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SPS
ALGERIE/RASD/ONU
Les vérités dites de Bouteflika: commentaire de l'APS

25.10.04



Alger, 25/10/2004 (SPS) L'intervention sur le Sahara Occidental du président Abdelaziz Bouteflika samedi soir à  Johannesburg devant ses pairs africains et les représentants de la société civile a eu le mérite de "remettre les pendules  à l'heure", estiment nombre d'observateurs politiques et diplomatiques à Alger, cite par APS, qui soulignent que "la clarté du propos" et "la force de conviction" tendent à "recadrer la question du Sahara Occidental" dans son contexte naturel, celui inscrit depuis des lustres dans un problème de décolonisation inachevé ou plus  prosaïquement affirmé, "au processus dévoyé".         

Le Président de la République a "rafraîchi beaucoup de mémoires oublieuses" en ce que la pertinence des arguments autant politiques que juridiques ne laissait  aucune marge à l'interprétation des options et des positions de l'Algérie  depuis l'origine du problème du Sahara Occidental, lui-même lié dans sa nature comme dans sa substance à toutes les autres questions de décolonisation, a relevé l’agence de presse algérienne.         

Aussi, le long développement fourni autour de la "légalité internationale" à commencer par le "respect absolu du droit sacré à l'autodétermination des  peuples" tend-il à faire valoir ce que l'Algérie n'a eu de cesse d'afficher  avec constance à savoir qu'il s'agit ici "d'un droit sacré qui a été appliqué  à travers l'histoire de la décolonisation à tous les peuples à travers le monde  de Belize à Brunei, de Timor au Surinam et bien sûr à l'Algérie elle-même entre autres pays", a ajouté le commentateur.         

La question posée ici, indique t-on dans les milieux politiques et  diplomatiques, est de tenter de savoir "pourquoi aurait-on peur d'un référendum" quand par ailleurs tout le monde, y compris les meilleures volontés, avaient fini par "jeter l'éponge" face aux tergiversations et aux retournements dont a fait preuve le Maroc tout au long des processus de négociations directes avec  le Front Polisario, s’est-il interrogé.         

Mieux encore, rappelle-t-on, les surprises sont légion dans la gestion  du dossier en raison des "reniements complets" - souvent de dernière minute-  après que les signatures aient été apposées au bas des accords et autres documents,  ayant valeur juridique intrinsèque. Ce qui pousse souvent les diplomates onusiens  à une autre interrogation :"Jusqu'où les plénipotentiaires marocains sont-ils sérieux ou non?".  L'exaspération vis-à-vis de Rabat , note-t-on, a même  atteint un Chef d'Etat et un négociateur de haut niveau.        

Tous ceux, africains d'abord, onusiens ensuite qui ont eu à travailler  sur ce dossier de prés se sont résolus finalement à faire leur cette formule  célèbre selon laquelle " le Maroc a l'art d'ériger la confusion en stratégie  de l'immobilisme". D'année en année en effet, qui ne se souvient des handicaps  successifs mis par Rabat sur la voie de la recherche de la solution référendaire,  tantôt pour le contrôle de l'opération de recensement, tantôt pour injecter  des "sahraouis d'importation ", tantôt pour contester les experts onusiens  de la Minurso ou tantôt pour suspendre unilatéralement toute collaboration, a rappelé APS.         

Ces dérives n'ont cependant jamais empêché la communauté internationale  de continuer à œuvrer avec patience et ténacité pour la mise en œuvre des  résolutions consacrant le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, droit  qui, comme l'a réaffirmé à Johannesburg le Président  Abdelaziz Bouteflika,  "symbolise toute la puissance de la légalité internationale" , celle-là même  qui tend à éloigner au plus loin le "spectre de la loi de la jungle" ou celle  des "puissants sur les faibles".         

C'est à partir de ce postulat que le Président de la République a fondé  son argumentation pour au moins trois fortes affirmations et   réaffirmations :
- l'Algérie n'a aucune revendication  territoriale et n'est mue que  par son attachement ferme au respect de l'autodétermination des peuples notamment  sur la base des résolutions 1514 et 1495  ainsi que des autres résolutions  pertinentes concernant le Sahara Occidental qui ont clairement fixé et avalisé  le plan de règlement.         
- l'Algérie considère que la question du Sahara Occidental ne constitue  pas un "casus belli" avec le Maroc.         
- l'Algérie est disposée à accepter les conclusions de tous les efforts  pour un dialogue direct entre les deux parties au conflit tenant compte de la  volonté du peuple sahraoui à qui " nul ne peut se substituer".         

Ces vérités réitérées et dites avec le rituel de la conviction ont  été perçues comme une "mise au point" on ne peut plus précise à l'adresse de  ceux qui "ont choisi l'intoxication et la désinformation pour seules armes"  et qui "ne reculent devant rien pour oxygéner des thèses largement éculées"  et qui ont démontré hélas, pour leurs auteurs, leur inanité".
         
Il était une époque en effet où l'on parlait des "palinodies grotesques" de Rabat: elles ne résistent décidément pas à l'usure du temps et des faits. (SPS)

010/090/700 251051 OCT SPS


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SPS
ALGERIE/MAROC/RASD 
M. Belkhadem réaffirme à Paris qu'il n'y a pas  de crise entre l'Algérie et le Maroc

Paris, 25/10/2004 (SPS) Le Ministre d'Etat, ministre des affaires étrangères algérien, Abdelaziz Belkhadem, a affirmé lundi à Paris qu'il n'y "a ni crise, ni tension  entre l'Algérie et le Maroc", mais une "tension  médiatique" alimentée "souvent par des informations tendancieuse et amplifiée  par des rumeurs", a rapporté l’Agence de presse algérienne (APS).   

M. Belkhadem qui s’exprimait lors d'une conférence de presse, au terme de  la session ministérielle du Forum méditeranéen a toutefois indiqué qu'"il y a divergence entre le Maroc et l'Algérie sur le règlement  de la question du Sahara Occidental mais sur d'autres domaines et notamment  en ce qui concerne la coopération bilatérale il n'y a aucune  divergence entre  nous, mais une  approche commune".            

"Nous sommes disposés  à coopérer pleinement avec le Maroc dans  tous les secteurs", a-t-il encore ajouté avant d'affirmer que "le Sahara occidental  ne saurait constituer un casus belli entre le Maroc et l'Algérie". "En  aucun  cas l'Algérie ne fera  la guerre au Maroc et en aucun cas l'Algérie ne cessera  de soutenir le droit  à l'autodétermination du peuple sahraoui", a-t-il dit.            

Le chef de la diplomatie algérienne  a rappelé à cet égard que,  le Maroc, qui a accepté le plan Baker, "négocié dans des villes marocaines  et européennes avant d'être signé à Houston par les Sahraouis et les Marocains",  a "changé radicalement  de position en avril dernier et  a rejeté ce plan  tournant le dos au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui , agréé et  accepté  par le royaume chérifien depuis  le sommet de l'OUA à Nairobi en 1981 et aux Nations-Unies".

M. Belkhadem a par ailleurs déclaré que l'Algerie, dont la  lutte de libération a été "parachevée par les accords d'Evian et l'exercice  par le peuple algérien de son droit  à l'autodétermination , ne cessera d'appuyer  et de défendre le même droit pour le peuple sahraoui" .                 

Il a en outre indiqué  qu'il  a rencontré à deux reprises, en marge  du Forum méditerranéen son homologue marocain,  M. Mohammed Benaissa, avec  qui il a abordé le développement de la coopération bilatérale et les moyens  à mettre en oeuvre par les deux pays pour arrêter "la tension médiatique" entre  les deux pays , afin  a-t-il dit de mettre fin à "la vindicte , la diffamation  et l'insulte".         

Le diplomate algérien  a évoqué par ailleurs le mandat donné par le président Bouteflika  aux  présidents sud-africain, Thabo Mbeki,  sénégalais, Abdoulaye Wade   et nigérian, Olesegun Obasanjo, pour  prendre des initiatives  en vue du règlement de la question du Sahara occidental ."l'Algérie souscrira  pleinement aux résultats du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui",  a-t-il précisé. (SPS)

020/090/700 252245 OCT 04 SPS


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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ MANIFESTATION
Les  sahraouis contraints au chomage à Smara protestent devant l'administration coloniale

Smara (Territoires occupés), 25/10/04 (SPS) Les diplomés sahraouis contraints au chomage ont organisé, lundi à Smara, un sit-in devant les locaux de l'administration coloniale marocaine pour protester contre "la politique de marginalisation et de ségrégation erigée en système" par les autorité marocaines dans les territoires occupés et au sud du Maroc, rapporte un communiqué de ces diplomés, reçu par SPS.

Les manifestants, estimé à des centaines par les organisateurs, ont fait la lecture d’un communiqué qualifiant la situation de "très grave" et "explosive", partant de l’ampleur des "problèmes économiques et sociaux qui s’intensifient jour après jour" dans la capitale spirituelle sahraouie, a souligné le communiqué. 

"Au moment où les autorités marocaines prétendent investir des milliards pour le développement de la région et pour la création de nouveaux postes de travail, nous leur demandons seulement un travail pour faire vivre nos familles et préserver notre dignit
é", a martelé le communiqué.

Les manifestants ont averti des "dangers d’une quelconque approche sécuritaire pour apurer le dossier des chômeurs", soulignant que "la terreur, l’intimidation et la répression ne sauraient venir à bout de notre résistance et de notre lutte pour vivre dignement dans notre pays".

040/090/100 251510 OCT 04 SPS

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