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SPS 26.04.04
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Chahid El Hafed, 26/04/2004
(SPS) M. M'Hamed Khadad, membre de la direction politique du Front Polisario,
coordonnateur avec la Minurso, a regretté le manque de fermeté
de l'ONU devant l'intransigeance de Rabat et appelle au retour au plan de
paix original de 1991, «déjà accepté par les parties».
«Nous regrettons surtout le manque de vigueur et de fermeté
des Nations Unies devant l'intransigeance et les violations par le Maroc
du droit et de la légalité internationale, même si pour
l'essentiel la copie marocaine a été entièrement ignorée»,
a-t-il souligné dans une déclaration publié dimanche
par Arso, (texte intégral).
Selon lui, si le dernier Plan Baker échoue à cause de l'intransigeance
marocaine, «l'ONU devra par conséquent appliquer le Plan de
paix original de 1991, qui a déjà été accepté
par le Maroc et le Front POLISARIO», avisant que «le vide n'est
pas acceptable», puisqu'il est générateur d'une «situation
dangereuse qui pourra à n'importe quel moment dégénérer
en un conflit ouvert».
«L'ONU doit faire comprendre au Maroc que sa position d'obstruction
permanente est intolérable et ne peut rester impunie», a-t-il
martelé, estimant que le prochain mandat de la Minurso doit être
mis à profit par le Conseil de sécurité pour «amener
le Maroc à reprendre la voie de la raison en coopérant avec
l'ONU en vue de l'organisation d'un référendum d'autodétermination
libre et juste pour le peuple sahraoui».
Interrogé sur ce que rapporte au Maroc cette prorogation du délais
du référendum, M. Khadad a estimé que Rabat «est
dans une situation politique et socio-économique bloquée»,
caractérisée notamment par la drogue, le terrorisme et les
"pateras", en plus de «la charge financière et diplomatique
de son occupation coloniale du territoire sahraoui».
Il a en outre relevé «l'échec total de la politique marocaine
d'assimilation dans le territoire», relevant que les échanges
de visites que supervise actuellement le HCR depuis 7 semaines et qui ont
bénéficié à plus de 400 personnes «ont
démontré tout le ridicule des prétentions et de la propagande
marocaines des 29 dernières années. Ces visites ont mis en
lumière le rejet unanime des Sahraouis de l'expansionnisme marocain
et leur attachement à leur indépendance».
Plutôt que de continuer sa fuite en avant, a-t-il souligné,
«le Maroc doit se concentrer à trouver des solutions à
sa situation socio-économique et politique interne difficile et mettre
un terme à son défi à la communauté internationale».
(SPS)
010/090/990 261245 avr
04 SPS
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