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SPS
RASD/ESPAGNE/DROITS HUMAINS

Une responsable politique appelle le Gouvernement à "agir" face aux violations des droits de l'homme

23.05.05

 

 

 

Madrid, 23/05/ 2006 (SPS) La conseillère (ministre) à la coopération et à la participation dans le Gouvernement de la région espagnole de Valence, Gema Amor, a appelé lundi le gouvernement central à se "départir de son immobilisme" concernant la situation de la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara Occidental et à "agir face aux violations constantes des droits de l'homme" commises dans ces territoires.

 

La ministre a fait cette déclaration à l'issue d'un entretien avec la militante sahraouie des droits de l'homme, Aminetou Haidar, en tournée de sensibilisation en Espagne, selon l'agence d'information Europa Press citée par l'Agence de presse algérienne, APS.

 

Selon la même source, Mme Haidar a exposé lors de cet entretien la "situation Dramatique" vécue par la population sahraouie dans les territoires occupés par le Maroc, population qui se sent "déçue" par la position "passive" et de "renoncement" à ses responsabilités adoptée par l'actuel Gouvernement espagnol à son égard.

 

"Nous pouvons encore compter sur l'appui du peuple espagnol, face aux atteintes à nos droits les plus élémentaires, mais pas sur celui du Gouvernement, qui nous a tourné le dos", a-t-elle affirmé.

 

Répondant à une invitation de la militante sahraouie, Mme Gema Amor a annoncé qu'elle se rendra prochainement dans les territoires occupés du Sahara Occidental pour s'enquérir de la situation des droits de l'homme, soulignant que le Gouvernement autonome de Valence "demeurera vigilant" et oeuvrera pour que les droits et libertés de la population sahraouie soient "pleinement respectés". (SPS)

 

020/090/700 231740 Mai 06 SPS

 

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SPS
RASD/SUEDE/UNION EUROPEENE/PECHE

La Suède opposée à l'accord de pêche UE-Maroc  

 

 

 

 

Bruxelles, 23/05/2006 (SPS) La Suède a officiellement rejeté lundi l'accord de pêche UE-Maroc, en raison de l'occupation illégale du Sahara Occidental par le Maroc et de l'absence de retombées au profit du peuple sahraoui.

 

La ministre Suédoise de l'agriculture et de la pêche, Mme Ann-Christin Nygvist, expliquant le vote de son pays au Conseil des ministres de l'agriculture et de la pêche de l'UE, a souligné que l'opposition de son pays à cet accord s'explique par le fait que "le Sahara Occidental ne fait partie du territoire marocain selon les règles de la légalité internationale".

 

Le conflit sahraoui, a-t-elle ajouté dans une déclaration, fait en outre l'objet d'un processus onusien pour une "solution juste et mutuellement acceptable qui doit aboutir à un processus d'autodétermination du peuple sahraoui".

 

En outre, la Suède souligne que cet accord "doit être conforme au droit International" et fait remarquer qu'il  "ne bénéficie pas au peuple sahraoui".

 

L'accord de pêche, qualifié d'opération de "brigandage international" par le Front Polisario, entrera en vigueur en juin prochain, après sa ratification ce lundi par le Conseil européen, rappelle-t-on.

 

D'autres pays comme les Pays Bas, l'Irlande et la Finlande ont critiqué les dispositions de cet accord. Selon des sources sahraouies, des recours aux juridictions européennes et internationales, émanant d'Etats comme ceux qui se sont opposés à cet accord, ou des citoyens européens, vont être déposés.

 

La Suède a exhorté, par ailleurs, le comité conjoint de suivi de cet accord "d'user de tous les instruments appropriés pour s'assurer que la mise en oeuvre de cet accord soit conforme à la légalité internationale". (SPS)

 

020/090/700 231750 Mai 06 SPS

 

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SPS
RASD/Espagne/PECHE

Le Gouvernement sahraoui doute de a neutralité de Madrid dans le conflit du Sahara Occidental  

 

 

 

 

Chahid El Hafed, 23/05/2006 (SPS) La neutralité de l'Espagne dans le conflit qui oppose le Maroc au peuple sahraoui, colonisé depuis 1975 par le Maroc, a été mise en doute par le Gouvernement sahraoui, allant même jusqu'à écarter la possibilité pour Madrid de jouer un "rôle objectif" dans les efforts de la communauté internationale tendant solutionner le conflit.

 

"Le Gouvernement espagnol met en cause la possibilité, pour lui, de jouer un rôle objectif et équitable dans la recherche d'une solution au conflit de décolonisation du Sahara occidental", a averti un communiqué du Gouvernement sahraoui reçu par SPS, qui reproche à l'exécutif de la péninsule d'être l'instigateur, avec Paris, de l'accord de pêche signé entre l'Union européenne et le Maroc pour piller les richesses halieutiques du Sahara Occidental.

 

"Le Gouvernement espagnol, bénéficiaire presque exclusif du marché, n'a aucune raison légale ou éthique à se réjouir de la signature de l'accord de pêche entre l'Union européenne et le Maroc incluant les eaux territoriales du Sahara occidental au mépris du droit et de la légalité internationale", a relevé e communiqué.

 

Pour l'exécutif sahraoui, "l'activisme du Gouvernement espagnol y compris l'usage des moyens les plus tendancieux en vue de concrétiser l'accord (de pêche), montre un alignement patent sur les thèses expansionnistes du Maroc".

 

La responsabilité du "calvaire" que vit le peuple sahraoui et "la tension consécutive" que connaît la région, "incombe à l'Espagne", tout comme "les retards pris par la coopération régionale et le développement des relations euro-maghrébines", a estimé le communiqué, publié ce mardi à Bir Lehlu.

 

Rappelant qu'aucun pays "ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental", comme l'a bien mentionné le SG de l'ONU, Kofi Annan dans son dernier rapport au Conseil de sécurité, le Gouvernement sahraoui a appelé l'UE à "réviser cet accord et à s'abstenir de faire le jeu de la politique coloniale marocaine que rejette unanimement le peuple sahraoui et dont l'irréalisme et l'échec ne sont plus à démontrer".

 

Le Gouvernement de M. Taleb Oumar a de nouveau "salué" la position américaine d'exclure, au nom du droit, le Sahara Occidental de son accord de libre échange avec le Maroc et a  exprimé sa "reconnaissance et sa gratitude à tous les pays européens qui ont opposé des réserves au dit accord et particulièrement la Suède qui a voté contre, pour sa position courageuse, conforme à l'éthique et à la légalité internationale. (SPS)

 

010/090/100 231716 mai 06 SPS

 

SPS
RASD/ESPAGNE

Madrid "activement engagé pour une solution respectueuse du droit à l'autodétermination" des Sahraouis  

 

 

 

 

 

Madrid, 23/05/2006 (SPS) Le Chef du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a réaffirmé son "engagement actif pour une solution respectueuse du droit à l'autodétermination" du peuple sahraoui et à la résolution de questions "comme celles des disparus", dans un message adressé au Président de la République, Mohamed Abdelaziz, datée du 28 avril dernier.

 

Voici le texte intégral de ce message traduit de l'espagnol pas SPS:

 

"Le Président du Gouvernement

 

                   Madrid, 28 avril 2006

 

Excellence, Monsieur Mohamed Abdelaziz

Secrétaire Général du Front Polisario

Bir Lehlu

 

Cher Secrétaire Général:

 

Je vous remercie pour votre lettre du 14 mars dans laquelle vous me transmettez les principales préoccupations du Front Polisario sur la situation du contentieux du Sahara Occidental.

 

Comme je vous l'ai affirmé durant notre rencontre à Madrid en novembre 2004 ou plus récemment, dans ma lettre de félicitation pour le nouvel an, je voudrai vous réitérer l'engagement actif de mon Gouvernement pour contribuer, dans le cadre de l'ONU, à la recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable par les parties, respectueuse du droit à l'autodétermination.

 

Je vous remercie sincèrement pour les paroles de reconnaissance pour l'aide prêtée par l'Espagne après les inondations desquelles ont souffert les campements de Tindouf et je vous réitère également l'engagement du Gouvernement espagnol pour aider à subvenir aux nécessités humanitaires les plus immédiates de la population sahraouie.

 

Il reste entendu que le respect des droits humains de la population sahraouie est inhérent à la recherche à une solution urgente au contentieux du Sahara Occidental. En plus de notre engagement dans la recherche d'une paix définitive, soyez assuré que nous continuerons à appuyer et à contribuer, conjointement avec le Comité international de la Croix Rouge  et avec l'Union Européenne, à la résolution de questions comme celles des disparus et à l'instauration de mesures de confiance entre les parties.

 

         Recevez l'attestation de ma haute considération et estime,

 

                            José Luis Rodriguez Zapatero

                            Président du Gouvernement d'Espagne". (SPS)

 

010/090/100 231253 mai 06 SPS

 

SPS
RASD/UE/MAROC/PECHE

Le Front Polisario qualifie "d'erreur gravissime" l'accord de pêche UE-Maroc    

 

 

 

Bruxelles, 23/05/2006 (SPS) La ratification par l'Union européenne, sous l'impulsion de la France et de l'Espagne, de l'accord de pêche UE-Maroc est une "erreur  gravissime", une "caution au brigandage international" et une "spoliation" des richesses naturelles sahraouies, a affirmé lundi le Front Polisario dans une déclaration rendue publique à Bruxelles.

    

"En cédant à leurs penchants colonialistes, et afin de perpétuer un fait colonial au Sahara occidental, l'Espagne et la France ont entraîné les Etats de l'UE dans leur folle aventure", ce qui constitue "une page noire dans l'histoire de l'Union européenne", a souligné la déclaration de M. Mohamed Sidati, ministre sahraoui délégué pour l'Europe.

 

"En se pliant aux desiderata de l'Espagne et de la France", a ajouté la déclaration du front Polisario, "l'Europe sait pertinemment que, trente ans après le début de ce conflit, l'ensemble de la Communauté internationale ne reconnaît toujours pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. En agissant de la sorte, l'Union européenne fait tout simplement abstraction du statut juridique que les Nations Unies attribuent au Sahara occidental".

 

En effet, souligne le Front Polisario, l'avis du Bureau juridique du Conseil de sécurité de l'Onu du 29 janvier 2002 a rappelé le statut de "territoire non autonome" du Sahara occidental qui demeure, depuis 1963 inscrit sur la liste onusienne des territoires non autonomes.

 

En outre, rappelle la déclaration sahraouie, les résolutions 1514 et 1541 adoptées en décembre 1960 par l'Assemblée générale des Nations Unies et l'article 73 de la Charte de cette organisation, ont édicté des règles régissant la sauvegarde des ressources naturelles d'un territoire autonome, "règles que l'Union européenne bafoue allègrement lorsqu'il s'agit du Sahara occidental".

 

Aussi, le Front Polisario considère-t-il que la ratification par l'Union européenne de l'accord de pêche avec le Maroc constitue "une vaste entreprise de pillage et d'accaparement des ressources naturelles et une violation flagrante du droit international".

      

Le Front Polisario prévient qu'il "usera de tous les moyens pour défendre ses droits légitimes".

 

Il a, par ailleurs, rendu un hommage mérité à des pays, comme la Suède, qui en s'opposant à cet accord, "s'est élevée de manière énergique au pillage et au bradage des ressources du peuple sahraoui". (SPS)

 

010/090/700 231112 mai 05 SPS

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ESPAGNE/AMINETOU HAIDAR

Arrivée de Mme Haidar à la région espagnole de Valence  

 

 

 

Valence (Espagne), 23/05/2006 (SPS) Mme Aminetou Haidar, célèbre activiste de droits humains sahraouis, est arrivée dimanche à Valence sans le cadre d'une tournée de sensibilisation qu'elle a entamé en début du mois de mai dans les régions autonomes espagnoles, a constaté SPS.

 

Dans la même ville, Mme Haidar a eu lundi, des entretiens avec le Président du Parlement régional, Julio De Espana Moya, qui lui a exprimé "l'engagement du Parlement à n'épargner aucun effort pour faire respecter les droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental".

 

Dans une déclaration à la presse à l'issue de son entretien avec Mme Aminetou Haidar, M. Julio a précisé que le "but principal de cet entretien est la sensibilisation de l'opinion publique espagnole sur la nécessité de soutenir les droits légitimes du peuple sahraoui".

 

"Nous avons écouté une personne qui a été victime de la répression, la torture, l'emprisonnement et les mauvais traitements pour avoir défendu ses opinions et l'indépendance d'un territoire qui était jusqu'à un moment proche une région  espagnole", a-t-il martelé.

 

M. Julio a en outre souhaité une sortie de l'impasse actuelle du conflit du Sahara Occidental dans le cadre de l'ONU, afin de trouver une solution pour ce conflit vieux de plus de trente ans, soulignant que "le peuple sahraoui a le droit de vivre dans la paix et liberté".

 

Mme Haidar a également rencontré la représentante du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Mme Isabel Escudero, également porte parole adjoint du groupe socialiste au sein du Parlement régional de Valence en compagnie du membre du comité exécutif national du PSOE, Andres Perelle et plusieurs responsables au niveau de la région autonome de Valence.

 

Elle a ainsi informé ses interlocuteurs sur la situation des droits de l'Homme et la répression qui s'abat sur les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental, notamment les "activistes sahraouis des droits humains", ainsi que son expérience personnelle dans "des mouroirs marocains" dans lesquelles elles a subit "toutes sortes de tortures".

 

Auparavant Mme Haidar, avait reçu à Madrid le prix "Juan Maria Brande" la défense du droit d'asile et la solidarité avec les réfugiés discerné par le Comité espagnol d'aide aux réfugiés (CEAR).

 

Elle avait également été reçue par le Président de l'Agence catalane de coopération, David Minovc et par le coordinateur de la solidarité catalane avec le peuple sahraoui, Oriol Fort ainsi qu'avec des sympathisants catalans avec la cause sahraouie.

 

Mme Haidar, 39 ans, mère de deux enfants, a été arrêtée pour la première fois en 1987 pour avoir participé à une manifestation pacifique contre l'occupation coloniale marocaine du Sahara Occidental à un moment où une commission des Nations Unies visitait le territoire.

 

Elle disparaîtra durant quatre années dans des prisons marocaines avant de réapparaître en 1991 pour être de nouveau arrêtée à plusieurs reprises pour ses activités pacifiques de défense des droits humains au Sahara Occidental, soumise depuis son occupation militaire en 1975 à un état de siège permanant et à un blocus médiatique et sécuritaire.

 

Libérée le 17 janvier 2006 de la tristement célèbre carcel negra (prison noire) d'El Aaiun après avoir accomplie une peine de sept mois ferme, Aminetou Haidar a participé à de nombreuses activités à l'exemple du Comité de coordination des victimes des disparitions forcées et détenus du Sahara Occidental en 1994, le Comité pour la libération de Sidi Mohamed Deddech et tous les détenus sahraouis en 2002, ou le Comité de libération de Ali Salem Tamek et tous les prisonniers politiques sahraouis en 2003. (SPS)

 

 

020/090/000 231100 Mai 06 SPS

 

 

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION/MAROC/DROITS HUMAINS

Une association internationale demande au roi Mohamed VI de mettre fin à la répression des Sahraouis  

 

 

 

 

Paris, 23/05/2006 (SPS) L'association internationale "Action des chrétiens pour l'abolition de la torture" (ACAT) a indiqué mardi avoir demandé au roi du Maroc, Mohamed VI de "prendre des mesures" pour arrêter la répression contre les Sahraouis qui "manifestent pacifiquement leur droit à l'autodétermination".

     

"L'ACAT-France vient d'apprendre avec consternation que de graves événements avaient eu lieu à El Aaiun le 17 mai 2006 à l'occasion de la visite au Sahara Occidental d'une délégation du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme", écrit cette association dans une lettre adressée au souverain marocain.

      

"En voulant manifester pacifiquement son droit à l'autodétermination, la population d'El Aaiun s'est heurtée aux forces de l'ordre qui ont procédé à de nombreuses arrestations, fait nombre de blessés et saccagé des maisons", a souligné ACAT qui a un statut consultatif auprès des Nations unies et du Conseil de l'Europe.

 

Rappelant que "des événements analogues se sont déroulés les 19 et 20 mai dans les villes de Dakhla et Boudjour", ACAT-France a relevé que "plusieurs de ces manifestants ont été relâchés après avoir été tabassés mais d'autres sont encore détenus arbitrairement et nous redoutons qu'ils ne soient soumis à la torture comme l'ont été certaines des personnes qui ont été relâchées".

 

"Par ailleurs certains blessés se trouvent dans un état critique", a-t-elle poursuivi, ajoutant que "à ce jour et en l'état de nos informations demeurent en prison: Eljoumani Saleh Elmahdi, Mohamed Sahraoui, Echiaa Elballah arrêtés à El Aaiun et Mohamed Andour, Tarfaoui Fatah, Hassan Elmoussaoui arrêtés à Boudjour".

 

L'association demande ainsi au souverain marocain de "prendre les mesures nécessaires" pour que les manifestants arrêtés "soient libérés dès que possible" et de mener une "enquête indépendante et impartiale" sur ces arrestations et sur "les mauvais traitements infligés à certains". (SPS)

 

010/090/700 231902 mai 06 SPS

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/MAROC/AMNESTY INTERNATIONAL

Des dizaines de blessées et plusieurs centaines arrêtées au Sahara Occidental, selon d'Amnesty international      

 

 

 

 

 

Londres, 23/06/2006 (SPS) Des dizaines de personnes ont été blessées et plusieurs centaines arrêtées, selon le rapport annuel d'Amnesty international qui a fait état du décès de deux hommes après avoir été violemment frappés lors de leur interpellation par les forces coloniales marocaines au Sahara Occidental.

 

L'année 2005 a été marquée au Maroc par un usage "excessif" de la force contre des manifestants sahraouis soutenant le Front Polisario et des émigrés africains dont 13 ont été tués par balles, a déclaré Amnesty international dans ce rapport rendu public mardi à Londres.

     

Entre les mois de mai et décembre 2005, "le Sahara occidental a été secoué par une série de manifestations, la ville de El Aaiun étant particulièrement concernée", selon le rapport qui souligne que dans de nombreux cas, les manifestants sahraouis ont exprimé leur soutien au Front Polisario qui demande la mise en place d'un Etat indépendant".

 

Les manifestations que la police a dispersées en usant de manière excessive de la force semblaient découler de "l'échec persistant des tentatives pour trouver une solution au conflit entre le Maroc et le Front Polisario", ajoute le rapport.

 

Hamdi Lembarki, âgé d'une trentaine d'années, est mort des suites d'une blessure à la tête, selon le rapport d'autopsie. Des témoins oculaires ont affirmé que plusieurs policiers marocains avaient interpellé cet homme lors d'une manifestation à El Aaiun et l'avaient emmené au pied d'un mur. Ils l'ont frappé à coups de matraque sur la tête et d'autres parties du corps.

 

Plusieurs dizaines de personnes arrêtées ont affirmé avoir été "victimes d'actes de torture ou de mauvais traitements visant à les contraindre à signer des " aveux ", à les dissuader de prendre encore part à des manifestations ou à les punir pour avoir prôné l'indépendance du Sahara occidental", ajoute le rapport.

 

Le rapport précise que "plusieurs dizaines de personnes ont été inculpées d'incitation ou de participation à des violences", ajoutant que "plus de 20 d'entre elles ont été déclarées coupables et condamnées à des peines de plusieurs années d'emprisonnement".

 

C'était "notamment le cas de sept défenseurs des droits humains qui avaient rassemblé et diffusé des informations à propos de la répression exercée par les forces de sécurité, d'autant que les restrictions en matière de liberté d'_expression "sont persistantes au Maroc, s'agissant tout particulièrement des questions liées à la monarchie et au conflit du Sahara occidental". 

 

Le rapport condamne "les atteintes aux droits fondamentaux des migrants africains qui tentaient de pénétrer dans les enclaves espagnoles de Ceuta et de Melilla".

 

Il souligne que la situation est devenue "critique entre la fin d'août et le début d'octobre, car les forces de sécurité marocaines et espagnoles ont alors cherché à repousser les migrants en ayant recours à une force excessive et, dans certains cas, meurtrière", précisant qu"au moins 13 personnes ont trouvé la mort dans ces circonstances, certaines ont été abattues alors qu'elles escaladaient les barrières sans mettre en danger la vie des membres des forces de sécurité ou de quiconque".

 

A partir de septembre, écrit le rapport, les autorités marocaines ont chassé des centaines de migrants de leurs camps (...) et quelques-uns ont été arrêtés et (...) conduits dans des régions désertiques, où ils ont été abandonnés sans abri, avec peu d'eau et de nourriture, ce qui aurait entraîné la mort de certains d'entre eux".

 

Des "centaines de migrants et de demandeurs d'asile ont ensuite été détenus dans des bases de l'armée sans bénéficier d'une assistance juridique ni d'autres droits garantis par la législation marocaine, comme le droit d'interjeter appel de leur placement en détention", ajoute encore le rapport.

 

Le rapport d'Amnesty précise que le Maroc était parmi les pays choisis par les services de renseignements américains (CIA) pour transférer ses détenus dans des centres de détentions secrets en Europe. Il rappelle dans ce cadre que des informations font état que la CIA a transféré des détenus au Maroc aux fins d'interrogatoire, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. (SPS)

 

010/090/700 231836 mai 06 SPS

SPS
RASD/ESPAGNE       

La Gauche unie espagnole critique les efforts du Gouvernement Zapatero pour le règlement du conflit du Sahara Occidental    

 

 

 

Madrid, 23/05/2006 (SPS) Le coordinateur du parti Izquierda unida (Gauche unie, 3ème force politique en Espagne), Gaspar Llamazares, a estimé ''insuffisants'' les efforts déployés par le Gouvernement espagnol pour le règlement du conflit sahraoui.

      

''A notre point de vue, avoir les meilleures relations avec le Maroc ne signifie pas que la question sahraouie soit utilisée comme monnaie d'échange dans ces relations'', a-t-il déclaré.

 

M. Llamazares a rappelé que la question sahraouie s'inscrit dans le cadre du ''droit international'' et des ''responsabilités historiques'' de l'Etat espagnol, déplorant que le ''Gouvernement marocain ne fait aucun geste qui indique qu'il a l'intention d'accepter le droit à l'autodétermination du peuple sahraouie'' et l'accusant de commettre de ''graves violations des droits de l'homme dans les territoires occupées du Sahara occidental''.

 

Le leader de la Gauche unie a rappelé dans ce contexte qu'une délégation du Congrès n'a pu se rendre dans ces territoires en raison, a-t-il dit, de ''l'absence de garanties (de la part du Maroc) sur l'utilité de sa visite quant à la défense des droits de l'homme''. (SPS)

 

010/090/700 231856 mai 06 SPS

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