SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/MEXIQUE/INTIFADA/ONU
Une association mexicaine interpelle Annan pour organiser le référendum au Sahara Occidental

26.07.05




Mexico, 26/07/2005 (SPS) Le Président de l'Association Mexicaine d’Amitié avec la RASD (AMARASD), président de la Société des écrivains mexicains,  V?ctor Hugo  Rascon Banda, a appelé le SG de l’ONU, Kofi Annan, à œuvrer sans délai à organiser le référendum d’autodétermination du peuple sahraoui et à mettre un terme à la répression dans le territoire.

"Il faut organiser le référendum proposé depuis 1991 que le Gouvernement marocain empêche de manière arbitraire et illégale et exercer des pressions par tous les moyens sur le Gouvernement marocain pour qu’il cesse la répression contre la population civile sahraouie", a écrit M. Rascon Banda dans une lettre à M. Annan, dont une copie est parvenue à SPS.

L’association réclame également "l’entrée de tous les médias, observateurs internationaux et ONG de droits humains" dans le territoire sahraoui, où "l’arbitraire et les crimes commis par les autorités marocaines continuent à être dissimulés à la communauté internationale". (SPS)

010/090/666 261046 Jul 05 SPS





haut de page

SPS
RASD/ESPAGNE/INTIFADA/MANIFESTATION
Manifestation à Valence pour exiger la libération de Tamek, Mme Haidar et les prisonniers politiques sahraouis




Valence, 26/07/2005 (SPS) Une manifestation regroupant des milliers d’Espagnols a été organisé dimanche à Valence pour condamner la brutale répression contre les Sahraouis dans les territoires occupés et exiger la libération de Ali Salem Tamek, Aminetou Haidar et leur compatriotes activistes sahraouis des droits humains et autres prisonniers politiques sahraouis aux mains du Maroc.

Organisée par la Fédération des Associations Solidaires avec le Peuple Sahraoui de la communauté de Valence, la manifestation a compté avec la participation de plusieurs responsables politiques espagnols des partis, syndicats, institutions, mouvement associatifs et la communauté sahraouie de Valence.

"Nous exigeons la condamnation des violations des droits humains au Sahara occupé", "Exigeons la libre circulation dans le territoire" (sahraoui), "Exigeons la libération immédiate de Aminetou Haidar, Ali Salem Tamek et tous les prisonniers politiques sahraouis", "Exigeons de notre Gouvernement … l’application du plan Baker", sont entre autres quelques uns des slogans des manifestants. (SPS)

010/090/666 260949 Jul 05 SPS





haut de page

SPS
RASD/ESPAGNE/INTIFADA/MANIFESTATION
Manifestation de solidarité à Almeria avec Tamek, Mme Haidar et les prisonniers politiques sahraouis




Almeria, 26/07/2005 (SPS) Plus de 3.000 personnes ont manifesté lundi dans les rues Almeria (Andalousie) pour réclamer la libération de Ali Salem Tamek, Aminetou Haidar et tous les prisonniers politiques sahraouis, exiger l’organisation du référendum et mettre un terme à l’état de siège imposé au Sahara Occidental depuis son occupation coloniale par le Maroc en 1975, a constaté SPS.

La manifestation à laquelle a pris part l’ancien leader la Gauche Unie (IU en espagnol), Julio Anguita, a sillonné les artères de la ville avant d’improviser un sit-in devant le consulat marocain de la ville, où ils ont donné lecture à un communiqué dénonçant la répression perpétrée contre les civiles sahraouis dans les zones occupés et appelant à l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple  sahraoui.

Une manifestation similaire avait eu lieu samedi dernier à Barcelone et une autre s’est déroulée dimanche à Valence, rappelle-t-on. (SPS)

010/090/666 261158 Jul 05 SPS




SPS
RASD/ONU/DROITS HUMAINS
Une délégation sahraouie présente à la Commission des droits humains à Genève




Genève, 26/07/2005 (SPS) Une délégation sahraouie, conduite par l’ambassadeur Mohamed Yeslem Beissat, a prit part aux travaux de la 57ème Session de la Sous-commission des Nations Unies des droits de l’Homme, qui se tiennent du 25 juillet au 12 août 2005 à Genève.

"L’ouverture des travaux de cette  Sous-commission intervient cette année dans un contexte extrêmement crucial au Sahara Occidental marqué par la répression féroce sans précédent des autorités coloniales marocaines contre les populations civiles sahraouies qui ne font que réclamer leurs droits légitimes et ce, par les moyens pacifiques", a déclaré à SPS M’Hamed Cheikh, membre de la délégation sahraouie.

"Le bilan de cette répression qui n’en finit pas, est particulièrement lourd : des centaines de blessés, d’arrestations autant de disparus et de très lourdes peines contre les défenseurs sahraouis des droits de l’Homme, soumis ces dernières semaines à une véritable traque de la part des forces de sécurité marocaines", a-t-il précisé, ajoutant que "les activistes des droits humains tels Ali Salem Tamek, Aminetou Haidar, Brahim Noumriya, El Moutawakil, et bien d’autres croupissent toujours en prison".

"L’expulsion continue par le Maroc des délégations européenne du Sahara Occidental constituent un réel danger pour la paix", a-il averti, soulignant que tous les efforts entrepris jusqu'à là par la Communauté internationale, et qui visent pour l'essentiel à réunir les conditions propices à l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination "se heurtent à l’intransigeance des autorités marocaines et au refus du Gouvernement de Rabat de souscrire à la légalité internationale".

En marge de l’ouverture des travaux de la session, la délégation sahraouie a rencontré des experts indépendants, plusieurs représentants des pays membres ainsi que ceux des ONG présentes.

Au centre des entretiens : "la répression marocaine barbare qui sévit depuis le 21 mai 2005 dans les territoires occupés du Sahara Occidental, notamment El Aaiun la capitale, Dakhla Smara, Boujdour et bien d’autres villes ainsi que le sud marocain" suite aux manifestations et protestations "non-violentes", qui réclament  "la liberté d'expression, le droit de circulation, la libération des détenus politiques et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination à travers l'organisation d'un référendum libre et démocratique tel que préconisé par tous les textes et résolutions des Nations Unies", a-t-on indiqué. (SPS)

010/090/100 261752 Jul 05 SPS







SPS
MAROC/PARTIS/LEZARDES
Un parti marocain se démarque de la politique du pouvoir vis à vis du Sahara Occidental



Rabat, 26/07/2005 (SPS) Le parti marocain ''la Voie Démocratique''  (Ennahdj Eddimocrati) s’est démarqué de la politique du Palais royal vis à vis du Sahara Occidental, tant ce dernier n’aura pas rompu avec "la démocratie de façade" et le "rôle de figurants", qu’il veut faire jouer aux partis politiques marocains, appelant à l’application de la solution légale et démocratique préconisé par l’ONU : un référendum d’autodétermination.

Dans un entretien à l'hebdomadaire marocain, ''Le Journal Hebdomadaire'', le Secrétaire national de ''La Voie Démocratique'', Abdellah Elharif, a répondu à cinq questions du journaliste, Taieb Chadi, que nous publions ici dans leur intégralité :

-  Pourquoi avez-vous décliné l’invitation du conseiller du roi ?
- D’abord, il ne nous semble pas qu’il s’agisse de concertations, au sens d’un débat libre permettant d’exprimer les points de vus différents, ou même opposés, aux points de vues officiels sur la question du Sahara. Pendant les trois dernières décades, a prévalu dans notre pays une démocratie de façade, où, les forces politiques ont joué, pour l’essentiel, un rôle de figurants. Ceci est encore plus vrai pour la question du Sahara où la gestion du dossier est monopolisé par le Palais. L’opinion publique et les forces politiques étant confinés dans le rôle d’inconditionnel soutiens aux décisions officielles, alors que les forces appelant à une solution démocratique de la question du Sahara se basant sur le principe de l’autodétermination étaient soumises à une répression implacable, même après que le Maroc a accepté le principe d’un référendum d’autodétermination à partir de 1981, à Nairobi. La position officielle marocaine a enregistré un recul dans la question du Sahara. En effet, alors que le pouvoir acceptait une solution sur la base du principe d’autodétermination et du plan de l’ONU pour l’organisation d’un référendum et chicanait sur les détails relatifs aux listes des électeurs, il semble qu’il ait décidé de renier ses engagements précédents et d’appeler à une solution négociée sur la base de la "marocanité du Sahara". De plus le pouvoir semble revenir avec force à l’approche sécuritaire pure et simple comme en atteste les nombreuses arrestations d’activistes sahraouis opérées dernièrement et les lourdes peines prononcées contre eux. En outre la question du Sahara continue à être considérée comme une cause "sacrée" où aucune discussion ou remise en cause n’est permise.

- Boycottez-vous toutes les invitations de ce type ?
- Tant que nous ne sentions pas une réelle volonté de la part du pouvoir de rompre avec l’approche actuelle au Sahara en permettant d’ouvrir la voie à une solution démocratique avec la participation effective des forces politiques représentatives, nous serons obligés de décliner ce type d’invitation, d’autant plus que nous sommes interdits de tout accès aux médias publics qui nous permettrait de diffuser et d’expliquer nos positions.

- Ne risquez-vous de vous isoler ?
-Notre position sur le Sahara, au lieu de nous isoler, nous rapproche des forces réellement démocratiques, au Maroc et dans le monde. Nous ne sommes pas isolés des forces vives du pays puisque nous sommes membres du rassemblement de la Gauche Démocratique et actifs dans les organisations de masse syndicales, des droits humains, des diplômés chômeurs et autres organisations de la société civile.

- Vous avez payé cher vos convictions…
-Notre attachement à une solution démocratique au Sahara n’est nullement une réaction contre un pouvoir qui a fait payé un lourd tribut à nos militants (disparitions, tortures, peines de prison allant jusqu’à 17 ans). Notre position sur le Sahara est dictée par le respect de nos principes et des intérêts des classes laborieuses qui ont souffert le calvaire à cause de l’affaire du Sahara. Les propositions contradictoires de l’Etat sur l’affaire du Sahara, traduisent la contradiction entre la nature foncièrement anti-démocratique du pouvoir et des classes dominantes et en particulier de son noyau dur : la mafia du makhzen qui s’oppose, quant au fond, à toute forme d’autodétermination et les tentatives de donner une image de l’Etat comme étant démocratique et respectueux de ses engagements vis-à-vis de la communauté et de la légalité internationale.

- Pour vous, il n’y a pas de solution au problème du Sahara sans démocratie.  Pourquoi ?
- Pendant plus de trente ans, la construction d’un Etat démocratique a été hypothéquée par "l’unanimité" sur le Sahara considérée comme priorité des priorités. Par contre si la priorité des priorités est la démocratie, ceci conduira à l’affaiblissement de la mafia du makhzen et ouvrira la voie à une solution démocratique au Sahara. Ce qui entraînera une accélération de la démocratisation. Ceci nécessite une lutte démocratique, sans concession, et en particulier de combattre l’impunité pour crimes politiques et économiques. (SPS)

010/090/900 261753 Jul 05 SPS


Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info