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TERRITOITRES OCCUPES/DROITS HUMAINS
Les sahraouis dénoncent les tentatives du Maroc de dissimuler la vérité de ses abus dans le Sahara Occidental


23.12.04


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El Aaiun (territoires occupés
<>), 23/12/2004 (SPS) Les défenseurs sahraouis des droits de l’Homme ont averti mardi dernier contre "toute exploitations médiatiques des témoignages et des photos des victimes sahraouies" par l'Instance marocaine, "Equité et Réconciliation", dans sa tentative de débarrasser le Gouvernement marocain de ses responsabilités dans les violations systématiques des droits humains dans le Sahara Occidental.

Dans un communiqué publié jeudi par, dont SPS a reçu une copie, les activistes sahraouis des droits humains ont dénoncé les tentatives de cette instance marocaine visant à utiliser les témoignages et les photos des sahraouies victimes des atrocités commises par les autorités coloniales marocaines contre le peuple sahraouis.

"Nous avertissons contre toute exploitations médiatiques des témoignages et des photos des victimes sahraouies, prises par l'Instance lors de la collecte (par sa commission d'investigation) des renseignements relatives à ces victimes pendant sa visite au Sahara en fin d'avril 2004", visant à "débarrasser l'Etat marocain de sa responsabilité dans les violations flagrantes des droits humains commises au Sahara occidental depuis octobre 1975", a souligné le texte.

Enregistrant avec un grand regret le manque de transparence de la démarche entreprise par cette instance marocaine, les activistes sahraouis ont déclaré que ces assises d'écoute "doivent être conclues par un processus offrant des conditions raisonnables pour un règlement équitable basé sur la révélation du destin des disparus sahraouis, la libération des vivants d'entre eux, la remise des dépouilles des martyrs à leurs familles, la divulgation des lieux des tombes communes et la sanction des responsables de ces violations flagrantes", a ajouté le communiqué.

Les défenseurs sahraouis des droits humains ont rappelé le rejet et la marginalisation des pétitions de plus de 900 victimes sahraouies par cette instance, déclarant que "l'investigation dans la mémoire collective sahraouie doit révéler la vérité, tenant compte que toute dissimulation partielle ou entière de cette vérité ne peut être qu'une nouvelle violation de la réalité".

Ils ont en outre précisé que l'abstention de cette instance de "désigner les tortionnaires et les services impliqués dans les crimes commis est un encouragement à ces personnes dans leur persistance d'humilier la population sahraouie", soulignant la nécessité de répondre "aux pétitions les plus urgentes des victimes comme les soins et la réintégration sociale".

L’Instance équité et réconciliation tente clairement de faire pression sur les victimes par différents moyens et à paralyser le mouvement des activistes sahraouis en les accusant de délits et en voulant imposer "son approche unilatéral dans le règlement du dossier des violations flagrantes des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental", a conclu le communiqué.  (SPS)

020/090/000  231822  DEC 04 SPS


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SPS
RASD/PARLEMENT/SESSION
Ouverture de la session hivernale du Conseil National sahraoui





Aousserd (camps des réfugiés), 23/12/2004 (SPS) La session hivernale du Conseil National (Parlement) s'est ouverte lundi à Aousserd sous la présidence de M. Mahfoud Ali Beiba, Président du CN et en présence du premier ministre, Abdelakader Taleb Oumar, et de son équipe gouvernementale.

Dans son allocution d'ouverture, le Président du CN a précisé que ces assises, qui doivent reprendre le 4 janvier prochain étant suspendu jusqu'à la fin des élections municipales qui se poursuivent depuis le 16 décembre dernier dans les camps de réfugiés, auront à évaluer le programme Gouvernemental de l'année 2004 et à examiner en détail le programme de l'année 2005 que vient de lui présenter le Gouvernement de M. Abdelkader, lui apportant les amendements si nécessaire pour l'adopter ensuite.

"Ces assises, qui interviennes après un ans du 11ème Congrès national du Front Polisario tenu à Tifariti en octobre 2003 dernier, et qui coïncide avec la fin de la première année du 6ème mandat du Conseil National (Parlement), sera une occasion pour renforcer la complémentarité et la coopération entre les deux autorités, législative et exécutive, pour le renforcement des institutions de l'Etat sahraoui", a souligné M. Ali Beiba dans son intervention, estimant que la riche expérience accumulée par son institution "ne manquera pas pour l'évaluation du travail du Gouvernement et l'enracinement de la démocratie".

Il a en outre indiqué que son institution à "initier un dialogue constrictif avec des activistes sahraouis et des symboles de la résistance sahraouis depuis les territoires occupés, ainsi qu'avec la jeunesse sahraoui, "qui a été invité à contribuer dans la construction et la consolidation de nos institutions nationales", estimant que le combat pour la liberté doit être entrepris simultanément dans tous les domaines.
 
Pour sa part, le Premier ministre, Abdelkader Taleb Oumar, a exposé son rapport sur l'évaluation du programme de 2004 et les grandes lignes du programme du Gouvernement pour l'année 2005, qui sera axé essentiellement sur "les mécanismes et moyens d'exécution" du programme, les "relations avec l'autorité législative" ainsi que "le développement des ressources humaines et les moyens matériaux".

Le Gouvernement, a-t-il souligné, a aussi donné une grande partie d'importance à "la situation dans les territoires occupés" et les moyens de renforcement de la résistance nationale dans la lutte pour l'indépendance et la liberté.
 
En plus des traditionnels volets de la santé et de l'enseignement, au niveau social, l'exécutif voudra "améliorer les conditions de vie des citoyens", renforcer les instituions sociales et réorganiser la gestion des ressources du Gouvernement pour une meilleur assistance à la population.

Elu en novembre 2003, le Conseil National est composé de 51 membres, élus au bulletin secret direct, qui se sont scindés en cinq Commissions et six bureaux régionaux : Affaires sociales; Affaires politiques, territoires occupés et diaspora ; Affaires étrangères, information ; Affaires économiques et Affaires juridiques et administratives, rappelle-t-on.

Le Conseil National est dirigé par un bureau de neuf membres, sous la direction de son Président et d'un vice-président en plus d'un Secrétaire Général, des Présidents des Commissions et d'un conseiller juridique, rappelle-t-on encore. (SPS)

060/090/000 231850 DEC 04 SPS

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