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TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS POLITIQUES/GREVE DE FAIM
Prisonniers politiques en grève de faim: l'état de santé de 3 grévistes s'empire et 4 autres perdent consciences


22.08.05




El Aaiun (territoires occupés), 22/08/2005 (SPS) 3 prisonniers politiques sahraouis en grève de faim depuis le 9 août dernier, qui avaient déjà tombé inconscients le 19 août, sont "sous danger de mort", alors que 4 autres ont perdus conscience, dimanche à la carcel Negra à El Aaiun, souffrant des conséquences de deux semaines de grève de faim, a rapporté le correspondant de la SPS à El Aaiun occupée.

"Les cas de MM. Abd Errahman Bouguarfa, Elhousain  Ndour, Lahcen  Zraiguinat, qui ont déjà tombé inconscient le 19 août dernier, s'est aggravés et ils sont maintenant en danger de mort. 4 autres prisonniers, à savoir MM. Mahmoud Haddad, Omar Daoudi, Amaydane Elouali et Eljanhi Lakhlifa ont perdu conscience dans leurs cellules, aujourd'hui (21 août 2005)", a indiqué la même source.

"M. Bouguarfa, 53 ans et père d'une grande famille, est dans un état sérieux, à cause de son age et à cause du mauvais traitement qu'il a subit avant la grève: torture et épuisement. En plus, les autorités pénitentiaires marocaines refusent de fournir l'aide médicale aux victimes, ce qui peut causer leurs pertes", a averti le correspondant de la SPS.

Les agents de la DST et d'autres services de répression marocains avaient, d'autre part, procédé, le 15 août dernier à 05.00 GMT, à l'enlèvement des prisonniers politiques sahraouis, MM. Baba El Aarabi et El Hafed Touballi, les deux dans un état très précaires étant en grève de faim, rappelle-t-on.

Les prisonniers politiques sahraouis, en grève général de faim depuis déjà 14 jours, "ont atteint, dans leurs majorité, un état de santé critique", a déclaré un activiste sahraoui des droits humains, samedi, estimant que l'Etat colonial continue à ignorer les revendications légitimes de ses prisonniers en violations de toutes les conventions des droits de l'homme.

7 grévistes avaient alors perdu connaissance le jeudi 18 août à savoir MM. Abd Errahman Bouguarfa, (numéro de prisonnier) n: 26225, 53 ans et père de 10 enfants, Hassana El Meki, 44 ans  (n: 24373), Hamma Achrih (n: 26128), Nafaa  Bouchama (n: 26144), Elhousain  Ndour (n: 26136), (n: 26126) et Abdelaaziz Day (n: 26137), avait indiqué la même source, exigeant l'anonymat pour des raisons de sécurité.

"Au lieu de revoir ses politiques répressives barbares contres la population sahraouie et contre les prisonniers politiques, qui n'ont, après tout, que refusé l'occupation illégale de leur pays et réclamé leur droit à l'autodétermination, le Gouvernement marocain persiste dans son escalade de répression et laisse les prisonniers politiques sahraouis en grève de faim mourir à petit feu, de faiblesse, de faim et des conséquences de la torture et du mauvais traitement qu'ils ont subis dans les différents centres marocains de torture à El Aaiun", avait-t-il ajouté.

Le prisonnier politique sahraoui, Abdelaaziz Day, condamné le 7 juillet dernier à une peine de 4 ans  de prison ferme réduite le 5 août dernier à 2 ans de prison ferme par la cour coloniale marocaine d'appel, à été transporté à l'hôpital d'El Aaiun suite à la grève de la faim, une première fois, le 10 août dernier.

Un autre prisonnier, Nafaa  Bouchama, avait perdu conscience de faiblesse le 17 août dernier. Les autorités coloniales l'ont conduit à l'hôpital dans une voiture de l'un des tortionnaires marocain au lieu de l'ambulance. Quelques heures plus tard il fut reconduit à la prison, sans avoir eu les soins nécessaires à son état, "parce qu'il a refusé de céder au chantage de la direction pénitentiaire et arrêter sa grève", avait indiqué une source digne de foi.

Les prisonniers politiques sahraouis à la Carcel negra (prison noire), à Oukacha (Casablanca) et Ait Melloul (Agadir)  ont déclenché, mardi dernier, une grève illimitée de la faim pour réclamer le retour de cinq activistes sahraouis des droits humains, Ali Salem Tamek, Brahim Noumria, Mohamed El Moutawakil, Lidri El Houssine et Larbi Massoud, déportés le 1er août dernier vers des prisons marocaines dans des coffres de voitures de police sur une longue distance pour échouer dans les prisons de Ait Melloul (à Agadir-Maroc- 600 km au nord du Sahara Occidental) pour le premier et dans celle d'Oukacha (à Casablanca-Maroc plus de 1200 km au nord du Sahara Occidental) pour les quatre autres. (SPS)

060/090/ALG 220033 Août 05 SPS



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SPS
RASD/MAROC/UA
L’UA appelle le Maroc à libérer les prisonniers et les disparus sahraouis en réponse à l’initiative humanitaire du Polisario




 
Addis Abeba, 22/08/2005 (SPS) La Commission de l'Union africaine (UA), qui s'est félicitée de la libération jeudi dernier par le Front Polisario de 404 prisonniers de guerre marocains, a appelé le Maroc à faire dans la "réciprocité en ce qui concerne les prisonniers et les disparus sahraouis", exhortant la communauté internationale à "saisir" cette initiative positive pour résoudre le problème du Sahara Occidental conformément à la légalité internationale, a rapporté lundi l’agence de presse algérienne, APS.

L'élargissement des prisonniers marocains constitue "un geste humanitaire devant aider les deux parties impliquées dans le conflit sur le territoire du Sahara Occidental (Maroc et Front Polisario) à restaurer la confiance entre elles", a indiqué la Commission de l'UA.

Le Maroc et la communauté internationale doivent alors saisir cette initiative généreuse sahraouie pour résoudre le conflit du Sahara Occidental, dans le cadre du respect de la légalité internationale, et commencer par faire dans la "réciprocité" en libérant plus de 30 prisonniers politiques sahraouis ainsi que quelques 150 prisonniers de guerre et plus de 500 civils disparus depuis l’invasion marocaine militaire du territoire en 1975.
 
La commission a exprimé le souhait  que "la communauté internationale toute entière exploite la présente action de libération pour encourager les deux parties au conflit à faire davantage d'efforts pour faciliter la recherche d'une solution définitive à ce conflit".

Le règlement du conflit du Sahara Occidental doit être "conforme aux résolutions des Nations unies et notamment la résolution 1495 adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité", a affirmé la Commission de l'UA.

Le Polisario veut ainsi à travers ce geste "généreux" adresser "un message de paix" assorti d'un "appel pressant" aux Nations Unies, à l'Union Européenne, pour qu'elles "assument leur responsabilité vis a vis du drame vécu, depuis plus de trois décennies par le peuple sahraoui" et pour faire preuve d'un engagement "ferme" pour que le Maroc "mette un terme à sa répression contre les populations sans défense, libère, sans conditions, les prisonniers de guerre sahraouis ainsi que les prisonniers d'opinion, arrêtés depuis le 21 mai 2005"..   

Le dernier contingent de prisonniers de guerre marocains libérés ce jeudi comprend trois officiers, un capitaine d’infanterie motorisée, un lieutenant et un aspirant. Le plus anciens de ces prisonniers a été capturé le 14 juin 1985 à Lefkah alors que le plus récent a été capturé avec un groupe de 27 autres prisonniers le 8 novembre 1989 à Amgala. (SPS)

060/091/700/ALG 221511 Août 05 SPS


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