SPS
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RASD/EUROPE/CONFERENCE
La gravité de la situation interpelle l'UE pour se
départir de sa passivité dans le conflit du Sahara
Occidental, déclare Mohamed Abdelaziz
(Des envoyés spéciaux de la SPS)
Séville (Espagne), 24/11/01 (SPS) - Le Président Mohamed Abdelaziz a appelé l'Union Européenne (UE) à se départir de sa passivité dans le conflit du Sahara Occidental et à prendre des mesures décisives pour la décolonisation du territoire.
Intervenant, samedi, devant la 27ème Conférence Européeene de Coordination de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO) qui se tient à Séville, le Président a estimé que "le silence" de l'UE devant les agissements du Maroc est "incompréhensible" face à "l'urgence et la gravité de la situation".
"Nous croyons que l'Europe, si proche de notre région, doit prendre des mesures fermes et décisives pour la décolonisation du Sahara occidental au lieu de justifier sa passivité par le fait que la question se trouve entre les mains des Nations Unies", a-t-il souligné au cours de cette conférence qui se tient du 23 au 25 novembre dans la capitale andalouse. Pour le Président, l'UE doit jouer "un rôle actif et positif" en vue de contribuer à l'avènement de "la stabilité et de la concorde dans la région", soulignant que cette stabilité qui ne peut être assurée que par "le respect de la légalité internationale et la libre expression du peuple sahraoui".
Il a en outre estimé q'un Etat sahraoui indépendant, résultant du libre choix du peuple sahraoui, sera "un facteur d'équilibre et de stabilité dans la région", étayant ses déclarations par "la capacité" du peuple sahraoui à "respecter ses engagements internationaux, sa vocation pacifique, son attachement à la sécurité, sa disponibilité et sa volonté à établir un régime démocratique et respectueux des relations de bon voisinage et de coopération".
Rejetant "le projet d'accord cadre, d'inspiration marocaine" quil considère comme "une intégration programmée qui exclut le peuple sahraoui et aliène ses droits", le chef de l'Etat a affirmé que "la solution définitive du conflit du Sahara occidental passe par le verdict des urnes".
Par conséquent le Président a exprimé le souhait que le Secrétaire général de lONU "se ressaisisse" et que la prochaine prorogation du mandat de la Minurso sera "mise à profit pour la reprise du processus référendaire"
S'agissant des derniers contrats signés récemment entre le Maroc et des sociétés françaises et américaines, le Président a estimé que ce sont là "des actes de brigandage et de pillage des richesses du territoire" et une "tentative d'en disposer à merci, sans en référer au propriétaire véritable en l'occurrence le peuple sahraoui".
Abordant la situation dans les territoires occupés M. Abdelaziz a signalé que les autorités d'occupation marocaines "continuent d'exercer la répression contre les populations sahraouies sans défense".
Dans cette optique il a rappelé la "répression sans précédents" des manifestations du 17 novembre dernier à Smara, qui se sont soldées par "des dizaines de blessés et un nombre élevé d'arrestations et de disparus". Une réaction "sauvage et aveugle de l'occupant" devant l'attachement des populations sahraouies à leurs droits et "leur rejet de la politique d'occupation et de colonisation".
Commentant l'interdiction faite à Mme Danielle Mitterand, Présidente de la Fondation France-Libertés, de visiter la ville de El Aaiun occupée, le Président a relevé que l'objectif escompté d'une telle politique est évidemment "d'empêcher" (...) les observateurs indépendants (...) "de mettre à nu les violations flagrantes des droits de l'homme et le maintien du territoire en état de siège".
La lutte du peuple sahraoui a enregistré des "acquis qui sont un motif de fierté pour nous tous", a souligné le Président, mettant en exergue "le rôle joué par la femme, sa participation et sa contribution dans la promotion dune société démocratique et tolérante" et a accordé une attention particulière à "l'enfance, à l'enseignement et la formation".
Il a en outre dénoncé "cette nouvelle vague de terreur" et a appelé la communauté internationale à oeuvrer pour "rompre l'isolement et le blocus qui leur sont imposés".
La lutte du peuple sahraoui a enregistré des "acquis qui sont un motif de fierté pour nous tous", a souligné le Président, mettant en exergue "le rôle joué par la femme, sa participation et sa contribution dans la promotion d'une société démocratique et tolérante et a accordé une attention particulière à "l'enfance, à l'enseignement et la formation".
Revenant sur la solidarité européeenne avec le peuple sahraoui, M. Abdelaziz a souligné que ces rencontres annuelles sont devenues une tradition qui a requis au fil des années "un caractère international".
Un hommage spécial a été redu par le Président à "l'importante délégation algérienne" qui a pris part à cette conférence, exprimant sa gratitude pour la "solidarité et générosité" de l'Algérie "en toutes circonstances", malgré les avatars du temps.
Le Président a enfin salué Mme Mitterand et le prix Nobel de la Paix, Mme Rigoberta Menchu, qui ont pris part à la 27ème EUCOCO. (SPS)
010/SVL/000 241433 nov 01 SPS
SPS
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RASD/EUROPE/CONFERENCE
Le prix Nobel Menchú: on ne peut pas décider
unilatéralement de l'avenir d'un peuple
Sevilla, 24/11/01 (SPS) - Le prix Nobel de la paix, Mme Rigoberta Menchú, a affirmé qu'''on ne peut pas décider unilatéralement de l'avenir d'un peuple sans le consulter'', affirmant son rejet du projet marocain d'accord cadre.
Menchú qui participe comme invitée de la 27ème Conférence Européenne de Coordination de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), a estimé qu'on ne peut pas avoir une double morale, surtout si le sujet se rapporte à la liberté des peuples''.
Indignée le prix Nobel se pose la question de savoir ''pourquoi l'ONU réussi avec tant de facilités dans d'autres pays du monde, sans pouvoir le faire pour le peuple sahraoui''. ''l'ONU s'est donnée beaucoup de temps et la RASD est reconnue par beaucoups de pays'', a-t-elle ajouté au cours de cette Conférence qui s'est tenue à Séville du 23 au 25 novembre.
La dirgeante guatémaltèque, symbole de la lutte des peuples en Amérique Latine, a rendu ''un hommage au peuple sahraoui, à ses dirgeants, au Front Polisario , à la femme sahraouie et à tous les militants qui affrontent des conditions indignes d'oppression coloniale''.
Le prix Nobel a qualifié de ''censure inacceptable'' le refus à Mme Danielle Mitterrand de visiter les territoires occupés disant que des choses pareilles ont lieu quand il y a de ''graves atteintes aux droits de l'homme'', que les gouvernement tentent de ''cacher''. (SPS)
010/090/100 271531 nov 01 SPS