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La société civile espagnole adhère à l'initiative de la lettre adressée à Zapatero par les écrivains espagnols

22.08.04


Madrid, 22/08/2004 (SPS) Ricardo Gomez, le coordinateur de l'initiative de la lettre, signée par près de 200 écrivains espagnols et envoyée, juillet dernier, au président du Gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé qu'une nouvelle liste de signataires sera publiée en septembre en raison du grand nombre de personnalités du monde de la culture adhérant à cette initiative, a rapporté l’Agence de presse algérienne, APS.

Les promoteurs de l'initiative recueillent actuellement "beaucoup d'autres adhésions" d'écrivains, artistes et journalistes qui seront rendues publiques durant le mois de septembre, a indiqué M. Gomez dans un entretien accordé à cette agence.

M. Gomez a souligné que des noms prestigieux qui sont à "l'avant-garde" de la scène littéraire et artistique en Espagne ont cautionné l'initiative, citant entre autres les écrivains Rosa Regas, Manuel Rivas, Javier Reverte, Clara Janes, Ryszard Kapuscinsky, Rosa Montero et Suso de Toro, le cinéaste Victor Erice, et l'auteur interprète, Jose Antonio Labordeta, a indiqué la même source.

Cette initiative, a-t-il ajouté, ne se limitera pas au monde de la culture et sera ouverte aux milliers de citoyens qui souhaitent rappeler au gouvernement la nécessité de "parvenir, le plus tôt possible, à une solution au drame sahraoui après 30 ans d'exil dans le désert dans le cadre du droit à l'autodétermination,  consacré dans le plan Baker, qui a reçu l'appui des Nations Unies en de nombreuses occasion".

S'agissant de la position du gouvernement socialiste au pouvoir en Espagne sur le conflit du Sahara Occidental, il a affirmé que le discours politique du Parti Socialiste "n'est pas monolithique", faisant remarquer qu'au moment où le "gouvernement tente de trouver une solution en dehors du plan Baker, beaucoup d'autres voix autorisées, au sein même du parti, réclament (que soit reconnue) la validité de ce plan et rappellent que l'unique solution possible au problème sahraoui repose sur le droit à l'autodétermination".

"Je suis persuadé que toute décision, qui exclut les Sahraouis de la table des négociations, sera fortement contestée de l'intérieur même du PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), par les militants de base et un large spectre du monde de la culture, sans parler de milliers et milliers de citoyens', a-t-il assuré, soulignant qu'il est "très important" que ce fait soit pris en considération par les dirigeants de ce parti.

La position du gouvernement sur cette question, a-t-il tenu à nuancer, est en train d'évoluer, considérant, à nouveau, le plan Baker comme un cadre de référence nécessaire. Le plan Baker a-t-il souligné, est une "référence indispensable" qui ne peut être omise dans la quête d'un règlement au conflit du Sahara Occidental, affirmant avoir exprimé à la vice-présidente du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, et à la secrétaire d'Etat à la coopération internationale, Leire Pajin, l'attachement des hommes et femmes de culture espagnols à leur positon de principe su la question sahraouie.

Il a ensuite, souligné que le peuple espagnol, "dans son ensemble", est solidaire du peuple sahraoui, rappelant à cet égard les quelque 8 000 enfants sahraouis des camps de réfugiés accueillies chaque année par des familles espagnoles, dans le cadre du programme "vacances en paix" et les nombreux témoignages de soutien illustrés à travers les projets humanitaires, sociaux et éducatifs mis en oeuvre par des communautés autonomes (régions), municipalités et associations culturelles espagnoles.

M. Gomez, a relevé en outre, que beaucoup d'Espagnols sont conscients des "liens historiques et culturels" les unissant aux Sahraouis, qui, souvent, lors de visites de délégations, exhibent des documents d'identité délivrés par les autorités espagnoles. "Il y a 30 ans, c'étaient des pêcheurs, des soldats, des fonctionnaires, des traducteurs et nous les avons abandonnés. Il est impossible de ne pas être sensible à ce fait ", a-t-il dit.

Une lettre, signée par près de 200 écrivains, journalistes et artistes et adressée au président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, a été remise le 19 juillet dernier, au Palais de la Moncloa (siège de la présidence du gouvernement). Dans cette missive, les signataires appelaient le gouvernement à faire prévaloir la justice et le droit international dans le règlement du conflit du Sahara Occidental, a conclu la même source. (SPS)

010/090/700 221719 AOUT 04 SPS

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