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TERRITOIRES OCCUPES/DROITS DE L'HOMME
Deddach observe une grève de faim de 24 heures et deux autres
détenus sahraouis menacent de suivre son mouvement
Kenitra (Maroc), 25/08/01 (SPS) - Le prisonnier politique sahraoui, Deddach Sidi Mohamed, arrêté par les autorités marocaines depuis 22 ans lors d'une tentative de fuite vers le Front Polisario, a observé, jeudi dernier, une grève de faim de 24 heures alors que deux autres détenus menacent d'entamer un mouvement similaire le 28 août prochain pour sensibiliser l'opinion publique internationale sur leur dures conditions de détention. Deddach détenu à la prison centrale de Kenitra, entend attirer l'attention des organisations internationales de défense de droits de lhomme sur "son état de santé et sur les conditions inhumaines de sa détention", a rapporté un communiqué publié vendredi par le ministère de l'information.
Les mêmes revendications sont soulevées par Laarbi Messoud et Khaya Cheikh, incarcérés à la prison de Boulemharez (Marakech), qui projettent d'entamer une grève de la faim à partir du 28 août prochain, a-t-on annoncé de source officielle. En février dernier Deddach avait dénoncé les conditions "inhumaines" de détention des prisonniers sahraouis au Maroc et lancé un appel "pressant" à toutes les Organisations humanitaires et ONG, pour les secourir.
Deddach, le seul prisonnier sahraoui actuellement reconnu par le Maroc et adopté par Amnesty International, a été arrêté en 1979 près du mur de défense au moment où il tentait de franchir la ceinture de sécurité élevée par les troupes marocaines pour les protéger contre les attaques des combattants sahraouis.
Ayant essuyé un tir nourri à la mitraillette et aux armes lourdes, sa voiture avait pris feu. L'un de ses compagnons d'infortune trouvera la mort sur le champs, alors que dix autres réussiront à franchir le mur. Deddach blessé, arrêté et jugé, sera condamné à mort par un tribunal militaire à Rabat.
Sa peine sera par la suite commuée à la prison à perpétuité, qu'il purge actuellement dans une cellule de trois mètres carrés à la prison centrale de Kenitra, souffrant de plusieurs fractures des omoplates qui n'ont jamais été soignées depuis ses blessures en 1979, rappelle-t-on.
Le mouvement risque d'être suivi par plusieurs autres prisonniers d'opinions sahraouis dont regorgent les prisons marocaines, pour la plus part disparus ou détenus sans jugement, ont pronostiqué les observateurs.
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