez de Cuellar, alors Secrétaire Général
de l'ONU, a mis sur table le plan de règlement, que le Front
Polisario et le Maroc avaient accepté, préconisant un
vote basé sur le recensement espagnol de 1975 ou 1976. Mais, au
fur et à mesure qu'on s'approchait de l'application du plan de
règlement, et nous y étions presque, parce que nous
avions eu un code de conduite des élections accepté ici
même à Houston, nous avions eu aussi les accords de
Houston. En bref, plus nous nous rapprochions et plus l'irritation des
marocains augmentait par crainte de perdre le referendum".
M. James Baker, et après avoir étaler les multiples
efforts et plans élaborés par l'ONU pour le
règlement du conflit, et qui ont tous, selon lui,
fracassé à cause de l'attitude dilatoire marocaine, a
considéré à deux reprises que le manque de
fermeté de la part du Conseil de Sécurité est une
autre raison, qui a empêché l'aboutissement de ses efforts.
Le problème serait réglé si le Conseil de
sécurité passe "du chapitre 6 -le consensus- au chapitre
7, qui permet de demander aux parties où forcer, l'une ou les
deux, à faire quelque chose qu'elles ne sont pas
disposées à faire", volontairement, a-t-il
souligné.
M. Baker a en
outre approuvé que "la société sahraouie actuelle
est évoluée. Les sahraouis vivent dans des camps de
réfugiés où le taux d'alphabétisation est
de 95%. Ils ont un gouvernement démocratique. Et le rôle
de la femme y est très important", soulignant en plus que les
sahraouis "n'ont jamais eu recours au terrorisme" dans leur lutte
armée pour l'indépendance. (SPS)
060/090/000 261519 AOUT 04 SPS
SPS
TERRITOIRES
OCCUPES/REPRESSION
Deux ONGs sahraouies dénoncent la situation des droits humains
dans les territoires occupés
Chahid
El Hafed, 26/08/2004 (SPS) L'Association des Familles des Prisonniers
et Disparus sahraouis (AFAPREDESA) et l'Union des Juristes sahraouis
(UJS) ont exprimé mercredi, leur ''profonde
préoccupation'' pour la situation alarmante des droits humains
dans les territoires occupés du Sahara Occidental, suite
à la peine de 8 mois de prison et une amande de 5.000 dirhams
imposée au jeune sahraoui, Mahmud Mustafa Haddad, a
indiqué un communiqué conjoint des deux ONGs.
Les deux ONGs ont dénoncé cette ''nouvelle violation des
droits humains dans les territoires occupés du Sahara
Occidental'', commise dans la ville d'El Aaiun contre ce jeune
sahraoui, qui a été torturé par la police
marocaine et transféré vers la 'Carcela Negra' avant
d'être soumis lundi dernier à un jugement sommaire pour
avoir mis le drapeau de la République Arabe Sahraouie
Démocratique (RASD) à la place du drapeau du colonisateur
marocain.
Cet acte, selon l'AFAPREDESA, ''a causé la colère des
autorités d'occupation marocaine, qui ont demandé
l'intervention d'une douzaine de ses agents pour entrer brutalement
dans la maison de Mahmoud en insultant les membres de sa famille, qui a
été maltraitée, frappée, torturée et
insultée", a souligné le communiqué.
''Comme d'habitude, le détenu sahraoui de 22 ans, a
été victime de ce jugement sans défense
accusé d'avoir agresser un agent de la police et porter atteinte
aux principes sacrés du Royaume marocain'', a ajouté la
même source.
L'AFAPREDESA et l'UJS ont enfin appelé toutes les organisations
gouvernementales et non gouvernementales à intervenir
auprès du Maroc pour exiger le respect des droits humains dans
les territoires occupés du Sahara occidental et à ouvrir
une enquête judiciaire contre les responsables de la torture du
jeune sahraoui afin que justice lui soit rendue.
Haddad avait passé plus de 72 heures dans les locaux de la
police judiciaire (PJ) fréquemment utilisé comme centre
d'interrogatoire et de torture, ou il a subit tous types de torture,
mauvais traitement et agression y inclus des brûlures de
cigarettes qui étaient très claires sur son corps",
''avant d'être transfère à la Carcela Negra d'El
Aaiun'', rappelle-t-on.
D'autre part, l'Union des Juristes Sahraouis (UJS), avait
dénoncé énergiquement, mardi, l'intervention
brutale des autorités d'occupation marocaines a l'encontre de la
famille sahraouie de Bachir Seiciri, exprimant sa préoccupation
devant la situation inquiétante des droits de l'Homme dans les
territoires occupés du Sahara Occidental, rappelle-t-on
encore.(SPS)
020/090/000 261430 AOUT 04 SPS
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