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SPS MM. Bouteflika et Mbeki affirment que l'autodétermination des Sahraouis est un "élément clé" de toute solution 24.03.05
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Alger, 24/03/2006 (SPS) La "satisfaction du droit à l'autodétermination"du peuple sahraoui est l'"élément clé de toute solution" au conflit de "décolonisation"au Sahara occidental, ont affirmé jeudi à Alger le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue sud-africain, M. Thabo Mbeki.
La question du Sahara occidental "a retenu l'attention des deux chefs d'Etat qui ont réitéré leur position de principe sur cette dernière question de décolonisation sur le continent africain", indique un communiqué de presse rendu public au terme de la visite du Président sud-africain jeudi à Alger.
Les présidents Bouteflika et Mbeki ont appelé à la "résolution rapide" du conflit au Sahara occidental, "dans le cadre de la légalité internationale qui fait de la satisfaction du droit à l'autodétermination du peuple de ce territoire non autonome l'élément clé de toute solution", souligne le communiqué. (SPS)
010/090/700 241333 mar 06 SPS
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SPS El-Qods el-Arabi: Manifestations estudiantines en faveur de l'indépendance du Sahara occidental à l'Université de Marrakech
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Londres, 24/03/2006 (SPS) L'université de Marrakech est depuis deux jours le théâtre de manifestations estudiantines de soutien au Front Polisario et au droit à l'autodétermination et à l'indépendance du peuple sahraoui, à révélé, vendredi, le quotidien arabophone "El-Qods el-Arabi".
Selon le correspondant du quotidien basé à Londres, "les forces de sécurité marocaines sont intervenues pour réprimer la manifestation", justifiant l'intervention par de présumées échauffourées ayant éclaté au niveau du département des Lettres de l'université.
Outre l'emblème national de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), les manifestants "portaient des banderoles et des portraits d'activistes sahraouis arrêtés lors des incidents d'El Aaiun, en mai 2005", ajoute la même source.
Ces manifestations coïncident avec celles organisées par les Sahraouis dans les territoires occupées du Sahara occidental à l'occasion de la visite effectuée par le souverain marocain dans plusieurs régions du Sahara Occidental, visite qualifiée par le Front Polisario et la RASD de "provocatrice, irresponsable et coloniale", visant à entraver le processus de règlement du conflit, et dénote d'une attitude digne des puissances coloniales lorsqu'il s'agit de faire face aux pressions exercées par la communauté internationale pour le règlement des conflits.
La visite du roi Mohamed VI a été accompagnée par une vague de répression sans précédent à l'encontre des Sahraouis qui ont exprimé leur rejet de l'occupation marocaine et leur attachement à leur identité nationale.
Elle fut également accompagnée d'une large campagne médiatique mettant en avant l'accueil réservé au souverain marocain par les colons marocains au Sahara occidental, rapportent la plupart des organes de presse. (SPS)
010/090/700 241342 mar 06 SPS
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SPS Sit-in de solidarité avec le peuple Sahraoui le 25 mars à Rome
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Rome, 24/03/2006 (SPS) Un sit-in appelant à la fin de la répression dans les territoires occupés du Sahara occidental et à l'application du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui aura lieu le 25 mars prochain devant l'ambassade du Maroc à Rome, indique l'association nationale italienne de solidarité avec le peuple sahraoui, citée par l'APS.
"Une large participation est attendue pour ce nouveau rendez-vous de contestation pour exiger de l'occupant marocain, l'application des résolutions des Nations Unies à travers la tenue du plan d'autodétermination du peuple Sahraoui et l'arrêt des violations des droits de l'homme sur les populations sahraouies dans les territoires occupés", est-il souligné.
Le sit-in de samedi se tient dans un "climat tendu dans les territoires occupés, marqué par une escalade de la répression des manifestations pacifiques,des violations des droits de l'homme, et les incarcérations arbitraires", souligne l'Association de solidarité avec le peuple sahraoui dans un communiqué qui appelle à une large mobilisation pour "faire entendre la voix d'un peuple opprimé, privé de son droit inaliénable de décider de son destin".
"Il faut briser le mur de silence qui entoure les protestations pacifiques du peuple sahraoui et la répression aveugle du royaume marocain", souligne le communiqué du comité d'organisation.
Parallèlement à ce sit-in, il se tiendra à Gènes, à l'initiative de l'association "Gènes avec le peuple sahraoui", une manifestation culturelle ou un film intitulé "un peuple oublié", sera projeté. Il sera suivi d'un débat sur les conditions de vie du peuple Sahraoui, confiné dans des camps de réfugiés depuis plusieurs décennies, a ajouté la même source.
Par ailleurs une rencontre sera également organisée, le 28 mars à Naples, en hommage du peuple sahraoui sous le thème, ''voix de terres occupées, voix d'exil'', organisée par la galeria Toledo en hommage au peuple sahraoui.
A cette soirée de réflexion qui abordera un thème lié à un ''conflit oublié et à l'exil d'un peuple'' participeront plusieurs représentants sahraouis à l'étranger et à l'intérieur des territoires occupés, notamment Aminatou Haidar, fervente militante des droits de l'homme, plusieurs fois emprisonnée et torturée pour ses positions en faveur du respect des droits de l'homme et de l'indépendance du peuple sahraoui et Aicha Tamek, épouse de l'activiste des droits de l'homme, Salem Tamek, contrainte à l'exil en Espagne, a indiqué l'APS.
Des images et des témoignages du vécu dans les villes occupées au Sahara occidental ainsi que dans les camps de réfugiés, notamment après les graves inondations qui ont touché la région ainsi que des images inédites des murs érigés par les forces d'occupations marocaines seront portés à la disposition du public selon le programme de la manifestation.
Des personnalités de partis politiques italiens et d'élus locaux, des représentants d'associations de droits de l'homme, des avocats et observateur internationaux aux procès des militants sahraouis, des artistes ainsi que le président de l'Afapredesa (association des familles de prisonniers et de disparus sahraouis) Abdeslam Lahsen, interviendront également au cours de cette rencontre pour manifester leurs témoignages et apporter leur soutien à la cause du peuple sahraoui, a conclu la même source.(SPS)
010/090/700 241947 mar 06 SPS
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SPS Procès des prisonniers sahraouis: les avocats espagnols dénoncent de "graves violations"
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Madrid, 24/03/ 2006 (SPS) Le Conseil général des barreaux d'Espagne (CGAE) a rendu public jeudi à Madrid, un rapport dans lequel il fait état de "graves violations des normes et traités internationaux" commises par les autorités marocaines dans les procès des prisonniers politiques sahraouis.
Le rapport a été élaboré par une mission d'observation du CGAE qui a assisté tout au long de l'année 2005 à plusieurs procès d'activistes sahraouis des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
Dans ses conclusions, le CGAE a relevé, tout d'abord, que "le Sahara Occidental est un territoire non autonome objet d'un processus de décolonisation inachevé" ce qui implique, a-t-il précisé, que son "occupation par tout pays est contraire au Droit" et qu'il ne peut se voir appliquer le droit pénal d'un autre Etat.
Abordant ensuite les conditions dans lesquelles se sont déroulés les procès, les juristes espagnols ont constaté qu'un "grand" nombre de militaires et policiers appartenant aux différents corps de sécurité marocains étaient déployés autour du tribunal. Ils ont observé des "interventions constantes" de la part d'agents de la police et de militaires, présents dans la salle d'audiences, "contre les accusés qu'ils réprimaient et battaient".
"La police a usé, aveuglement, de la force et de la violence" contre la population sahraouie à l'extérieur du tribunal et contre les familles des accusés à l'intérieur de la salle d'audiences, "en présence des observateurs", souligne le document.
La mission du CGAE a constaté, par ailleurs des "vices de forme dans les détentions, le déroulement des audiences orales ainsi que la non observance des principes régissant le droit pénal". Elle a mentionné, dans ce contexte, une "forte présence militaire au cours de toutes les étapes de la procédure judiciaire", et "des dénonciations de la torture à laquelle ont été soumis les accusés pour l'obtention de prétendues déclarations".
Le rapport note également que les "familles n'ont pas été avisées de la détention de leurs proches, ni du lieu de leur internement", étant donné que les autorités marocaines ont recouru à des "centres militaires et secrets".
A cela s'ajoute une "durée excessive des détentions par rapport aux faits incriminés" et la "privation" des détenus de leur droit à être examinés par un médecin, "malgré la dénonciation de la pratique de la torture" par ceux qui en ont été victimes, selon la même source l'arbitraire qui a caractérisé ces procès, dans lesquels le "principe de présomption d'innocence a été violé", est reflétée dans la déclaration du procureur du roi qui a requis contre les accusés des "peines exemplaires pour le reste de la population" et adopté une "attitude inquisitoriale" contre eux selon l'institution représentant les avocats espagnols.
Cet arbitraire s'est manifesté aussi à travers la différence dans la durée des peines prononcées, sans que cela soit justifié par un "élément objectif", a-t-on ajouté.
Parmi les autres violations recensés par le CGAE, il y a celle de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1989 et qui stipule en son article premier que "Chacun a le droit, individuellement ou en association avec d'autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l'homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international".
A cet égard, le rapport dénonce que des activistes sahraouis des droits de l'hommes "notoirement connus" aient été traités comme des "délinquants de droit commun" et condamnés pour des "actions pacifiques" et relevant de la "liberté d'expression". Il dénonce également la non application par la justice marocaine des "normes prévues dans les accords et traités internationaux sur les prisonniers de conscience".
Le rapport fait ressortir, par ailleurs, l'attitude des juges du tribunal qui "impressionne par sa partialité" et qui ont "systématiquement violé les droits des accusés, concédant un traitement de faveur à l'accusation exercée par le procureur (...) au détriment des droits de la défense".
Le CGAE a déploré, enfin, le rôle de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental (MINURSO) qu'il a qualifié "d'inexistant".
"La MINURSO n'assiste pas aux procès, en dépit du fait que les accusés soient inclus dans le recensement des votants qu'elle a elle-même élaboré, applique, en silence, les ordres de la police marocaine lorsqu'elle lui interdit l'accès au tribunal et assiste passivement aux agressions commises par cette dernière contre la population sahraouie", lit-on dans le rapport.
Le président du CGAE, Carlos Carnicer, a annoncé, lors d'une conférence de presse, que le rapport sera transmis à tous les organismes internationaux des droits de l'homme, au gouvernement espagnol et aux institutions marocaines concernées. (SPS)
010/090/700 241944 mar 06 SPS
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