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ONU/SAHARA OCCIDENTAL/RAPPORT
M. Kofi Annan considère que l’impasse empêche la décolonisation du Sahara Occidental
22.04.05



ِِِWashington (Nations Unies) , 22/04/2005 (SPS) Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a déploré la persistance de l’impasse dans le conflit du Sahara Occidental, dans son rapport sur la situation au Sahara Occidental, présenté jeudi au Conseil de sécurité, dénonçant la violation par le Maroc de l’accord militaire n°1 signé entre Rabat et Front Polisario, et relatant la responsabilité de Rabat dans des incidents d’expulsions d’immigrés étrangers vers les territoires libérés du territoire non autonome.

Le Secrétaire général a souligné que "malgré une certaine amélioration du climat politique dans la région (…) les parties ne sont toujours pas parvenues à un accord sur la façon de sortir de l'impasse dans laquelle elles se trouvent, pour permettre à la population du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination".

Il a, néanmoins, négligé de préciser que le Maroc est la partie qui refuse de faire appliquer les résolutions onusiennes et qui a rejeté tous les plans de paix jusqu’à présent proposés pour le parachèvement de la décolonisation du Sahara Occidental.

Il a en outre exprimé sa préoccupation face à "une grave détérioration" concernant l'accord militaire entre les deux parties, notamment "l'installation continue de nouveaux radars et moyens de surveillance par l'Armée royale marocaine dans plus de 40 sites sur toute la longueur du mur de défense, et perfectionnement de ceux qui sont déjà en place, bien que l'accord interdise le renforcement du matériel dans les zones soumises à des restrictions (les deux zones de 30 kilomètres de large au nord et à l'ouest du mur de défense pour la première zone, et au sud et à l'est du mur pour la seconde)".

M. Annan a en plus critiqué "l'amélioration de l'infrastructure de défense, y compris la construction d'une deuxième section du mur de défense par l'Armée royale marocaine, alors que l'accord interdit toute amélioration de cette infrastructure, en particulier la construction de nouvelles lignes de défense (sable, pierre ou béton)", ce qui prouve que Rabat n’est toujours pas sensible aux appels au démantèlement du mur de la honte, formulés à plusieurs reprises par des organisations internationales et nationales.

L’armée royale effectues, toujours selon M. Annan, "des manœuvres à tirs réels, allant parfois jusqu'aux zones soumises à des restrictions (vers le secteur nord-est du Territoire), alors que l'accord n'autorise les manœuvres à tirs réels que dans les zones soumises à des restrictions limitées (les bandes de terre situées des côtés nord et ouest de la première zone soumise à des restrictions et des côtés sud et est de la seconde) sous réserve de notification préalable à la MINURSO si des armes d'un calibre supérieur à 9 millimètres sont utilisées".

Parlant des questions humanitaires, le Secrétaire général a abordé la responsabilité marocaine dans l’expulsion forcée de dizaines d’immigrés clandestins vers les territoires sous contrôle de l’armée sahraouie (territoires libérés du Sahara Occidental).

A cet égard, "la MINURSO a transféré à Zouerate (Mauritanie) un ressortissant bangladais qui avait été recueilli par les forces du Front POLISARIO dans le secteur de Tifariti; il a été remis à l'Organisation internationale pour les migrations pour être rapatrié" le 22 mars 2005.

La mission a aussi "informée que 46 autres migrants égarés, qui viendraient du Bangladesh, auxquels elle a rendu visite, avaient été recueillis par le Front POLISARIO dans le secteur de Tifariti la première semaine d'avril 2005. Ces migrants ont affirmé qu'ils venaient de Casablanca, et étaient arrivés dans le secteur de Tifariti après avoir été contraints de pénétrer dans la zone tampon à travers le mur de défense", lit le rapport.

D’autre part, le texte a clairement relaté la responsabilité de Rabat dans le retard enregistré dans l’application de la 2ème phase du programme d’échanges de visites entre les familles sahraouies des deux côtés du mur de la honte, séparées depuis l’invasion militaire de leur territoire par le Maroc en 1975.

Le Représentant spécial pour le Sahara occidental, Alvaro de Soto, a soumis "un nouveau plan d'action pour la mise en œuvre de la phase de 2005". "Le Front POLISARIO et l'Algérie, en tant que pays d'asile, ont répondu positivement. Le 12 avril, le Gouvernement marocain a fait savoir qu'il avait l'intention d'envoyer une délégation à Genève afin d'examiner plus avant le nouveau plan d'action avec le HCR", a-t-il précisé.

Abordant la question relative aux réfugiés sahraouis, il a affirmé que le Programme alimentaire mondial (PAM) met en oeuvre un programme de secours pour venir en aide aux réfugiés sahraouis, dont le budget se chiffre à environ 40 millions de dollars pour la période de deux ans allant de septembre 2004 à août 2006.

Jusqu’à présent, 29 % des ressources nécessaires seulement ont été financés à l’aide de contributions multilatérales et bilatérales, a-t-il déploré, ajoutant que la situation alimentaire ''demeurera critique jusqu’à la fin de l’année''.

M. Annan a finalement lancé "un appel au Maroc et au Front POLISARIO afin qu'ils coopèrent pleinement avec le CICR pour déterminer ce qu'il est advenu des personnes qui sont toujours portées disparues du fait du conflit", sachant que la partie sahraouie coopère totalement avec le CICR depuis les premières années de la guerre. Il a unilatéralement libéré plus de 1800 prisonniers de guerre marocains, alors que le Maroc refuse toujours de révélé la vérité sur le sort de plus de 150 prisonniers de guerre et quelques 500 disparus civiles sahraouis. (SPS)

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TERRITOIRES OCCUPES/DROITS HUMAINS/JOURNALISME
L’Union des journalistes et écrivains sahraouis dénonce une arrestation de journalistes norvégiens à El Aaiun occupée



ِِِChahid El Hafed, 22/04/2005, (SPS)  L’Union des journalistes et écrivains sahraouis (UPES) a dénoncé l’arrestation, par les autorités marocaines, de deux journalistes norvégiens, Miss. Anne Torhild Nilsen Skuland et M. Radmund Steinsvag, devant le siège de la Mission onusienne pour l’organisation du referendum dans le Sahara Occidental (Minurso), a indiqué un communiqué publié mercredi par l’UPES.

"Le 18 avril 2005 à 17.00 GMT, deux journalistes norvégiens, Mlle. Anne Torhild Nilsen Skuland et M. Radmund Steinsvag, ont été arrêté par les autorités marocaines alors qu’ils essayaient d'atteindre le siège de la Minurso pour s’entretenir avec quelques officiers" onusiens, indique le texte.

Les deux journalistes ont été conduis au commissariat centrale de El Aaiun occupée pour y être interroger pendant 3 heures", avant d’être "invités" par les autorités marocains d'effectuer un interview avec des ressortissants marocains à l’hôtel Parador.

Les deux victimes ont été "conduites dans l’automobile du commissaire, Hamid Bahri, à l’hôtel Parador où deux personnes et un traducteur les y attendaient. Ils ont eu à passer plus de deux heures avec ces hommes et ont été libéré à 23.00 GMT approximativement", lit le texte du communiqué.

Les journalistes réalisaient un documentaire sur la question sahraouie pour la société de production norvégienne "Berserk Productions", a-t-on indiqué. Ils ont déjà travaillé dans les camps de réfugiés sahraouis et les territoires occupés du Sahara Occidental sans aucun obstacle durant tous le mois de mars.

Le 14 avril 2005 ils décident de pénétrer les territoires occupés du Sahara Occidental, "pour présenter l’histoire et les différentes facettes de la question" avait déclaré Mlle. Nilsen au journaliste de SPS.
 
Le 17 avril 2005 à 11.00 GMT,  M. Radmund Steinsvag, fut arrêté pour une heure alors qu’il essayait de prendre des photos d’une manifestation pacifique organisé par quelques dizaines de sahraouis dans l’avenue de "Meca" en face de l’hôtel ''Negjir", où réside les membres de la Minurso.

Il est à rappeler que ce cas est loin d’être le premier de son genre. Le journaliste indépendant norvégien, Erik Hagen, a été expulsé le 5 avril 2004 par les autorités coloniales marocaines, qui l'avaient refoulé manu militari vers la Mauritanie voisine, après l'avoir interrogé plusieurs heures durant dans les locaux de la police.

Deux autres journalistes norvégiens, Tor Dagfinn Dommersnes et Fredrik Refvem, ont été expulsé le 16 juin 2004 par les autorités marocaines parce qu’ils envisageaient d’interviewé Ali Salem Tamek, l’ex– prisonnier politique sahraoui et activiste des droits humains.

Pour leurs part, Catherine Graciet, journaliste indépendante et Nadia Ferroukhi, photographe, avaient-elles aussi été reconduit à Agadir, alors qu'elles se rendaient à El Aaiun pour les mêmes motifs, après avoir étaient longuement interrogées par les autorités marocaines, qui les avaient expulsées vers la France, Le 28 janvier 2004, rappelle-t-on encore. (SPS)

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Itinéraire des deux journalistes norvégiens :

Nom:
Miss. Anne Torhild Nilsen Skuland. Tel: +47.41.50.05.59
Nom: M. Radmund
Steinsvag. Tel: +47.90.16.01.66

Mois de mars :

Les deux journalistes travaillent dans les camps de réfugiés sahraouis et les territoires liberés.

Jeudi: 14 avril 2005.

17:30 :         Arrivée à El Aaiun aéroport.
19:00 :         meeting préliminaire avec des activistes sahraouis de droits
                    humains, qui servirons comme protecteurs et guides.

Vendredi: 15 avril 2005.

10:30 :        Interview avec le Prix Rafto des droits humains, Sidi Mohamed  
                   Daddach, et l’activiste des droits humains, H'med Hammad.  
15:30  :       Interview avec le Comté des victimes sahraouis des arrestations 
                   forcées et disparitions.
19:00  :       Interview avec l’activiste sahraouies et ex-prisonniere politique,
                    Mme. Aminatou Haidar, et un groupe d’ex-détenues sahraouies
                   (femmes).
23:00  :       Interview avec des représentants du Comité de la Carcel Negra de
                   El Aaiun

Samedi: 16 avril 2005.

11:00 :        Séances avec des victimes de mines sahraouis.
12:30 :        Interview avec un représentant des travailleurs de Phosbucraa.
15:30 :        Séances avec des membres de familles de martyrs sahraouis
18:00 :        Séances avec des victimes de torture sahraouies.

Dimanche: 17 avril 2005.

10:30 :        Une visite au port de El Aaiun pour filmer les installations
                   d’exploitation du phosphate et autres ressources halieutiques.
11.00           Le journaliste Radmund Steinsvag, resté à El Aaiun ville pour suivre
                   une manifestation à El Aaiun est arrêté pour une heure auprès de
                   Nigjir
Lundi: 18 avril 2005.

17.00 :        les deux journalistes et deux autres jeunes norvégiens qui les
                   accompagnés) savoir Mlle. Ann-Christin Johnsgard, membre
                   d'Amnistie International et M. Oeyvind Steinsvag, jeune homme de
                  17 ans et frère du journaliste Radmund Steinsvag.

Mardi : 19 avril 2005-04-22
                  Les 4 norvégiens ont quitté l’aéroport de El Aaiun protégés de près
                   par une dizaines d’activistes sahraouis qui les ont accompagné
                   jusqu’à l’avion se dirigeant vers les îles canaries pour ne pas donné
                  d’opportunité aux autorités marocaines de saboter ou de leur
                  confisqué leurs matérielles.

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