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RASD/UE/PECHE
Les ressources halieutiques du Sahara Occidental sont la
proprieté du peuple sahraoui, affirme M. Sidati
Bruxelles, 25/04/2001 (SPS) - Les ressources halieutiques du Sahara Occidental sont la propriété du peuple sahraoui, et doivent être placées sous la tutelle des Nations unies, jusqu'à ce que le sort du territoire soit fixé, a affirmé mercredi à Bruxelles, M. Mohamed Sidati, ministre conseiller à la présidence.
''Les richesses du Sahara Occidental sont la propriété de ce pays non décolonisé, donc de son peuple et non de l'autorité qui l'occupe par la force et illégalement'', a souligné le responsable sahraoui dans une déclaration distribuée à la presse à Bruxelles.
M. Sidati a indiqué que les Sahraouis ont suivi ces derniers jours ''avec une grande amertume les récentes péripéties des négociations et marchandages'' entre l'Union Européenne et le Maroc à propos de la pêche. Il s'agit de savoir, en fait ''qui a gagné le plus en vendant ou en achetant des richesses appartenant à un tiers, alors que ce tiers, à savoir le peuple sahraoui, n'est pas consulté et que des dizaines de milliers de ses ressortisants survivent difficilement, depuis un quart de siècle dans le dénuement de l'exil ou sous la botte d'une armée d'occupation''.
Rappelant que le Sahara Occidental est reconnu par la communauté internationale comme un territoire dont la décolonisation n'est pas achevée, M. Sidati a soutenu que celle-ci ''a le devoir de préserver ces ressources tant que le Sahara Occidental n'est pas en mesure de les prendre en charge''. Il faut donc agir pour que ces richesses soient ''placées sous la tutelle des Nations unies, jusqu'à ce que le sort du territoire soit fixé conformément au plan de paix de l'ONU et aux résolutions pertinentes''.
Le minstre a estimé que ceci permettrait de préserver ces ressources ''notamment la pêche, contre la surexploitation et le bradage''. ''Les bénéfices qui en seraient ainsi tirés seraient sauvegardés jusqu'à la possibilité d'en faire profiter les ayant droits'', a-t-il indiqué.
Pour M. Sidati, cette démarche ''réaliste, conforme à l'équité et à la légalité du droit international répond aux attentes de tous ceux qui s'intéressent ''légitimement'' aux ressources halieutiques du Sahara Occidental.
La solution du problème du Sahara Occidental, a-t-il déclaré, ''conditionne la paix, la stabilité et le développement d'une région si proche de l'Europe et ayant avec elle tant de liens de toutes sortes, qu'elle est pour elle d'une importance vitale''.
Interpellant l'Union Européenne, M. Sidati a précisé que ''l'interêt de l'Union Européenne est de favoriser légalement et dignement le triomphe de la légalité internationale''.
Le Sahara Occidental est un territoire dont la décolonisation n'est pas achevée, ''c'est pourquoi l'ONU y a envoyé la Minurso avec pour mission d'organiser un référendum d'autodétermination'', a encore souligné le ministre.
Il cite d'autre part, les exemples de la Namibie et du Timor Oriental qui ont montré que le droit international a prévalu. Des exemples plus récents, a-t-il affirmé, prouvent que la communauté internationale sait ''quant elle le veut, imposer aux états récalcitrants le respect du droit et de l'interêt général''.
Dans le village planetaire actuel, ''l'interdépendance est totale, surtout en matière de respect des règles du droit international'', a souligné M. M. Sidati. (SPS)
010/090/700 26091 AVR 01 SPS