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SPS Plus de 500 jeunes sahraouis s'exilent du Sahara Occidental (ministère) 23.10.06
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Chahid El Hafed, 23/10/2006 (SPS) Plus de 500 jeunes sahraouis ont été poussés à s'exiler du Sahara Occidental en un seul an pour cause de la répression marocaine, alors que ceux qui y demeurent continuent à être exposés à la pression et aux tortures conjuguées pour qu'ils prennent le même chemin, a indiqué le ministère des territoires occupés et des communautés dans un communiqué.
"Les jeunes qui ont été obligés à abandonner les territoires occupés à cause de la répression avoisinent le chiffre de 500 jeunes depuis l'été 2005 jusqu'à maintenant", a souligné le communiqué publié dimanche, dont une copie est parvenue à SPS.
"La population et, principalement la masse des jeunes, se trouvent soumis à une agression généralisée de la part des différents corps de répression marocains en l'absence d'observateurs internationaux", a déploré le communiqué, ajoutant que l'intention des autorités d'occupation est de "les faire disparaître des villes occupées en réalisant chaque nuit des dizaines d'arrestations de jeunes qu'ils soumettent à toutes sortes de tortures".
Enumérant les méthodes "barbares de tortures", le communiqué fait état de "viols par des matraques et d'autres matériels, injection de substances chimiques qui font perdre la conscience durant plusieurs heures, menottes avec des cadenas aux portes, chaises et aux murs, ou bien ficelés aux mains et aux pieds à la manière du =poulet rôti=, pratique très bien connue au sein des tortionnaires".
"A quelques détenus ils projettent des vidéos de viols pratiquées sur des filles et des garçons et des tortures qui se terminent avec la mort de personnes qui se trouvent dans un état lamentable", a indiqué la même source.
"Au cours des interrogatoires, les jeunes sahraouis détenus sont menacés d'être enterrés vivants ou brûlés, comme ils ont fait avec Saaidi Salek et les avertissent qu'à la prochaine fois ils seront soumis à des tortures encore pires", a-t-on ajouté.
Enfin à tous "ils conseillent d'abandonner le territoire même vers le Polisario ou vers l'Espagne, s'ils veulent =sauver leur peau=".
Par ailleurs, le communiqué indique que "les officiers de la gendarmerie et d'autres corps de sécurité, dans un pacte avec les patrons de la mafia, reçoivent un quantité substantielle d'argent pour chaque émigrant qui monte dans les "pateras" qui partent depuis les côtes sahraouies, comme tarif ou droit de sortie".
Ainsi donc l'émigration illégale "engendre des gains considérables pour les officiers comme pour les chefs de mafia et l'abandon des territoires occupés par les jeunes manifestants sahraouis", a constaté la même source. (SPS)
010/090/110
231023 oct 06 SPS
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SPS Les Sahraouis de Bojador se solidarisent avec les prisonniers politiques
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Bojador (territoires occupés), 23/10/2006 (SPS) Les Sahraouis dans la
ville occupée de Bojador ont exprimé leur solidarité avec les prisonniers
politiques sahraouis, dénonçant "la torture et les mauvais traitement" dont a
été l'objet l'activiste sahraoui des droits humains, Mohamed Tahlil, arrêté
jeudi dernier par les forces d'occupation marocaines.
Selon les premières informations, M. Tahlil a été conduit après son arrestation
au commissariat de Bojador où il a été sauvagement torturé avant d'être
transféré au commissariat d'El Aaiun pour "subir toutes les formes de tortures",
a indiqué un communiqué publié ce lundi par les citoyens sahraouis dans cette
ville, dont une copie est parvenue à SPS.
L'ex prisonnier politique sahraoui a retrouvé sa liberté dimanche après que les
forces de répression marocaines l'aient jeté dans la rue dans un état
"lamentable", a ajouté le texte.
Les Sahraouis de Bojador ont en outre condamné cette "agression" commise par les
agents de sécurité marocains contre cet activiste sahraoui des droits humains,
exprimant leur solidarité et leur soutien inconditionnel avec les prisonniers
politiques sahraouis dans les prisons marocaines.
Ils ont enfin lancé un appel en direction des organisations internationales des
droits de l'Homme et des forces éprises de paix et de justice pour "intervenir
en toute urgence" afin de "mettre fin à la répression des Sahraouis dans les
territoires occupés du Sahara Occidental qui réclament pacifiquement leur droit
à l'autodétermination et à l'indépendance".
Par ailleurs, des manifestations appelant au départ immédiat de l'occupant
marocain, ont été organisées samedi à la ville de Smara occupée, à l'occasion du
premier anniversaire du martyr de l'Intifada, Lembarki Hamdi Mahjoub, torturé à
mort par des agents du GUS marocain en octobre 2005.
Les manifestants qui arboraient les portraits du feu, Lembarki, ont également
étalé les drapeaux de la RASD et scandé des slogans en faveur de l'indépendance
du Sahara Occidental, ont indiqué des sources concordantes.
Les forces de répression marocaines ont "rapidement" procédé au verrouillage des
rues menant au lieu des manifestations afin d'empêcher les citoyens sahraouis de
s'y joindre, a-t-on ajouté de mêmes sources.
(SPS)
020/090/110 231025 Oct 06 SPS
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