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ALGERIE/RASD/ONU

"La question du Sahara occidental relève de la responsabilité directe de l'ONU", rappelle l'ambassadeur de l'Algérie à l'ONU    

25.04.05

 

 

 

New York (Nations Unies), 25/04/2006 (SPS)  L'ambassadeur, représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations Unies, Youcef Yousfi, a adressé lundi une lettre au Secrétaire Général de l'ONU, Kofi Annan concernant la position de l'Algérie au sujet de la question du Sahara occidental, rendue public lundi par l'agence de presse algérienne, APS.

 

Voici le texte intégral de la lettre dont une copie a été adressée aux président et membres du Conseil de Sécurité ainsi qu'au Président de l'Assemblée Générale.

 

"Monsieur le Secrétaire Général,

      

D'ordre de mon Gouvernement, j'ai l'honneur de vous faire part des observations suivantes concernant le rapport en date du 19 avril 2006 que le Secrétaire Général vient de soumettre sous la cote n° S/2006/249 au Conseil de Sécurité au sujet de la question du Sahara occidental :

 

1. Il importe de rappeler que la question du Sahara Occidental est une question de décolonisation relevant du champ d'application de la résolution  1514 (XV) portant ''Déclaration d'octroi de l'indépendance aux peuples et pays coloniaux'' c'est-à-dire de la responsabilité directe de l'ONU qui a donc pour obligation conformément à sa Charte, à sa doctrine et à la pratique en la matière de mener à son terme le processus de décolonisation de ce territoire.

 

Toute autre approche, qui aurait pour objet de priver ce peuple de l'exercice de ce droit imprescriptible, constituerait une violation grave du droit international et serait contraire à l'esprit et à la lettre de la Charte des Nations Unies et des résolutions pertinentes de l'Organisation adoptées depuis 1965 qui ont consacré ce droit, au demeurant confirmé par la Cour Internationale de Justice.

 

2. Le Plan de règlement des Nations Unies, négocié et accepté par les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario en août 1988, et approuvé par le Conseil de Sécurité par ses résolutions 658 (1990) du 27 juin 1990 et 690 (1991) du 29 avril 1991 de même que les Accords de Houston négociés directement entre les deux parties, sous l'égide de M. James Baker III, Envoyé Personnel du Secrétaire Général, et acceptés et signés par elles en septembre 1997à Houston, et enfin le Plan pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental élaboré à la demande du Conseil de Sécurité par M. James Baker III et approuvé par ce dernier dans sa résolution 1495 (2003) en date du 31 juillet 2003, disposent en toute clarté que le règlement de la question du Sahara occidental ne peut intervenir que par l'_expression de la volonté souveraine du peuple du Sahara occidental seul à même de décider de son avenir à travers un référendum d'autodétermination libre et régulier, sans contrainte d'aucune sorte.

 

3. En cette affaire, si elles ont fait d'abord montre de rectitude dans la recherche d'une solution définitive à ce conflit, les Nations Unies se sont, par la suite, montrées complaisantes à l'égard de la puissance occupante, s'accommodant de ses tergiversations et de ses atermoiements.

 

4. Aujourd'hui, prenant prétexte de ce que les Plans élaborés par les Nations Unies ou négociés par leur entremise, par les parties au conflit et dûment approuvés par le Conseil de Sécurité, ont été rejetés par une partie, l'ONU se propose de se désengager du processus de règlement d'une question de décolonisation qu'elle a pourtant la responsabilité, au triple plan politique, juridique et moral de conduire à bon port.

 

L'approche préconisée par l'Envoyé Personnel et que le Secrétaire Général a fait sienne constitue une dérive que l'Algérie ne saurait ni ne pourrait, en aucune circonstance, soutenir ou entériner.

 

5. De la même manière, l'Algérie regrette vivement que les Nations Unies dont la vocation et la raison d'être sont de défendre le droit et la justice, opposent la realpolitik à la légalité internationale et suggèrent que la première prévale sur la deuxième.

 

6. En sa qualité d'Etat soucieux du respect de la légalité internationale et de la stabilité de la région, l'Algérie a de tout temps, veillé à soutenir un règlement juste et définitif de la question du Sahara Occidental, en stricte conformité avec les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée générale.

 

Elle considère que les seules négociations valables et limitées au Royaume du Maroc et au Front Polisario, qui sont les deux parties au conflit, sont celles qui portent sur les modalités de mise en oeuvre du plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, approuvé par le Conseil de Sécurité dans sa résolution 1495 (2003).

 

A cet égard, l'Algérie regrette que sa position sur la question, exprimée dans une lettre adressée par le Président de la République au Secrétaire Général, n'ait pas été, comme c'est la pratique, reflétée dans le corps du rapport du Secrétaire général.

 

7. L'Algérie voudrait enfin réaffirmer sa conviction que seule la mise en oeuvre du Plan pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental, approuvé par le Conseil de Sécurité comme solution politique optimale à ce conflit, en ce qu'il représente un compromis délicat entre les positions des deux protagonistes, est de nature à assurer un règlement juste et définitif de la question du Sahara Occidental en stricte conformité avec la Charte des Nations Unies et la légalité internationale". (SPS)

 

010/090/700 251040 Avr 06 SPS

 

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SPS
RASD/ONU 

Rapport d'Annan: Le Polisario écrit au Conseil de sécurité    

 

 

 

 

Washington, 25/04/2006 (SPS) Le représentant du Front Polisario à l'ONU, M. Boukhari Ahmed, a adressé lundi, au nom des autorités sahraouies, une lettre au président du Conseil de sécurité des Nations Unies, à la veille d'une réunion destinée à examiner le rapport présenté vendredi par le Secrétaire général de l'Organisation internationale, M. Kofi Annan, sur la situation au Sahara Occidental.

 

Le Conseil de sécurité, présidé par le représentant permanent de la Chine aux Nations Unies, l'Ambassadeur Wang Guangya, doit en effet engager, à partir de mardi, à New York, l'examen du rapport de M. Annan sur le conflit du Sahara Occidental, sur lequel les membres du Conseil auront à se prononcer avant de rédiger une résolution qui sera discutée et présentée pour adoption le 28 avril prochain.

 

Le peuple sahraoui avait espéré voir dans le présent rapport se renouveler l'engagement des Nations Unies à éradiquer le dernier cas de colonisation en Afrique, écrit M. Boukhari dans un document de quatre pages dans lequel il rappelle les différentes résolutions prises depuis 1990 par l'ONU et ses différents organes appuyant un référendum d'autodétermination mis à mal par les désengagements  du Maroc.

 

Pour le représentant sahraoui, qui met aussi l'accent sur "les erreurs de jugement ou d'interprétation" qui pourraient se trouver dans le rapport de M. Annan.

 

Si ce dernier document rappelle les principes fondant l'autodétermination au Sahara Occidental et "donne une image de ce qui s'y passé actuellement", il estime que "la vraie raison d'être de l'ONU est de prendre part au processus de décolonisation du Sahara Occidental, en faisant respecter les résolutions existantes et ne s'embourbant pas dans de nouvelles approches dangereuses".

 

"Les Nations Unies ne devraient pas donner leur aval à un plan qui exclut l'organisation d'un véritable référendum d'autodétermination qui répondrait aux revendications du peuple sahraoui", écrit-il, indiquant que "la prétendue souveraineté réclamée par le Maroc sur les territoires occupés du Sahara Occidental n'a jusque-là été reconnue par aucun membre des Nations Unies".

 

Notant par ailleurs que le rapport du Secrétaire général des Nations Unies "jette une lumière sur l'une des conséquences tragiques de l'occupation illégale par le Maroc, à savoir la violation des droits de l'homme du peuple sahraoui dans les territoires occupés", M. Boukhari invite les membres du Conseil de sécurité à "prendre en considération les différentes résolutions prises par les Nations Unies et la Communauté internationale appuyant toutes le principe de mener à terme le processus de décolonisation au Sahara Occidental".

 

Dénonçant "les manoeuvres marocaines" pour retarder l'application des résolutions de la communauté internationale, il fait remarquer que cette nouvelle approche, "si elle est prise en considération par les Nations Unies, ne pourrait qu'aller à l'encontre des principes mêmes défendus de par le monde par l'Organisation internationale".

 

"Ignorer les décisions de la Cour internationale de justice et celles des principaux organes de l'ONU sur le Sahara Occidental, notamment le principe de l'autodétermination inscrit dans la Charte des Nations Unies, c'est trahir la Charte elle-même", plaide le représentant sahraoui, dénonçant au passage les pays et les Gouvernements qui "cherchent à soutenir la nouvelle approche marocaine visant à perpétuer l'occupation illégale du Sahara Occidental".

 

Réitérant les positions du Front Polisario pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination, il précise que des négociations entre les deux parties en conflit, à savoir le Front Polisario et le Royaume du Maroc, "ne pourraient intervenir que dans le cadre tracé, depuis 1990, par les différentes résolutions onusiennes, dont notamment le Plan Baker, le Plan de règlement et les accords de Houston".

 

Le Conseil de sécurité a entre ses mains une "nouvelle opportunité" pour relancer le processus de paix en amenant le Maroc à souscrire pleinement au cadre de la mise en oeuvre des décisions pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination sous les auspices de la Minurso, et ainsi "mettre fin à une occupation qui dure depuis 1975 et dénie tout droit au peuple sahraoui à son indépendance". (SPS)

 

010/090/700 251023 avr 06 SPS

 

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

Au moins une personne arrêtée à la ville de Smara occupée    

 

 

 

 

 

Smara (Territoires occupés), 25/04/2006 (SPS) Le citoyen sahraoui, Nafi Lebatt a été arrêté dimanche soir par les forces coloniales de répression marocaine à la ville de Smara occupée, au cours d'une manifestation qui s'est déclenchée la nuit du dimanche à lundi, dans la capitale culturelle sahraouie, appelant au "retrait immédiat" de l'occupation marocaine du Sahara Occidental, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.

 

Les manifestant ont arboré les couleurs nationales de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et ont scandé des slogans appelant à "l'autodétermination du peuple sahraoui et à son indépendance", a indiqué la même source.

 

Les forces de répression marocaines ont immédiatement intervenu de force pour disperser les manifestant qui réclamaient la "libération inconditionnelle" des prisonniers politiques qui croupissent encore dans les prisons marocaines.

 

D'autre part, à Dakhla, le jeune sahraoui, Ahmed Taleb Oumar, a été victime, d'agression de la part de 4 agents du GUS marocain, selon des témoins oculaires.

 

La victime a été "sauvagement torturée avant d'être transportée à l'hôpital de la ville où elle a été maltraitée par les médecins marocains", ont ajouté les mêmes sources.

 

Par ailleurs, les diplômés chômeurs à Mhamid El Ghizlan ont organisé des manifestations "dénonçant leur contrainte au recrutement forcé au sein de l'armée marocaine, de la part des autorités coloniales de cette ville située au (Sud du Maroc). (SPS)

 

020/090/110 251200 Avr 06 SPS

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SPS
RASD/ALGERIE/SOCIALE

Formation du personnel d'encadrement des personnes handicapées en Algérie      

 

 

 

Alger, 25/04/2006 (SPS) L'Algérie s'est engagée à prend en charge la formation de personnels d'encadrement personnes handicapées sahraouies, a déclaré M. Djamel Ould Abbés, ministre algérien de l'Emploi et de la solidarité nationale, a annoncé l'APS qui cite une source ministériel.

 

Recevant, lundi au siège de son département, Mme Mahfouda Mohamed Rahal, secrétaire d'Etat à la Condition féminine sahraouie, les deux parties ont procédé à une "évaluation des besoins en moyens matériels, ainsi qu'à la formation du personnel d'encadrement  sahraoui dans les centres nationaux de formation des personnes handicapées, leur permettant d'accomplir ainsi leurs fonctions dans leur pays dans de meilleurs conditions".

 

"Les modalités d'octroi d'une meilleure prise en charge  des enfants non voyants sahraouis, souffrant de l'absence de moyens, ainsi que la faiblesse de l'encadrement qui affectent leur intégration sociale et professionnelle future, ont également été au menu des entretiens entre les deux parties, a-t-on précisé de même source. 

 

Il a également été question de "la prise en charge de l'impression en braille des livres et supports didactiques nécessaires à la formation de jeunes non ou mal voyants", a-t-on ajouté.

 

M. Ould Abbés a saisi cette occasion pour offrir un lot de trousseaux scolaires pour enfants non voyants actuellement admis dans les établissements algériens, a indiqué la même source.

 

Pour rappel, la visite de la secrétaire d'Etat sahraouie à l'école des jeunes aveugles d'El Achour et à l'imprimerie de braille du ministère algérien, effectuée en marge de la célébration de  la journée Internationale de la femme, a suscité son intérêt dans le perspective de permettre l'accès des enfants sahraouis présentant le même handicap, à des prestations en mesure de couvrir leurs besoins.

 

Au terme de l'audience, les deux ministres se sont félicités des engagements pris et se sont assurés de poursuivre le processus de la coopération entamé depuis trois décennies, a conclu la même source. (SPS)

 

010/090/700 251115 avr 06 SPS  

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/PRISONNIERS POLITIQUES

Les étudiants sahraouis appellent à la libération des prisonniers politiques sahraouis      

 

 

 

Rabat (Maroc), 25/04/2006 (SPS) Les étudiants sahraouis dans les universités marocaines de Rabat, Marrakech et Agadir (Sud du Maroc) ont appelé lundi, à "la libération inconditionnelle" de tous les prisonniers politiques sahraouis encore écroués dans les prisons marocaines, ont annoncé des communiqués publiés le même jour dans ces trois universités marocaines.

 

Ils ont "réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance", appelant le Gouvernement marocain "faire toute la lumière sur le sort des disparus sahraouis", ont indiqué ces communiqués, dont des copies sont parvenues à SPS.

 

Les étudiants sahraouis ont également "dénoncé la torture des trois prisonniers politiques sahraouis, Dedi Mahmoud, Bachir Hmada et Moussaoui Ahmed, ainsi que leur transfert vers les prisonniers de droits communs" à la Carcel negra d'el Aaiun, à la veille de la libération des 38 de leurs compatriotes samedi dernier.

 

Ils ont en outre, "rejeté la proposition d'autonomie annoncée par le Maroc et toute autre solution qui ne respecte pas le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

 

Ils ont enfin interpellé toutes les organisations internationales et celles éprises de paix et de justice, à "exercer des pressions sur le Maroc, afin de se conformer à la légalité internationale et à respecter les droits de l'Homme au Sahara Occidental". (SPS)

 

020/090/110 251050 Avr 06 SPS

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