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SPS Ouverture d'une conférence internationale pour la décolonisation du Sahara Occidental à Madrid 22.04.05
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Madrid, 22/04/2006 (SPS) Une conférence internationale pour la décolonisation et l'indépendance du Sahara Occidental a été ouverte ce vendredi au Salon de Actos del Ateneo de Madrid à l'initiative de la Task Force (coordination européenne des associations de soutien EUCOCO), la Coordination étatique des associations espagnoles solidaires du peule sahraoui (CEAS-Sahara) et la Fédération des institutions espagnoles solidaires du peuple sahraoui (FEDISSAH).
Invité d'honneur, le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, a assisté à cette conférence en compagnie d'une importante délégation sahraouie.
La conférence compte également avec la participation de plusieurs eurodéputés, des élus locaux, des maires, des conseillers régionaux et municipaux d'Espagne et du Président du Comité algérien de soutien au peuple sahraoui (CNASPS), Mehrez Lamari.
Les assises, qui ont été clôturées dans la soirée, ont été particulièrement marquées par une intervention en direct d'un militant sahraoui des droits humains qui a exposé par téléphone cellulaire les souffrances de son peuple sous l'occupation coloniale marocaine et les violations systématiques des droits humains dans le territoires, où plus de 36 prisonniers politiques demeurent dans les prisons marocaines.
Les participants à la conférence organiseront samedi après-midi une manifestation devant l'ambassade du Maroc à Madrid pour condamner la répression et les violations des droits humains au Sahara Occidental et rxiger la libération des prisonniers politiques sahraouis, les 151 prisonniers de guerre encore aux mains du Maroc et le reliquat de plus de 500 disparus dont le sort demeure inconnu, ont indiqué les organisateurs. (SPS)
010/090/100 222309 avr 06 SPS
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SPS M. Abdelaziz : "on ne peut concilier entre la légalité internationale et le fait accompli colonial"
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Madrid, 22/04/2006 (SPS) "On ne peut concilier entre la légalité internationale et le fait accompli colonial étant diamétralement opposés" a déclaré le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, lors de son intervention devant la conférence internationale pour la décolonisation et l'indépendance du Sahara Occidental organisé vendredi à Madrid à l'initiative des associations européennes de soutien au peuple sahraoui.
"Défendre le peuple sahraoui dans son droit légitime à l'autodétermination, défendre un référendum libre, juste et transparent c'est soutenir la liberté et la démocratie", a souligné M. Abdelaziz.
"L'avènement d'un Etat sahraoui sur cette base ne suppose de menace pour quiconque parce qu'il sera un pays pacifique, ouvert qui croit en les valeurs de la démocratie, la justice, l'égalité des sexes, la liberté de la pensée, le pluralisme, la coexistence pacifique et les relations de bon voisinage", a-t-il martelé.
En revanche, le Chef de l'Etat a relevé que "soutenir ceux qui préconisent des solutions drastiques dans l'intention d'imposer le fait accompli colonial qui se gère sur la base d'une occupation militaire illégale d'un territoire sous contrôle de l'ONU, à l'exemple de la solution de l'autonomie, c'est soutenir l'injustice, l'autoritarisme et la violation du Droit et de la légalité internationale".
Revenant sur l'appel du Secrétaire général de l'ONU à des négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc pour débloquer l'impasse actuelle dans laquelle se trouve le processus de paix, M. Abdelaziz a fait les éloges des négociations en général en ce sens qu'elles permettent d'instaurer la paix par la voie pacifique.
Cependant, a-t-il soutenu, "ces négociations, dans les thèmes de décolonisation, ne peuvent avoir lieu sur une base vide de contenu, ni sur le chemin du fait accompli colonial".
Dans le même contexte, M. Abdelaziz a relevé que le rapport présenté par M. Annan au Conseil de sécurité, a établi "un diagnostic juste de la situation, mais a échoué dans la solution préconisée qui n'est pas pertinente par rapport à ce même diagnostic".
"Nous estimons que le SG de l'ONU aurait dû être clair, décisif et en accord avec la légalité internationale dans ses recommandations. Devant l'obstruction par le Maroc des efforts des Nations Unies durant 30 ans, il aurait dû appeler le Conseil de sécurité à imposer des sanctions contre le royaume du Maroc jusqu'à ce qu'il accepte l'application des résolutions 1495 et 690 approuvées par ce Conseil", a souligné M. Abdelaziz dans une déclaration à la télévision algérienne et à l'APS, en marge de cette conférence de solidarité avec le peuple sahraoui organisée dans la capitale espagnole. (SPS)
010/090/000 222346 avr 06 SPS
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SPS "Pas de solution en dehors de l'autodétermination'', réitère le Président Abdelaziz
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Madrid, 22/04/2006 (SPS) "Il ne peut y avoir de solution au conflit du Sahara Occidental en dehors du respect du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, à travers un référendum libre et démocratique dans lequel les Sahraouis décident de l'avenir de leur pays'', a réitéré, vendredi soir à Madrid, le Président de la République, Mohamed Abdelaziz.
Le Chef de l'Etat qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue des travaux de la conférence internationale pour l'autodétermination et l'indépendance du peuple sahraoui organisée vendredi à Madrid, a appelé la communauté internationale à ''défendre le droit du peuple sahraoui à la liberté et l'autodétermination, au moment, a-t-il dit, où le Maroc et ceux qui le soutiennent tentent de passer outre ce droit comme cela est arrivé en 1975''.
''Le peuple sahraoui ne se rendra jamais, n'acceptera jamais le fait accompli et défendra ses droit nationaux légitimes'', a-t-il déclaré.
Dans une première évaluation du rapport du secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, sur le conflit du Sahara Occidental, le Président de la RASD a relevé que ce document ''a réussi à établir le diagnostic du problème, mais a été défaillant dans la formulation de recommandations adéquates'' pour résoudre ce problème.
Il a noté que le rapport contient des points ''globalement positifs'', en soulignant qu'il confirme que la ''question du Sahara Occidental est un problème de décolonisation inachevée, réaffirme que la solution passe par le respect du principe du droit à l'autodétermination et énumère les multiples violations des droits humains commises par le Maroc dans les territoires occupés''.
''Il ressort également du rapport que le Maroc est responsable de l'échec des plans du Conseil de sécurité, notamment le Plan de règlement et le Plan de paix sur l'autodétermination du peuple sahraoui, vu qu'il n'a pas coopéré avec les Nations Unies dans l'organisation d'un référendum d'autodétermination'', a-t-il ajouté.
Le rapport ''rejette, en outre, la thèse du Maroc sur ce qu'il appelle « l'autonomie », en précisant que les Nations Unies ne sont pas compétentes pour aborder cette question, étant donné qu'il n'y a aucun pays ou organisation qui reconnaît la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental'', a-t-il poursuivi.
Cependant, a-t-il observé, ''face à la situation de blocage (du processus de règlement), dont le Maroc est responsable, nous estimons qu'il était nécessaire que le SG de l'ONU appelle (dans ses recommandations) à ce que des sanctions internationales soient imposées contre le Gouvernement marocain jusqu'à ce qu'il accepte de respecter les décisions du Conseil de sécurité relatives à la décolonisation du Sahara Occidental et l'autodétermination du peuple sahraoui''.
A une question sur les ''négociations directes'' que préconise le SG de l'ONU entre le Maroc et le Front POLISARIO, M. Abdelaziz a souligné que le ''problème n'est pas un problème de négociations, mais, plutôt, d'engagement du Maroc à respecter ce qui est accordé dans les négociations''.
Il a rappelé, dans ce contexte, que le Plan de règlement de 1991, les Accords de Houston de 1997 et le Plan Baker pour l'autodétermination du peuple sahraoui sont le ''résultat de négociations''. ''Ce qu'il faut, par conséquent, c'est que la communauté internationale et les Nations Unies imposent au Maroc le respect de la légalité internationale'', a-t-il précisé.
''Le Front POLISARIO est toujours disposé pour des négociations, mais celles-ci, a-t-il souligné, doivent porter sur l'organisation du référendum d'autodétermination''.
Il a qualifié d'"irrecevables'' les arguments avancés par ceux qui tentent de justifier leur non soutien au référendum d'autodétermination par la ''crainte d'une déstabilisation du Maroc''.
''Depuis quand la paix, les solutions démocratiques, le respect de la légalité internationale et la Charte des Nations Unies sont source de déstabilisation des pays et des régimes'', s'est-il interrogé.
Le Président sahraoui a en outre averti que ''l'intransigeance'' du Maroc et un ''échec'' des efforts des Nations Unies pour la décolonisation du Sahara Occidental ''pourraient conduire --comme cela s'était produit après les accords de Madrid de 1975 entre le Maroc, l'Espagne et la Mauritanie-- à la guerre, une guerre qui, cette fois, a-t-il dit, nous ne savons pas quelles seront ses limites, le nombre de ses victimes et sa durée''.
Interrogé sur l'état d'esprit des jeunes sahraouis dans les territoires occupés par le Maroc, il a indiqué que ces jeunes ressentent une ''grande déception et frustration par rapport au rôle joué depuis 15 ans par la MINURSO et font face à la répression et les procès iniques''.
Cette déception et cette frustration, ''non pas seulement des jeunes mais de toute la population sahraouie, s'expriment, jusqu'à maintenant, de manière pacifique'', a-t-il noté. Il a cependant prévenu que ''les pratiques du Gouvernement marocain, ses pressions, ses rejets des solutions démocratiques, sa répression contre les libertés, font qu'il sera très difficile de contrôler les réactions des citoyens sahraouis à l'avenir''.
''Nous sommes très préoccupés par la situation des droits humains dans les territoires occupés. Nous sommes venus à Madrid pour transmettre l'appel du peuple sahraoui victime de la répression brutale des autorités d'occupation marocaines, d'un black-out informatif et d'un état de siège total qui empêchent la presse internationale et les observateurs d'accéder à ces territoires'', a-t-il ajouté. (SPS)
010/090/000 220008 avr 06 SPS
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SPS Grandes manifestations à la ville occupée de Boujdour, rejetant l'occupation marocaine du Sahara Occidental
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Boujdour (Territoires occupés), 22/04/2006 (SPS) Des dizaines d'étudiants sahraouis ont organisé jeudi, deux grandes manifestations dans le quartier Colomena et devant l'édifice de Dar Attalib, à la ville occupée de Boujdour rejetant l'occupation marocaine du Sahara Occidental et l'autonomie annoncée par le Maroc, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.
Les jeunes étudiants sahraouis ont arboré les drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et ont scandé des slogans en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui et de son indépendance.
Les forces d'occupation marocaines ont immédiatement intervenu pour disperser les manifestants faisant usage de matraque et procédant à la poursuite des jeunes étudiants sahraouis dans les différents quartiers et rues de la ville occupée de Boujdour.
Les services de sécurité marocains ont également interpellé les parents d'élèves, afin de "signer des engagements visant à empêcher leurs fils de participer prochainement aux manifestations ou à la distribution des tracts en faveur de l'indépendance du Sahara Occidental", a indiqué la même source.
Auparavant le correspondant avait dressé une liste exhaustive faisant état de 17 étudiants sahraouis ayant été l'objet d'un renvoi abusif de la part des autorités coloniales marocaines dans la ville de Boujdour.
Ils s'agit de : Abderrahmane Al Jamii, Kentaoui Kaouthar, Sidi Brahim Al Kharachi, Salek Ballahi Khaya, Aliya Jarfaoui, Tayeb Jarfaoui, Al Vatra Oumel Vadli, Mohamed Chaker Khayar, Safia Khaya, Fatma Babeit, Khirou Deyla, Brahim Hamd, Haboul Sidati, Ngueiguiz Ahmed, Ejwad Kaziza, Mohamed Saleh Hameidi et Mohamed Khaya.
Par ailleurs, cinq diplômés chômeurs sahraouis, Khaya Ahmed, Hamina Ahmed, Lembarek Mohamed, Raha Mbarka et Khalfa Moustapha ont été arrêtés par les forces d'occupation marocaines dans la même ville, au cours d'un sit-in qu'ils organisaient en "dénonciation à ces pratiques répressives contre le mouvement estudiantin sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental", a ajouté la même source.
Les victimes ont été conduites sous la torture au commissariat de la ville avant d'être libéré cinq heures plus tard, selon la même source. (SPS)
020/090/110 221130 Avr 06 SPS
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SPS Enlèvement d'un citoyen sahraoui à la ville de Dakhla occupée
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Dakhla (territoires occupés), 22/04/2006 (SPS) Les forces d'occupation marocaines ont procédé jeudi, au saccage du domicile de la famille de Ejwad Kmach et l'enlèvement de son fils Salouk Ejwad Kmach, à bord d'une voiture conduite par le tortionnaire marocain, Abdellatif Bahri en compagnie de deux de ses assistants, a constaté le correspondant d la SPS sur place.
Le citoyen sahraoui, Salouk Ejwad Kmach, a été transporté vers un centre de la police de la ville de Dakhla occupée, où il a été soumis à "toutes les sortes de tortures physiques et morales" de la part d'un groupe de tortionnaire marocain, a indiqué la même source, ajoutant que le domicile de Ejwad Kmach "est toujours sous une surveillance imposée par les forces d'occupation marocaines".
D'autre part, les autorités coloniales marocaines à la ville de Dakhla occupée ont désigné une commission pour le contrôle des cybercafés fréquentés par les sahraouis, a indiqué la même source.
Cette commission, qui est présidée par le procureur du roi et comprend sept membres dont la majorité est composée des agents de sécurité marocains, est "chargée des visites permanentes aux cybercafés et du contrôle des sites visités par les Sahraouis, traitant la question du Sahara Occidental".
Dans ce contexte, les forces d'occupation marocaines ont arrêté dans un cybercafé, quatre jeunes sahraouis, Talbi Fadili, El houssein Lahbib Ali Lahmar, Lembarki Sid'Ahmed et Labrass Ali Salem, a ajouté la même source.
Par ailleurs, le domicile de l'activiste sahraoui des droits humains, Miské Ahmed Zein, a été mis sous "une haute surveillance de la part des autorités coloniales marocaine qui suivent régulièrement ses déplacements et les domiciles qu'il fréquente", après son arrivée à Dakhla.
De leur côté, les étudiants sahraouis au lycée de Lissan Eddine Ben Al Khatib, ont arboré les couleurs nationales de la RASD et ont scandé des slogans revendiquant le "retrait immédiat de l'occupation marocaine du Sahara Occidental et réaffirmant que le Front Polisario est le représentant légitime du peuple sahraoui".
Ils ont également exprimé leur "solidarité avec leurs confrères à Assa (Sud du Maroc) qui souffrent d'une large campagne d'arrestations et d'un état de siège sécuritaire sur la ville de la part des forces coloniales marocaines".
Dans la ville de Assa, les forces de répression marocaines ont arrêté les citoyens sahraouis, Al Mansour Lidrissi, Najii Bachir, Kharchi Wissi, ce qui portera le nombre de citoyens sahraouis emprisonnés depuis la semaine dernière, à sept personnes, dans cette ville située au sud du Maroc, a souligné la même source.
A M'hamid ElGhizlan (Sud du Maroc), les citoyens sahraouis ont organisé un sit-in, dans lequel ils ont exprimé leur "rejet de l'autonomie annoncée par le Gouvernement marocain et ont réclamé le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, à la liberté et à l'indépendance".
Ils ont en outre "affirmé leur engagement à continuer la lutte pacifique à travers l'Intifada de l'indépendance, appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques sahraouis et réaffirmant leur attachement à la direction politique du front Polisario", a conclu la même source. (SPS)
020/090/110 221330 Avr 06 SPS
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SPS Le président du CNASPS souligne le nécessaire ''attachement'' du Conseil de Sécurité à la légalité internationale
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Madrid, 22/04/2006 (SPS) Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Mahrez Lamari, a souligné, vendredi soir à Madrid, le nécessaire ''attachement'' du Conseil de Sécurité des Nations Unies à la légalité internationale dans le règlement du conflit du Sahara Occidental.
"En cette étape cruciale (...), le Conseil de Sécurité ne peut se départir de son attachement à la légalité internationale'', a affirmé M. Lamari lors d'une intervention devant la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui, organisé le même jour à Madrid.
Il a relevé que le ''règlement des différends ne peut se concevoir dans un cadre autre que celui du droit'', car, a-t-il dit, le conflit du Sahara Occidental est un ''problème de décolonisation qui est et demeure du ressort strict et exclusif de l'ONU''.
''Toute solution qui ne respectera pas le droit inaliénable à la liberté et à la dignité du peuple du Sahara Occidental et qui ne prendra pas en compte la défense de ses intérêts, est une solution fondamentalement inacceptable et constitue une violation de la légalité internationale'', a-t-il encore affirmé.
''Notre souhait le plus ardent est de voir le Conseil de Sécurité non pas décider du destin du peuple sahraoui mais, plutôt, permettre à ce peuple de décider lui-même'', a-t-il ajouté.
M. Lamari a affirmé que les ''peuples épris de justice de paix et le large mouvement international de solidarité avec la juste lutte et résistance du peuple sahraoui et de son représentant légitime, le Front POLISARIO'' demeureront ''mobilisés'' jusqu'à ce que ce peuple puisse ''exercer son droit à l'autodétermination, de façon libre et sans contrainte''.
Le président du CNASPS a, d'autre part, dénoncé ''l'attitude négative et obstructionniste des autorités coloniales marocaines qui continuent à réprimer durement et violemment les manifestations pacifiques des citoyens sahraouis, de la société civile et des défenseurs des droits de l'homme'' dans les territoires occupés.(SPS)
010/090/700 221437 avr 06 SPS
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SPS Des Sénateurs américains écrivent à la Secrétaire d'Etat, Mme Condoleeza Rice
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Washington. DC, 22/04/2006 (SPS)- Des membres du Sénat américain, dont Edward Kennedy et Jim Inhofe, ont adressé le 21 avril une lettre à Mme. Condoleeza Rice, Secrétaire d'Etat américaine dans laquelle ils expriment leurs préoccupations quant à la situation de blocage du processus de paix au Sahara Occidental, a indiqué M. Mouloud Saïd, représentant du Front Polisario à Washington, cité par APS.
Nous vous écrivons pour vous exprimer notre préoccupation au sujet du conflit du Sahara Occidental pour lequel les Nations Unies, l'Union Africaine et la Cour internationale de justice ont déjà fondé le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui", écrivent-ils.
Les signataires ont également rappelé qu'en 1991, l'ONU a mis sur pieds une mission pour la tenue du référendum au Sahara Occidental, la MINURSO, avec pour objectif d'organiser et de superviser un référendum au Sahara Occidental, qui donne le choix au peuple sahraoui de choisir l'indépendance ou l'intégration au Maroc".
"Après différentes tentatives pour organiser le référendum, le Maroc a changé de position et s'est opposé au processus d'autodétermination", rappellent encore les parlementaires américains.
En plus, font-ils encore remarquer, à l'adresse de la première responsable de la politique étrangère américaine, "des informations crédibles rapportées par Amnesty international, Human rights watch et le Département d'Etat américain affirment que depuis mai 2005, les forces de sécurité marocaines mènent des campagnes de répression contre le peuple sahraoui dans les territoires sahraouis sous contrôle marocain".
Nous croyons fermement que le droit à l'autodétermination est un droit fondamental qui doit être respecté au Sahara Occidental, et que les Nations unies ne doivent pas être passives dans une telle situation", soutiennent les auteurs de la lettre à Mme. Rice, qui appellent également la MINURSO à poursuivre son mandat pour assurer la protection du peuple sahraoui et le respect de ses droits humains.
Pour les Sénateurs, avec l'application du référendum d'autodétermination au Sahara Occidental, les Nations Unies et la communauté internationale ont l'opportunité de prouver que les approches démocratiques peuvent résoudre les cas les plus complexes comme la question du Sahara Occidental".
De son côté, le représentant sahraoui à Washington, a dénoncé "l'intransigeance marocaine" et appelé à une solution pacifique, a affirmé qu'il n'y aura pas de solution au Sahara Occidental "sans le respect de la volonté et du libre choix du peuple sahraoui à travers un référendum d'autodétermination".
Il est à rappeler que le Président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait effectué début mars dernier une visite à New York et Washington. Au siège des Nations Unies, il s'était notamment entretenu avec le Secrétaire Général de l'ONU, M. Kofi Annan. Dans la capitale fédérale américaine, il avait surtout rencontré des parlementaires, des représentants de la société civile et d'ONG et des responsables des associations amies du peuple sahraoui.
Une réunion ordinaire du Conseil de Sécurité sur la question sahraouie doit s'ouvrir à New York, jeudi prochain, a encore annoncé le représentant sahraoui à Washington. (SPS)
010/090/700 221500 avr 05 SPS
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SPS Manifestation à Madrid pour la décolonisation du Sahara occidental
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Madrid, 22/04/2006 (SPS) Un rassemblement pour la "décolonisation du Sahara Occidental et l'indépendance du peuple sahraoui" a été organisé samedi en début d'après-midi devant l'ambassade du Maroc à Madrid, à l'appel des associations espagnoles d'amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui et la Plate-forme civique pour le référendum d'autodétermination au Sahara Occidental.
Les manifestants, qui arboraient des drapeaux de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ont dénoncé les violations des droits de l'homme dont est victime la population sahraouie dans les territoires occupés.
Les participants à cette manifestation ont brandi des portraits des défenseurs des droits de l'homme sahraouis détenus dans les prisons marocaines et des pancartes sur lesquelles était écrit "Justice pour les détenus et les disparus sahraouis", "Halte aux trahisons", "Maroc génocidaire".
"Le référendum maintenant", "Liberté pour le Sahara", "Maroc coupable, Espagne responsable", "Mohamed VI, le Sahara ne t'appartient pas", ont été parmi les mots d'ordre scandés par les manifestants.
Dans un manifeste lu à la fin de ce rassemblement, les associations d'amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui ont dénoncé "l'arbitraire" auquel la population sahraouie dans les territoires occupés est soumise "quotidiennement" et les "violations des droits de l'homme commises par le régime envahisseur marocain".
Elles ont souligné que le "plan d'autonomie" annoncé par le Maroc "vise à consolider l'occupation illégale du Sahara occidental et est contraire à toutes les résolutions internationales qui stipulent la tenue d'un référendum d'autodétermination loyal et transparent, dont l'une des options est l'indépendance du territoire".
Ce plan "n'est que la réédition de tentatives antérieures qui ont échoué" et qui prétendaient "usurper la volonté et la représentation des Sahraouis", ont-elles affirmé.
Les associations ont appelé, de nouveau, le gouvernement espagnol à "revenir à la politique traditionnelle" de l'Etat espagnol sur le conflit du Sahara occidental, consistant en le "soutien à la tenue d'un référendum d'autodétermination pour le peuple sahraoui".
Des rassemblements similaires devaient être organisés dans plusieurs autres villes espagnoles, ont indiqué les organisateurs. (APS)
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