SAHARA PRESS SERVICE

SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/AMNESTY
Amnesty international réclame l’ouverture d’enquête sur les tortures au Sahara Occidental


22.06.05




Londres, 22/06/2005 (SPS) Amnesty international (AI) a réclamé l’ouverture d’enquête sur les tortures commises par les autorités coloniales marocaines contre les manifestants sahraouis dans les territoires occupés, sortis pacifiquement à la rue pour réclamer leur droit à l’autodétermination et le respect des libertés fondamentales.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, AI a indiqué qu’elle a demandé au Gouvernement marocain de "garantir une investigation exhaustive et impartiale de tous les rapports sur les tortures et mauvais traitements contre les détenus en relation avec les manifestations récentes au Sahara Occidental et que tous les accusés soient jugés avec les garanties nécessaires".

Relatant les faits sur la foi de rapports de ses correspondants locaux, AI a indiqué que les manifestants ont dénoncé les violations des droits humains et ont revendiqué l’indépendance du Sahara Occidental au cours des différents rassemblements qui ont eu lieu entre le 24 et 26 mai dernier et que des manifestants arboraient le drapeau de la RASD.

L’organisation s’est montrée particulièrement "préoccupée par les rapports sur les tortures et l’usage excessif de la force de la part du personnel de la sécurité marocaine en dispersant les manifestants sahraouis célébrées à El Aaiun et dans plusieurs villes du Maroc et du Sahara Occidental fin mai et début juin".

"Les forces de sécurités ont usé de contondantes tactiques armées" pour disperser les manifestants, avec "un usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques, les frappant avec des matraques, blessant plus d’une centaine" parmi eux, ajoutant que plusieurs personnes ont nécessité des traitements médicaux auxquelles les autorités locales ont "refusé d’établir des certificats médicaux".
 
Pour l’organisation "il est fondamental que tout fonctionnaire public qui s’avère être coupable d’avoir ordonner, utiliser ou consenti à la torture soit identifié et présenté devant les tribunaux".

Le communiqué, publié sur le site Internet de l’organisation fait état de plus d’une centaine de personnes arrêtées au cours de ces affrontements, dont "90 ont été libérés ultérieurement après avoir passé plusieurs heures ou plusieurs jours privées de liberté".

Toutefois, a-t-elle ajouté, 25 parmi eux, dont le jugement commence cette semaine pour certains d’entre eux, ont été "accusés de conspiration criminelle, altération de l’ordre public, dégâts de propriété publique et autres délits".

"Plusieurs détenus assurent qu’ils ont été torturés et mal traités pour les forcer à signer des aveux, pour les dissuader de continuer dans le mouvement de protestation ou pour les châtier sur leur revendication de l’indépendance du Sahara Occidental", a souligné le communiqué.

"Coups de matraques, coups de pieds, dénonciations comme "traître" du Maroc, les laisser suspendus en position douloureuses, les asphyxier avec des chiffons sales ou uriner sur eux et les menacer d’introduire des objets par l’anus", sont entre autres quelques uns des exemples de ces méthodes de tortures et de dissuasions utilisés contre les victimes, citées par l’organisation.

Ai a enfin déploré "les actes d’agression, d’intimidation et de détentions durant une brève période de défenseurs des Droits Humains et de journalistes locaux" et a condamné le refoulement par le Maroc de groupes parlementaires espagnoles qui voulaient s’enquérir des la situation des droits de l’Homme au Sahara Occidental. (SPS)

010/090/666 210915 jun 05 SPS





SPS
TERRITOIRE OCCUPES/INTIFADA/ESPAGNE
L’Union Progressiste des Procureurs espagnols réitère son soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui





Logroño (Espagne), 21/06/2005 (SPS) L’Union Progressiste des Procureurs espagnols (UPF en espagnol) a réitéré son soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui, rappelant à l’Espagne sa responsabilité historique et juridique dans la décolonisation du Sahara Occidental, rapporte une résolution du XXème congrès de l’organisation tenu récemment à Logroño.

"L’UPF réitère son soutien inconditionnel au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux accords des parties au conflit dans le cadre de l’ONU et du Plan de règlement de 1988 et conformément au Pacte des Droits Civils et Politiques de 1966", a notamment souligné la résolution, dont une copie est parvenue à SPS.

Rappelant "la responsabilité spéciale" de l’Espagne dans la recherche d’une solution définitive du conflit en sa qualité "d’ancienne puissance coloniale", les procureurs progressistes ont déploré la prolongation du conflit "en marge du Droit international" doublée d’une "dure répression envers la population civile accentuée ces derniers temps devant l’indifférence de la communauté internationale". (SPS)

010/090/666 211241 jun 05 SPS



SPS
MAROC/MANIFESTATION/INTIFADA/SOLIDARITE
Plusieurs blessés dans des manifestations sahraouies à Assa




Assa (Sud Maroc), 22/06/2005 (SPS) Plusieurs personnes ont été blessées au cours des affrontements qui ont eu lieu ce mardi à Assa entre des manifestants sahraouis et les forces de répression marocaines, a constaté le correspondant de la SPS sur place.

"Peuple sahraoui droit vers la victoire et la liberté", "Pas d’alternative à l’autodétermination", "Maroc dehors !", "L’indépendance dans la paix ou par le combat" sont quelques uns des slogans scandés par des centaines de Sahraouis descendus cet après-midi dans les rues d’Assa en signe de solidarité avec l’Intifada des territoires occupés.

Les forces marocaines, estimées à plus de 500 gendarmes, policiers et forces auxiliaires confondus, sont intervenues brutalement pour disperser les manifestants qui ont opposé une résistance farouche face aux matraques et aux grenades lacrymogènes utilisées par les forces marocaines.

On cite deux noms de blessés, Abderrahmane Ahaba et Bouregaa Ali, identifiés jusqu’à présents alors que leur nombre est appelé à augmenter, selon des témoins oculaires ayant vu des personnes tombées à terre. (SPS)

010/090/100 222316 jun 05 SPS





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SPS
MAROC/MANIFESTATION/INTIFADA/SOLIDARITE
Un étudiant sahraoui enlevé à l’université de Marrakech




Marrakech (Sud Maroc), 22/06/2005 (SPS) Un étudiant sahraoui, Raji Mohamed, a été enlevé ce mardi dans l’après-midi par les forces spéciales marocaines de sa demeure près de l’université de Marrakech et conduit à un lieu inconnu, ont indiqué ses compatriotes à SPS.

Ces derniers ont immédiatement réagi  à cet enlèvement par l’organisation d’une manifestation en dehors du campus universitaire, qui a été dispersé par la police. De retour au campus, les étudiants sahraouis ont improvisé un sit-in pour dénoncer l’enlèvement de leur compatriote et exiger sa libération immédiate, a-t-on indiqué.

Les forces de répression marocaine exercent depuis fin mai dernier des descentes dans les campus des université marocaines où logent les étudiants sahraouis, les soumettant ainsi à une forte pression et à l’intimidation pour les dissuader de se solidariser avec leurs compatriotes dans les universités marocaines et dans les territoires occupés du Sahara Occidental, rappellent-on. (SPS)

010/090/100 222359 Jun 05 SPS



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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/INTIFADA/REPRESSION
Reprise des accrochages entre les Sahraouis et les autorités marocaines à El Aaiun



El Aaiun (territoires occupés), 22/06/2005 (SPS) Des accrochages entre des manifestants sahraouis, qui protestaient contre l’arrestation et la torture de l’ex-prisonnière politique et activiste sahraouie des droits humains, Aminatu Haidar, ont repris hier soir à El Aaiun dans l’avenue Skeikima en face de la maison de l’activiste, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.

Venus des quatre coins de la ville d’El Aaiun pour exprimer leur solidarité avec Mme Haidar, les manifestants ont scandé des slogans appelant à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, qualifiant l’Etat marocain de responsable de "crimes contre l’humanité" et appelant à "la décolonisation" de leur patrie, a ajouté la même source.

Mme  Haidar, a été arrêté vendredi dernier à l’hôpital Hassan Bel Mehdi d’El Aaiun, où elle se soignait des blessures infligées par les forces marocaines de répression dans l’après midi du même jour, sous les ordres du tortionnaire, Ichi Abouhassan, Commandant du Groupe Urbain de Sécurité (GUS), alors qu’elle participait à une manifestation pacifique commémorant le soulèvement de Zemla (17 juin 1970) contre le colonialisme espagnol, rappelle-t-on.

Dimanche dernier, et sous les ordres du même "tortionnaire sanguinaire, Ichi Abouhassan, des agents de la police marocaine ont forcé la mère de la prisonnière et ses deux petits enfants, à quitter leur maison par force, sous prétexte qu’une possible manifestation de solidarité va être organisée par des sympathisants en face d’eux", rappelle-t-on encore. 

Accusée par les autorités coloniales d’ "atteinte contre les symboles nationaux sacrés", "constitution de bande criminel", "incitation à la rébellion", "destruction des biens publiques", entres autres allégations, Mme. Aminatu a été transféré dimanche à la Carcel Negra à El Aaiun dans un état de santé critique.

Les autorités judiciaires coloniales, lui avaient refusé une expertise médicale et le jugement des tortionnaires marocains qui l’ont brutalisé vendredi dernier, qu’elle réclame depuis son arrestation. (SPS)

060/090/000 222350 Juin 05 SPS


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