SAHARA PRESS SERVICE

SPS
AFRIQUE DU SUD/AMINATOU HAIDAR/VISITE

Aminatou haidar reçu par M. Aziz Pahad à Pretoria      

24.06.06

 

(Envoyé spécial)

 

Pretoria, 24/06/2006, (SPS) L’activiste des droits humains et ex –prisonnière politique sahraouie, Aminatou Haidar, a été reçu vendredi matin par le vice-ministre sud-africain aux Affaires étrangères, M. Aziz Pahad, dans son bureau au complexe Gouvernemental sud-africain, "Union Building", dans le cadre de la visite que l’activiste sahraouie est entrain d’entreprendre en Afrique du Sud depuis le 18 juin dernier.

 

La rencontre entre les deux parties, "est une opportunité pour nous de vous écouter et d’avoir une plus claire idée sur la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental", a souligné M. Pahad, s’adressant à l’activiste sahraouie, lui assurant "le soutient total et de principe du Gouvernement sud-africain à la lutte légitime du peuple sahraoui".

 

Mme. Haidar a présenté à son interlocuteur, un exposé très détaillé sur la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental, appelant le Gouvernement sud-africain à entreprendre plus d’action politique mais aussi humanitaire pour "aider à la résolution du conflit mais aussi protéger la population sahraouie dans les territoires occupées du Sahara Occidental et au sud du Maroc".

 

"Le peuple sahraouie souffre non seulement des violations flagrantes de tous ses droits politiques, économique, sociaux et culturels, mais aussi de la violation par le Maroc de son droit inaliénable à l’autodétermination et la liberté", a souligné Mme. Haidar.

 

L’activiste sahraouie des droits humains a été reçue, mercredi soir à Cape Town, par la ministre des affaires étrangères sud-africaine, Mme. Dlamini Zuma, dans le cadre d’une visite officielle de sensibilisation de l’opinion publique en Afrique du Sud sur les violations marocaines des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental que l’ex-prisonnière politique sahraouie entreprend depuis presque deux semaines déjà.

 

Le Chef de la diplomatie sud-africaine a réitéré "la position de principe de son pays en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Mais aussi la détermination de l’Afrique du Sud à entreprendre toute les mesures et les efforts nécessaires pour mettre un terme à ce problème" de décolonisation inachevée.

 

La rencontre qui fut très constrictif et très intime entre les deux femmes, a été assistée par le Directeur général du Ministère sud-africain des affaires étrangères, Dr. Ayanda Ntsaluba et le Sous-directeur du Bureau de l’Afrique du Nord au sein du ministère, Dion Seals.

 

Il est à signaler que Mme. Haidar, avait auparavant eu un entretient très profond d’une heure avec la Vice-ministre des Affaires étrangères, Mme. Sue Van Der Merve. L’activiste sahraouie a informé Mme. Van Der Merve, dans cette réunion très émouvante, "de la situation très dangereuse des droits humains au Sahara Occidental".

 

Le quatrième jour de sa visite en Afrique du Sud, mercredi dernier, l’activiste sahraouie a été reçu par trois hauts juges sud-africains, les juges T.H. Madala, Bess Nkabinde et le juge Ngcobo Sandile, au siège de la Cour Constitutionnelle sud-africaine, fameux par son architecture révolutionnaire et symbole de l’Union et de la justice et la suprématie de la loi au pays.

 

Les trois juges sud-africains ont exprimé leur profonde préoccupation par la situation précaire des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental, et ont appelé Mme. Haidar a resté en contacte avec leurs Cour, qui "restera dorénavant saisit par ce sujet, et restera attentive à ses développements", a souligné le juge T.H. Madala. (SPS)

 

060/PRETORIA/000 241300 juin 06 SPS

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SPS
AFRIQUE DU SUD/AMINATOU HAIDAR/VISITE

Aminatou Hadiar anime une conférence sur la situation des droits humains au Sahara Occidental à Pretoria      

 

 

 

(Envoyé spécial)

 

Pretoria, 24/06/2006, (SPS) L’activistes sahraouie des droits humains et ex-prisonnière politique, Aminatou Haidar, a animé, vendredi matin, une conférence organisée par l’Institut sud-africaine pour l’Afrique (AISA) et l’Institut pour le dialogue global (IGD), sur la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental à Pretoria.

 

Assisté par une trentaine d’intellectuels, chercheurs, professeurs, universitaires et des membres du corps diplomatiques en Afrique du Sud, la conférence a été ouverte par Mme. Chaela Bunwaree, Président du Département de recherche du AISA, qui a présenté l’activiste sahraouie à l’audience, pour laisser à Mme. Haidar l’opportunité de présenté aux intellectuels un exposé sur la situation actuelle des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

 

Un débat a directement suivit cet exposé, qui a touché l’audience très attentive, et Mme. Haidar a eu à répondre à plusieurs questions posés par les intellectuels qui ont fait preuve d’un profond intérêt et préoccupation par les souffrances du peuple sahraoui sou l’occupation marocaine.

 

Les intellectuels, de différentes nationalités africaines, ont considéré qu’il est nécessaire de rester en contact avec les activistes sahraouis des droits humains pour suivre de près tous les développement de la situation dans les années à venir, et pour pouvoir adopter une stratégie commune pour aider le peuple sahraoui à dévoiler les violations marocaines de droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental. (SPS)

 

060/PRETORIA/000 241420 juin 06 SPS

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RASD/ITALIE

Le Conseil communal de Modène appelle le Gouvernement italien à reconnaître la RASD      

 

 

 

 

Rome, 24/06/2006 (SPS)  Le Conseil communal de Modène (Emilie Romagne) a appelé le Gouvernement italien à reconnaître la République sahraouie et à entamer des actions diplomatiques et politiques concrètes auprès de l'Union européenne (UE) pour la reconnaissance de ce pays.

       

Dans un document approuvé à l'unanimité de ses membres, ce Conseil  communal a également appelé le Gouvernement Prodi à soutenir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui par l'organisation d'un référendum, tel que précisé par le plan Baker et réaffirmé par les résolutions des Nations Unies.

 

Le conseil communal de Modène juge "inacceptable le silence de l'opinion internationale sur les droits bafoués du peuple sahraoui et l'isolement auquel il est condamné depuis plus de 30 ans", soulignant l'urgence d'une prise de position ''claire et irrévocable'' pour mettre fin à aux souffrances de la population sahraouie.

       

Le document exige, en outre, le respect des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, l'envoi d'observateurs internationaux pour faire respecter ces droits et la condamnation du Maroc pour "l'implantation de mines le long des murs érigés au Sahara Occidental". (SPS)

 

010/090/700 240935 jun 06 SPS

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION

Harcèlement d'un ex-détenu politique sahraoui à El Aaiun      

 

 

 

El Aaiun (Territoires occupés), 24/06/2006 (SPS) L'ex-détenu politique sahraoui, Yaya Bachir, a été arrêté vendredi dernier par des agents marocains du Groupe Urbain de Sécurité (GUS) en compagnie de son compatriote, Targui Malainine, selon un témoignage de ce premier, publié samedi et dont la SPS a reçu une copie.

 

"Au moment où je marchais sur le boulevard Smara, près du quartier Maatallah, en compagnie de l'ex-détenu politique, Targui Malainine, une grande voiture (Staffette), bleue, s'est arrêtée près de nous et deux agents sont descendus pour nous jeter dans la voiture sans un aucun préavis", a précisé l'ex-détenu politique sahraoui, Yaya Bachir.

 

"Alors les policiers marocains se sont pris à nous et se sont mis à nous torturer dans la voiture durant notre trajet vers un centre de torture où j'ai encore subi toutes les formes de torture infernale et inhumaine pendant 24 heures", a-t-il déploré.

 

"Ils ont versé une matière brûlante sur mon appareil génétique et ont éteint des mégots de cigarettes sur mon corps". "Ils m'ont aussi harcelé sexuellement et m'ont obligé à signer un document dont j'ignore son contenu et sa nature, avant de me conduire vers la sortie de la ville où j'ai été rejeté dans un état lamentable", a ajouté Yaya dans son témoignage.

 

"Heureusement des civils m'ont reconduis dans leur voiture chez moi et après une visite médicale, le médecin a limité ma période d'inaptitude en 30 jours", a-t-il conclu dans ce témoignage accablant. (SPS)

 

020/090/110 241030 Jun 06 SPS

 

 

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