SAHARA PRESS SERVICE

SPS
RASD/ONU/RAPPORT/REACTION
Ahmed Boukhari: L’autodétermination est l’exigence légale et politique pour résoudre le conflit du Sahara Occidental
26.04.05



ِِِ
Washington (Nations Unies), 26/04/2005 (SPS) Le Représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Ahmed Boukhari, a considéré lundi à Washington que "l’autodétermination est l’exigence légale et politique établie par les Nations unies pour résoudre le conflit du Sahara Occidental".

Voici le texte intégral de la lettre adressée lundi par le diplomate sahraoui au Président du Conseil de sécurité, M. Wang Guangya, en réponse au dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU adressé jeudi au Conseil.


"
Ab/e/sc/1/04/05
Excellence
M. Wang Guangya
Président du Conseil de sécurité
New York, 25 avril 2005

M. le Président,

J’ai l’honneur de vous adresser la présente lettre qui contient les observations du Front POLISARIO sur le contenu du rapport du Secrétaire général S/2005/254 du 19 avril 2005, au sujet du Sahara Occidental.
 
1- Depuis 1986 jusqu’à 2004 les Nations unies ont déployé des efforts infatigables visant à résoudre le conflit du Sahara Occidental pacifiquement sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le plan de règlement, complété par les Accords de Houston, et le dernier Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental tous les deux adoptés par le Conseil du sécurité, ont été le fruit de ces efforts.
 
2- Malheureusement, le rapport a choisi d’ignorer les deux plans mentionnés. Cela faisant, il disculpe, ou même encourage la partie dont l’attitude d’obstruction délibérée, déceptive et manquante de bonne volonté a placé la crédibilité des Nations unies vis-à-vis du Sahara Occidental en une grave situation.
 
3- Le Maroc refuse, en effet, d’accepter le principe d’autodétermination pour le peuple sahraoui, un principe qu’il a formellement accepté pendant plus de 10 ans. Plus encore, l’autodétermination est l’exigence légale et politique établi par les Nations unies pour résoudre le conflit du Sahara Occidental.

4- Par conséquence, le désaccord fondamental n’est nullement entre les deux parties, sinon entre le Maroc et la Charte des Nations unies, et entre ce pays et les multiples résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale.
 
5- A cet égard, et en partageant la préoccupation déclaré dans le rapport à propos de la fragilité du cessé le feu en vigueur actuellement, le Frente POLISARIO considère que cet aspect ne doit pas devenir une fin en elle même ou l’unique but de l’engagement des Nations unies dans la question du Sahara Occidental.

Les parties doivent s’engager dans le respect des termes des accords militaires signés avec la MINURSO, mais ils doivent aussi respecter leurs engagements vis à vis de la tenue du référendum d’autodétermination. Ces deux piliers sont infiniment liés conformément à tous les plans de paix.
 
6- Concernant d’autres questions traitées dans le rapport, le Front POLISARIO aimerait souligné ce qui suit:

a) Le contingent des 46 citoyens Bangladeshis, auxquels il y a référence dans le paragraphe 12, font partie d’un groupe qui a débarqué à l’aéroport de Casablanca avec des passeports et des visas pour le Maroc. Et comme au passé, le autorités civiles et militaires marocaines ont transporté ce contingent dans des autobus et puis en voitures tout au long de la route vers le mur défensif à l’intérieur du territoire du Sahara Occidental. Là bas, et en subissant un traitement inhumain, le groupe a été forcé au début d’avril à s’embarquer dans un voyage en désert pour être localiser par les unités militaires sahraouies, qui les ont pris en charge leur fournissant logement, vivres et autres besoins.
 
Le groupe des 46 été précédé par un autre groupe de citoyens asiatiques eux aussi expulsé à travers le mur défensif par les autorités marocaines l’année dernière. Ils ont été sauvés d’une mort  certaine en plein désert par les unités militaires du POLISARIO.

Le comportement marocain démontre que sa politique déclarée de vouloir stopper l’immigration illégale, qui n’est qu’un prétexte pour demander des équipements et des radars pour les introduire dans le Sahara Occidental, a été démenti par les faits.
 
b.- Finalement, les mesures de confiance constituent une opération humanitaire qui a été réussite. Pourtant, sa continuité a été entravé par le Maroc qui a eu recours à des tactiques dilatoires qui ne doivent tromper personne.
 
M. le Président,

Le Front POLISARIO est fermement convaincu que le Conseil de sécurité a la possibilité de revigorer le processus de paix en vue de tenir le référendum d’autodétermination comme il a été stipulé dans le Plan de Règlement et les Accords de Houston comme dans le dernier Plan de paix endossé par la résolution 1495 (2003). Le Maroc doit coopérer avec les Nations unies pour achever cet objectif qui rentre dans le cadre des responsabilités devrant être assumé pour l’éradication du colonialisme.
 
L’impasse actuelle n’est pas une option à permettre. Ses conséquences sont négatives pour la crédibilité des Nations unies et pour la paix, la stabilité et le développement régional.
 
Je serais très reconnaissant à votre Excellence de bien vouloir faire parvenir le contenu de cette lettre à l’attention des membres du Conseil.

Et je saisis cette opportunité pour vous renouvelez mes plus hautes considérations.
Ahmed Boukhari
Représentant du Frente Polisario." (SPS)

060/090/100 260052 AVR 05 SPS



Recevoir les nouvelles par courrier électronique:
si vous désirez recevoir les dépêches de Sahara Press Service inscrivez-vous
>>ici

>> Dernières Dépêches <<
HOME
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info