SAHARA PRESS SERVICE

25.12.01

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION
Intensification de la repression dans les territoires occupés

Smara (Territoires Occupés), 25/12/01 (SPS) - Les autorités d'occupation marocaines ont procédé, lundi, à l'enlèvement du citoyen sahraoui, Hadhiya Ould Hmeim dans la ville de Smara, a-t-on appris de source proche du ministère des territoires occupés et des communautés à l'étranger .

La victime a été enlevée dans la rue par les forces spéciales pour être soumise durant quelques heures à la torture et aux interrogatoires musclés avant d'être jeté dans la rue évanoui, dans la nuit du dimanche à lundi, a précisé la même source.

On lui reprochait notamment d'être parmi les éléments actifs ayant participé dans les manifestations du 17 novembre à Smara, organisées pour protester contre la visite du roi du Maroc dans les territoires occupés, qui ont été réprimées dans le sang, a-t-on indiqué.

En outre les étudiants du ''lycée de Saguia el Hamra de Smara'' ont organisé, lundi, un sit-in dans leur établissement en signe de solidarité avec les détenus politiques sahraouis et pour réclamer leur libération, appelant à mettre un terme à la violence des forces d'occupation et aux violations systématiques des droits de l'homme au Sahara Occidental, a ajouté la même source.

Par ailleurs, les détenus politiques sahraouis dans la ''Prison noire'' d'El-Aaiun ont décidé d'observer mardi une grève de faim limitée pour dénoncer les dures conditions de détention auxquelles ils sont soumis, et réclamer leur libération immédiate et sans conditions, ont-ils indiqué dans un communiqué reçu par la SPS.

Construit par le colonialisme espagnol pour recevoir 200 personnes, ''la Prison noire'' s'est encombrée de 750 détenus politiques et de droit commun confondus. Les cellules conçues à l'origine pour 10 personnes ont atteint 60 dans la même geôle. Plus de 90 PC des détenus sont malades à cause de l'insalubrité des lieux, a-t-on indiqué.

La répression féroce, l'intimidation et les exactions ont repris à un rythme éfreiné depuis le 17 novembre dernier dans les villes sahraouies occupées et au sud du Maroc pour cultiver la politique de terreur après l'euphorie passagère engendrée par la libération de Sidi Mohamed Daddach et de ses compatriotes, ont constaté les observateurs. (SPS)

030/090/100 251058 dec 01 SPS

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