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SPS 26.03.04
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New York,
26/03/2004 (SPS) Le Maroc « a exporté au monde la drogue et
le terrorisme international, conséquence de l'absence de la démocratie
et de la crise aigue du niveau de vie économique du peuple marocain
», a déclaré le Président de la République,
Mohamed Abdelaziz, dans un point de presse accordé aux médias
espagnols, rapporté jeudi par l'Agence espagnole d'information,(EFE).
Le Chef de l'Etat, qui se trouve en visite de travail aux USA depuis mercredi,
a estimé que la frustration du peuple marocain provoquée par
la politique de sa direction a fait que ce pays « exporte » le
terrorisme international.
Après avoir rendu hommage aux « victimes innocentes »
de l'attentat de Madrid et condamné fermement cette agression, Abdelaziz
a souligné « la responsabilité historique » de
l'Espagne au sujet du Sahara occidental.
Rappelant le rôle qu'a accompli par le Portugal dans l'indépendance
du Timor Oriental, M. Abdelaziz a souhaité que « l'Espagne accomplisse
avec courage un rôle similaire ».
Il a d'autre part invité l'Espagne à « ne pas perdre
» l'opportunité qu'offre le Plan de paix présenté
par l'Envoyé personnel de Kofi Annan, James Baker, estimant que le
soutien de la légalité internationale et le droit du peuple
sahraoui à l'autodétermination « n'est pas en contradiction
avec la vision des intérêts de l'Espagne avec le Maroc ou avec
n'importe quel autre pays de la région ».
Par ailleurs, le Chef de l'Etat a fait état de la préoccupation
du SG de l'ONU, Kofi Annan, qu'il venait de rencontrer, devant le blocage
de la situation au Sahara occidental, soulignant qu'il lui a affirmé
que son organisation « n'épargnera aucun effort pour faire avancer
les choses ».
M. Abdelaziz s'est interrogé « jusqu'à quand »
durera cette paralysie, et « jusqu'où le processus de paix et
la légalité internationale vont demeurer attachés à
une position unilatérale marocaine ».
Rappelant l'appui du Conseil de sécurité au « Plan Baker
», accepté par le Front Polisario, le Président de la
république a estimé qu'aussi bien Annan et le Conseil de sécurité,
forts de la légalité internationale, «possèdent
beaucoup de moyens » pour faire avancer le processus. (SPS)
020/090/770
261848 mar 04 SPS
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