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| SPS RASD/EUROPE/ALGERIE/MEDIAS L'Europe est "responsable du danger qui pèse" sur le Maghreb arabe, déclare Mohamed Abdelaziz 22.12.04
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Alger, 22/12/04 (SPS) Le
Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a tenu
l'Europe, mardi, "pour responsable du danger qui pèse" sur la
stabilité et la paix dans le Maghreb arabe pour avoir, par sa
passivité, encourager le Maroc dans sa position d'intransigeance
et de défi à la légalité internationale.
Dans un interview qu'il a accordé au quotidien francophone
algérien, Liberté, M. Abdelaziz a tenu "l'Europe,
particulièrement la France et l'Espagne, pour responsable du
danger qui pèse" sur le grand Maghreb, "pour avoir
encouragé le Maroc dans sa position actuelle", qui va à
l'encontre de la légalité internationale et africaine
ainsi que des intérêts et des inspirations des
peuples de la région à la paix et à la
stabilité.
"Il y a une sorte de conspiration entre les gouvernements de Rabat, de
Madrid et de Paris, contre le peuple sahraoui et la
légalité internationale", a souligné le
Président de la République, en référence
aux dernières tentatives de ses Gouvernements visant à
faire dévier la question du Sahara Occidental de son cadre de
décolonisation, en essayant de "chercher" des solutions au
conflit en dehors de l'ONU et au détriment du peuple sahraoui et
de ses droits fondamentaux à l'indépendance et à
l'autodétermination.
A
l'instar de la RASD, l'Europe est certes "inquiète de la
situation interne du Maroc", ce qui peut expliquer le manque de
fermeté de plusieurs pays européens face aux violations
marocaines de la légalité internationale, a
précisé le Chef de l'Etat, estimant néanmoins que
cette attitude peut avoir des conséquences néfastes non
seulement sur le peuple sahraoui, mais aussi sur le royaume et toute la
région du Maghreb.
"Nous disons aux Européens et à tous ceux qui se
préoccupent de cette situation qu'un des éléments
de stabilité et de résolution des problèmes du
Maroc est le suivant: Rabat doit cesser sa politique coloniale,
respecter la légalité internationale et améliorer
ses relations avec ses voisins", a-t-il souligné.
Concernant
la position de l'Espagne, M. Abdelaziz a considéré que le
Gouvernement socialiste espagnole "est responsable de la volte-face de
Rabat", vue son alignement sur les thèses expansionnistes de
l'axe Paris-Rabat, qui n'a cessé de faire obstacle par tous les
moyens à la décolonisation du Sahara Occidental.
La RASD n'aurait pas eu de raisons d'avoir des inquiétudes face
aux signaux de "bonne entente entre les gouvernements espagnol et
marocain", a assuré le Président Abdelaziz, sauf que
"nous voyons qu'il y a entente (entre ces deux pays) au
détriment de la question du Sahara occidental", a-t-il
ajouté, ce qui pousse à craindre une nouvelle trahison
espagnole au peuple sahraoui à l'exemple de celle
résultante des accords de Madrid de 1975 entre l'Espagne le
Maroc et la Mauritanie.
Abordant les tentatives marocaines de dénigrement contre le
Front Polisario, M. Abdelaziz a déclaré que le peuple
sahraoui, déterminé à "régler ses
problèmes par la voie démocratique", a toujours combattu
pour sa liberté sans avoir recours "ni à
l'extrémisme ni au terrorisme" contre le colonialisme et le
barbarisme de Rabat, qui continue quant à elle de maintenir la
population sahraoui dans les territoires occupés de la RASD sous
la terreur et l'Etat de siège militaire.
En bref, a coclu le Président de la République, il n'est
pas question de permettre ou d'admettre ce que des parties appellent
"recherche" de solution ou de compromis en dehors de la
légalité internationale, "car dans l'affaire de la
décolonisation du Sahara occidental, il est avant tout question
de respect du droit à l'autodétermination du peuple
sahraoui", conformément à la Charte de l'ONU et en
application des résolutions onusiennes pertinentes. (SPS)
060/090/700 221625 DEC 04 SPS
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