|
|
|
SPS 24.04.04
|
|
Diret (territoires libérés),
24/04/2004 (SPS) Une manifestation regroupant des dizaines de personnalités
politiques et citoyens de toutes les provinces autonomes espagnoles et des
élus de la région Emilia Romano (Italie), ainsi que des Grecques
et des Allemands ont manifesté samedi devant un tronçon
du mur de la honte, face à Diret (sud ouest) séparant les
familles sahraouies, pour réclamer son démantèlement
et exiger de l'ONU d'organiser sans plus tarder le référendum
d'autodétermination du peuple sahraoui.
«Maroc, colonialiste, hors du Sahara », « ce mur, nous
allons le démanteler», Zapatero, écoute le Sahara est
en lutte», ou encore «ONU, tes résolutions son aberrations»,
sont quelques uns des principaux slogans criés de vives voix par ces
manifestants ayant parcouru auparavant 350 Km de piste éprouvante
dans les territoires libérés sahraouis pour arriver à
ces lieux.
Des députés des parlements autonomes, des conseillers municipaux,
des maires et des présidents d'associations d'amitiés avec le
peuple sahraoui de toute l'Espagne ont été présents à
cet acte, le troisième de son genre depuis moins de trois mois et
qui intervient après la marche des Italiens (février)
et celle des Australiens (mars).
Organisé par la Fédération des Institutions Solidaires
avec le Peuple Sahraoui (FEDISSAH) et l'Association Internationale des Juristes,
la manifestation à laquelle ont pris part également des femmes
sahraouies des campements nomades avoisinants et des camps de réfugiés,
se veut être aussi une tribune
pour dénoncer «l'obstruction permanente marocaine devant le
plan de paix de l'ONU», a précisé M. Carmelo Ramirez,
maire d'une ville des archipels des Canaries, au cours d'un meeting improvisé
sur les lieux à quelques 300 mètres des soldats marocains, qui
surveillent ce mur.
M. Ramirez devait affirmé que « ce mur est une honte qui empêche
les Sahraouis de retourner à leur patrie », accusant le Maroc
de «violer systématiquement les droits humains des Sahraouis
qui vivent dans les zones occupées» et dénonçant
«la passivité de l'ONU devant «son incapacité de
mettre en oeuvre trente de ses résolutions», relative à
la décolonisation du Sahara occidental.
«Nous plaçons beaucoup d'espoirs en Zapatero, mais nous voulons
lui dire, alors qu'il se trouve de l'autre côté du mur, que nous
souhaitons qu'il viendra un jour dans cette partie avec les Sahraouis»,
a martelé, succédant à Ramirez, le président de
la coordination des associations solidaires avec le peuple sahraoui, José
Taboada.
Sous un soleil de plomb, les manifestants, intégrés également
par la plateforme, Culture contre la Guerre, présidée par l'actrice,
Marisa Paredes, ont érigé un monuments symbolique construit
de pierres plates sur lesquelles ils ont gravé leur noms pour immortaliser
cet acte devant les caméras de plusieurs
télévisons et autres médias ayant couvert l'événement.
(SPS)
010/090/000 242157 avr 04 SPS
|
|