|
|
|
SPS Abdelaziz : Annan entraîne l'ONU vers la défaite et la l'abdication, titre Al Khabar 23.04.05
|
Alger, 23/04/2006 (SPS) "M. Kofi Annan entraîne l'ONU vers défaite et la l'abdication", a déclaré le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, appelant le Conseil de sécurité à "corriger ce travail irresponsable" (...) "cette grave erreur par toutes les voies légales", sinon l'organisation internationale se convertira en une organisation "faible et injuste".
Dans un entretien au plus grand quotidien arabophone algérien, Al Khabar, publié ce dimanche, M. Abdelaziz a averti que le peuple sahraoui n'acceptera pas cette "mascarade hypocrite" et ces "atteintes sans précédant", pour être un mutation claire dans la doctrine de l'ONU en matière de décolonisation et "une négation du référendum d'autodétermination du peuple sahraoui".
Dans son rapport au Conseil de sécurité, présenté jeudi dernier, M. Annan a fait table rase de tous les plans et accords conclus entre les parties sous les auspices de l'ONU, préconisant des négociations directes entre le Polisario et le Maroc, pour débloquer l'impasse actuelle.
"Il nous reste à savoir maintenant si le Conseil de sécurité va adopter le rapport du Secrétaire Général et s'alignera ainsi sur la négation ouverte de nos droits en tant que peuple sous l'occupation, ou s'il va corriger l'erreur", a indiqué M. Abdelaziz dans cet entretien, le premier d'un Président qui se déroule au nouveau siège d'El Khabar à Alger.
"Nous sommes le maillon le plus faible, nous sommes un petit peuple colonisé, mais si les moyens pacifiques ne nous apportent pas nos droits, nous serons obligés de les défendre légalement par le combat armé", a-t-il averti.
Le Chef de l'Etat a lancé un appel pressant à l'ONU pour "assumer ses responsabilités entières, qu'elle n'abdique pas sur sa Charte et ses principes et pour ne pas lever le drapeau blanc".
Commentant les propositions de M. Annan, le Président de la République a relevé qu'elles visent à "ramener la question du Sahara Occidental quarante années en arrière", alors qu'il s'agit d'une "question de décolonisation qui relève de la responsabilité de l'ONU" (...) "étant garant du peuple sahraoui qui a laissé son devenir entre ses mains". "M. Kofi Annan se permet maintenant de nous convier à la table de négociation à partir du point zéro. Ceci n'a pas de sens et partant inacceptable", a-t-il martelé.
"Notre pays travaille avec l'ONU et son Secrétaire Général dans le cadre du Droit international, sachant que la question du Sahara Occidental y trouve sa place, partant du Plan de règlement de 1991, des accords de Houston ou du Plan de paix de Baker" (...) "c'est la force du droit qui doit primer et non celle de la France ou autres", a conclu le Président de la République. (SPS)
010/090/100 231140 avr 06 SPS
|
SPS Le Polisario "n'a jamais été impliqué dans des organisations terroristes", témoigne Driss Basri
|
Madrid, 14/04/2006 (SPS) L'ex ministre de l'Intérieur marocain, Driss Basri, a témoigné que le Polisario "n'a jamais été impliqué dans des organisations terroristes internationales" et qu'il s'agit de gens "honnêtes et fidèles à leur cause", rapporte le journal espagnol, La Razon dans sa livraison du samedi.
Dans une interview accordée au quotidien madrilène, l'ancien homme fort de Hassan II, qui gérait en personne le dossier du Sahara Occidental pendant 25 ans, est l'homme le mieux placé au Maroc pour tirer ces conclusions.
Nous reproduisons ci-après l'intégralité de cet entretien réalisé par Pedro Canales et traduit de l'espagnol par la SPS:
"Driss Basri, ancien ministre de l'Intérieur marocain: "Les gens du Polisario sont honnêtes et fidèles à leur cause"
Basri dit qu'ils sont contre le Palais Royal marocain, et non des mercenaires
Pedro Canales
Madrid.- Détesté par l'entourage du Roi Mohamed VI, et applaudi par les admirateurs de son père, Driss Basri pense qu'il a quelques choses à dire sur le conflit du Sahara Occidental qu'il a contrôlé pendant 25 ans.
- Le Roi Mohamed VI souhaite présenter un projet d'autonomie. Peut-il être la solution du conflit?
- Depuis que le Maroc a introduit, en 1967, sa revendication auprès de l'ONU, il prônait la libération du Sahara Occidental sur la base de l'application du droit d'autodétermination, le droit des peuples de disposer d'eux-mêmes et le droit à l'indépendance. Maintenant le Maroc a abandonné ce principe disant qu'il est inapplicable.
- En quoi consiste la consultation?
- En 1980 le Roi Hassan II avait accepté la consultation basée sur deux options "si les Sahraouis veulent l'indépendance ou l'intégration au Maroc?". Le Secrétaire général de l'ONU Pérez de Cuellar, l'avait intégré dans son Plan.
- Est-il favorable au Maroc?
- Non. Il est extrêmement préjudiciable parce qu'il reconnaît le Polisario comme "l'unique représentant du peuple sahraoui" et que les "deux parties aux conflit sont: Le front Polisario et le Maroc". Ce qui était une victoire pour nos adversaires.
- Est-elle valable l'option d'autonomie?
- Depuis 1980 tous les efforts étaient destinés à l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Toutes les parties croient au bénéfice de cette solution.
- C'était l'opinion de Hassan II?
- Oui.
- Hassan II avait parlé d'autonomie?
- Aucune. C'était une "troisième voie", proposée par la France et les Etats Unis. L'Espagne a toujours maintenu une position de défense du référendum sous les auspices de l'ONU.
-Quelle est votre position personnelle?
- Je suis contre. L'ONU, le Conseil de sécurité et le représentant du Secrétaire Général de l'ONU, James Baker, avait mis en marche ce "Plan" en étapes, toutes favorables au Front Polisario. C'était une autonomie régie par les lois de l'ONU et non celles du Maroc.
- Que se passe-t-il si le Maroc l'accepte?
- Ce serait la pré indépendance du Sahara Occidental. Aucun pays avec des identités internes distinguées ne peut admettre qu'il soit administré par le droit international.
- Que pensez-vous du Polisario?
- Premièrement, ils sont nos frères et deuxièmement ils sont nos adversaires. Mais ils sont des gens honnêtes, fidèles à leur cause vivant dans des conditions que nous connaissons tous depuis plus de 30 ans, et n'ont jamais été impliqués dans des organisations terroristes internationales. Le Maroc doit prendre cela en compte dans la recherche d'une solution qui défend son honneur et sa dignité.
- Avez-vous des problèmes avec le Roi?
- Aucun. J'ai travaillé toute ma vie pour qu'il soit un Roi. J'ai toujours défendu la monarchie, la famille royale et le pays. Je pense bien que depuis l'époque de Socrate et Machiavel, aucun régime politique n'avait traité avec tant d'injustice un serviteur fidèle". (SPS)
020/090/666 231613 avr 06 SPS
|
SPS Treize prisonniers politiques sahraouis demeurent en prison (officiel)
|
Bir Lehlu (territoires libérés), 23/04/2006 (SPS) Au moins treize
prisonniers politiques sahraouis demeurent dans les prisons marocaines après la
libération de 38 parmi eux répartis à la carcel negra (El Aaiun - Sahara
Occidental), Ait Melloul, Inzegan, Tiznit et Sale (Maroc), a annoncé un
communiqué du ministère des territoires occupés publié ce dimanche.
Le Gouvernement sahraoui a souligné que la libération de ces hommes "arrêtés et
emprisonnés pour des délits qu'ils n'ont jamais commis", intervient à la faveur
"des pressions de l'Intifada pacifique dans les territoires occupés, au sud du
Maroc, dans les universités marocaines et celles exercées sur le Gouvernement de
Rabat par le mouvement de solidarité internationale avec la cause sahraouie, les
ONG et les pays défenseurs des droits humains".
Saluant ces "véritables héros de l'indépendance, leurs familles et le peuple
sahraoui en entier pour cette glorieuse victoire", le communiqué relève que
cette libération et celle qui l'ont précédées "ne sont nullement un cadeau du
Roi du Maroc", mais plutôt "le résultat également de leur combat héroïque et
leur attachement à leurs objectifs d'indépendance qu'ils ont soutenu malgré la
répression, l'intimidation et la torture exercés contre eux par les forces
coloniales marocaines".
Commentant le contexte dans lequel le Gouvernement marocain a procédé à cette
libération fortuite, le communiqué relève qu'elle intervient pour "prévenir" un
éventuel élargissement des prérogatives de la Minurso "face aux violations des
droits humains par le Maroc dans le territoire" largement commenté dans le
dernier rapport du SG de l'ONU et que le Conseil de sécurité discutera lundi ou
mardi prochains.
Pour le gouvernement sahraoui "ces libérations au compte-gouttes de prisonniers
innocents ne mettra pas fin au fait accompli colonial au Sahara Occidental et
n'arrêtera pas la politique de répression érigée en système par le Maroc à
l'encontre des citoyens civils sahraouis inoffensifs".
A cet égard, le Gouvernement sahraoui a appelé le Conseil de sécurité à "prendre
les mesures nécessaires permettant de mettre fin à la tragédie de ces citoyens"
par la mise en place d'un "système onusien capable de les protéger dans
l'attente de décoloniser leur territoire à travers un référendum
d'autodétermination, juste, libre et transparent". (SPS)
010/090/100 231910 avr 06 SPS
|
>> Dernières Dépêches << |
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info