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SPS M. Abdelaziz requiert de Annan d'intercéder auprès de l'UE pour s'abstenir de pêcher au Sahara Occidental 24.05.05
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Bir Lehlu (territoires libérés), 24/05/2006 (SPS) Le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a appelé le SG de l'ONU, Kofi Annan, à intervenir auprès de l'Union Européenne (UE), afin de l'amener à "exclure" les eaux territoriales sahraouies de l'accord de pêche entre l'UE et le Gouvernement marocain, puisqu'il "secrète les germes d'instabilité et hypothèque lourdement les possibilités de paix et l'application de la légalité internationale".
L'accord, adopté lundi dernier par l'UE, "n'a aucune base légale, ne conforte pas seulement le Maroc dans son attitude négative d'intransigeance et son refus d'appliquer les résolutions internationales, mais l'encourage dans sa politique de violation systématique des droits de l'homme à l'encontre des populations civiles dans les territoires occupés du Sahara Occidental", a écrit M. Abdelaziz dans une lettre à M. Annan.
" En prévoyant dans des clauses de l'accord l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental qui sont la propriété exclusive du peuple sahraoui et non de l'occupant marocain, l'Union européenne commet, malheureusement une erreur majeure et entreprend une démarche en totale contradiction avec le droit international", a souligné le lettre, datée du 23 mai, parvenue à SPS.
Rappelant que le Sahara Occidental est un territoire non autonome dont la décolonisation reste à faire, le Président de la République a mis en relief la position sage du Gouvernement américain qui s'est abstenu de signer un accord de libre échange sur un territoire qui ne relève pas de la souveraineté du Maroc et celle de Kerr-McGee qui n'a plus renouvelé ses contrats de prospection pétrolières au Sahara Occidental.
Il en outre salué la position de la Suède qui s'est opposé à l'accord et celles d'autres pays qui ont exprimé leurs réserves.
Voici le texte intégral de cette lettre, traduite de l'arabe :
"Monsieur Kofi Annan,
Secrétaire général des Nations Unies
New-York.
Bir Lehlu, 23 mai 2006
Monsieur le Secrétaire général,
L'Union européenne a adopté le 22 mai 2006 un accord de pêche avec le Royaume du Maroc dont l'une des clauses englobe les eaux territoriales du Sahara Occidental.
Comme vous le savez, et selon les principes de la Charte des Nations Unies qui forme le socle du droit international, le Sahara Occidental ne fait pas partie du Royaume du Maroc, mais un territoire non autonome en attente d'un processus de décolonisation permettant à son peuple, en l'occurrence le peuple sahraoui de choisir librement son destin et ce, en application des dispositions pertinentes de l'ONU et de la résolution de l'assemblée générale 1514 (XV) contenant la déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux. Et c'est cette tâche qui est dévolue, par le Conseil de sécurité à la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO), présente sur le terrain depuis 1991.
En prévoyant dans des clauses de l'accord l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental qui sont la propriété exclusive du peuple sahraoui et non de l'occupant marocain, l'Union européenne commet, malheureusement une erreur majeure et entreprend une démarche en totale contradiction avec le droit international.
Si nous nous adressons à vous de manière urgente et pressante à la fois, c'est parce que la conclusion de cet accord secrète les germes d'instabilité et hypothèque lourdement les possibilités de paix et l'application de la légalité internationale.
Ce accord, qui n'a aucune base légale, ne conforte pas seulement le Maroc dans son attitude négative d'intransigeance et son refus d'appliquer les résolutions internationales, mais l'encourage dans sa politique de violation systématique des droits de l'homme à l'encontre des populations civiles dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
A la place d'une démarche en porte-à-faux par rapport aux décisions des organisations internationales sur le Sahara Occidental, l'Union européenne devait prendre exemple sur la position du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique qui a refusé l'inclusion du territoire du Sahara Occidental dans l'accord de libre échange conclu avec le Maroc car en fait, ni les Nations Unies, ni les Etats-Unis d'Amérique ne reconnaissent une quelconque souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental.
Partant de cette réalité, nous avons enregistré la décision qui a été prise par plusieurs compagnies, dont la dernière est l'américaine Kerr-McGee, de mettre terme à leurs activités de prospection qu'elles effectuaient dans les territoires occupés du Sahara Occidental, et qu'elles avaient par le passé conclues avec le Royaume du Maroc.
Aussi, nous enregistrons les positions exprimées par quelques pays de l'Union européenne qui exprimé des réserves vis-à-vis de cet accord tels la Finlande l'Irlande et la Hollande ainsi que la Suède qui a voté contre l'adoption d'un accord qui va à l'encontre du droit international.
Monsieur le Secrétaire général,
Au regard du devoir qui vous incombe en tant que premier responsable de l'application et de la préservation du droit international et des résolutions internationales, et partant de l'autorité et de la responsabilité des Nations Unies au Sahara Occidental, je sollicite une intervention urgente de votre part auprès des Etats de l'Union européenne pour qu'ils inscrivent leur action dans l'esprit et la lettre du droit international, en rejetant les clauses de l'accord avec le Maroc relatif à l'inclusion des eaux territoriales sahraouies et ce, dans l'attente de l'organisation, dans un proche avenir, d'un référendum juste et démocratique permettant au peuple sahraoui de choisir librement son destin.
Recevez, Monsieur le Secrétaire général, les assurances de ma haute et parfaite considération".
Bir Lehlu, le 24 mai 2006
Mohamed Abdelaziz,
Secrétaire général du Front POLISARIO. (SPS)
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SPS Des sit-in de soutien au x victimes d'El Aaiun dans les universités marocaines
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Rabat (Maroc), 24/05/2006 (SPS) L'Associaton Marocaine des Droits Humains (AMDH) et les étudiants sahraouis à l'Université de Rabat ont organisé mardi, dans le campus universitaire un sit-in, en signe de solidarité avec les victimes de la répression marocaine qui s'est déroulée mercredi dernier à El Aaiun, appelant l'ONU à la "protection" des civils sahraouis contre la répression féroce des forces d'occupation marocaine dans les territoires occupés du Sahara Occidental, ont indiqué des sources concordantes.
A Agadir (Sud du Maroc) les étudiants sahraouis ont organisé un sit-in le même jour pour exprimer leur "solidarité" avec leurs confrères victimes de la machine répressive marocaine et réclamer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance.
Dans les territoires occupés, trois autres manifestations se sont déclenchées la nuit du mardi à mercredi, à Smara, appelant "au retrait immédiat" de l'occupation marocaine du Sahara Occidental.
A Boujdour, les étudiants sahraouis du collège "Omar Ben El Khattab" ont arboré les couleurs nationales sahraouies et ont scandé des slogans en faveur de l'indépendance du Sahara Occidental, au cours d'une manifestation qui a été "violemment réprimée" par les forces de répression marocaine, procédant à l'arrestation de l'étudiant, Ely Mayara.
A la ville d'El Aaiun occupée, le jeune sahraoui, Mohamed Mokhtar Khneibila a été arrêté mardi par les forces d'occupation marocaines pour avoir "soulevé le drapeau de la République Sahraouie".
Selon des témoins oculaires, la famille de la victime demeure sous une haute surveillance de la part des forces de sécurité marocaines après les affrontements qui ont eu lieu avec les différents membres de la famille pour la libération de leur fils. (SPS)
020/090/110 241715 Mai 06 SPS
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SPS M. Giraud: "Nous avons jouis d'une très bonne coopération des autorités sahraouies"
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Chahid El Hafed, 24/05/2006 (SPS) Le Chef de la délégation du Haut Commissariat de l'ONU des Droits de l'Homme (HCDH), Christophe Giraud, a affirmé qu'il ont "jouis d'une très bonne coopération des autorités sahraouies" au terme d'une visite de trois jours dans les camps de réfugiés sahraouis, qui clôture une mission d'enquête d'une semaine sur la situation des droits humains au Sahara Occidental.
Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre, Abdelkader Taleb Oumar, M. Giraud a estimé que sa délégation a "pu faire son travail, tant la bas (territoires occupés), tant qu'ici", estimant que dans son ensemble "la mission s'est bien déroulée".
Cette mission onusienne, la première du genre depuis trente ans, fera son expertise et "ses recommandations" au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Mme Louise Harbour, qui "décidera de la suite à donner à ce rapport", a précisé M. Giraud.
La délégation du HCDH qui s'est rendue du 17 au 19 mai dans la capitale occupée du Sahara occidental, El Aaiun, théâtre depuis un an de manifestations continues de Sahraouis réclamant la tenue du référendum d'autodétermination, a déploré que sa mission y était ''très courte'' et parsemée de ''quelques problèmes''.
Le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait averti récemment des dangers de dégradation de la situation dans les territoires occupés du Sahara Occidental et a appelé en conséquence à mettre en place des "mécanismes de l'ONU" à même de "protéger les Sahraouis contre la répression marocaine", dans un souci de prévenir le massacre d'un peuple soumis depuis plus de 30 ans à "une occupation coloniale implacable".
Depuis le déclenchement de l'Intifada de l'indépendance, le 21 mai 2005, les Sahraouis ont eu à déplorer deux morts, des centaines de blessés et autant de détenus durant des manifestations pacifiques, réprimées par les autorités coloniales marocaines, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/000 241148 mai 06 SPS
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