SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/ESPAGNE
Une délégation andalouse refoulée de l’aéroport d’El Aaiun

26.04.05


ِِِEl Aaiun (Sahara Occidental), 26/06/2005 (SPS) Une délégation de parlementaires et du mouvement associatif andalous a été refoulée ce dimanche de l’aéroport d’El Aaiun par les autorités coloniales marocaines leur refusant ainsi de visiter le territoire sahraoui à l’image de trois autres délégations espagnoles qui les avaient précédées, a constaté SPS.

Soumis depuis 1975 à un état de siège permanant et fermé aux observateurs et journalistes étrangers, le territoire sahraoui continu à être le théâtre d’affrontements sanglants entre manifestants sahraouis qui réclament l’indépendance de leur pays et les autorités coloniales qui ripostent par la répression et la terreur. Une situation que les observateurs étrangers tentent de vérifier sur place en vain.

La délégation est composée de la parlementaire andalouse du premier parti d’opposition espagnol, le Parti Populaire (PP), Begona Chacon, d’un député de la Gauche Unie (IU en espagnol), Ignacio García, du professeur du Droit Internationale Public de l’université de Malaga, Alejandro Carrión, du  professeur d’anthropologie social de l’Université de Séville, Isidoro Moreno, du Secrétaire général du Syndicats des Ouvriers des Champs (SOC), Diego Cañamero,  du Président de la Fédération Andalouse des Associations solidaires avec le Sahara (FANDAS), Francisco Guerrero, et du président de l’Association des Amis du Peuple Sahraoui de Séville, Fernando Peraita.

Le député de IU, Ignacio Garcia, a estimé dans une déclaration à Europa Press que "quelques chose de très grave a dû se passer sur place", soulignant que le Gouvernement Zapatero doit "réviser ses relations avec le Maroc, parce qu’il y des motifs pour avoir des doutes très sérieux".

De son côté le Secrétaire général du Syndicats des Ouvriers des Champs (SOC), Diego Cañamero, a indiqué que ce qui s’est passé était prévu c’est à dire qu’il y a une dictature dans un territoire occupé" et "évidemment ils cachent quelque chose" (…) " ils cachent les agressions, les tortures, les blessés, les encerclements et l’absence de liberté", a-t-il ajouté, cité par Europa Press.

C’est la quatrième délégation expulsée de l’aéroport d’El Aaiun par les autorités coloniales marocaines en moins de quinze jours. "Ils ont décidément quelque chose à cacher", avait relevé un membre d’une délégation d’élus de Madrid, expulsée le 5 juin dernier de l’aéroport de El Aaiun.

Une deuxième délégation de parlementaires catalans, qui s’est rendu sur place le 8 juin, s’est vu interdite de quitter son avion à l’aéroport d’El Aaiun et a été aussitôt expulsée vers les Iles canaries.

Depuis le 21 mai dernier, de violents affrontements ont eu lieu entre les forces marocaines de répression et les Sahraouis, qui réclamaient le respect des droits humains et le droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Des affrontements qui se sont soldés par des dizaines de blessés, de prisonniers et disparus à El Aaiun, Smara, Boujdour, Dakhla (Sahara Occidental) ou à Rabat, Marrakech, Agadir, Casablanca (Maroc), rappelle-t-on. (SPS)

010/090/666 261710 jun 05 SPS



Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info