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SPS Grandes manifestations des étudiants à Smara contre la visite de Mohamed VI 22.03.05
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Smara (Territoires occupés), 22/03/2006 (SPS) Des grandes manifestations se sont déclenchées mardi, par des étudiants sahraouis dans la ville de Smara occupée, à la suite des manifestations rejetant la visite de Mohamed VI au Sahara Occidental et appelant à permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination, a rapporté le correspondant de la SPS sur place.
Les manifestants ont arborés les couleurs nationales de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et ont scandé des slogans réclamant le retrait immédiat de l'occupation marocaine du territoire sahraoui et l'indépendance du Sahara Occidental, a précisé la même source.
Les forces coloniales marocaines ont immédiatement réprimé les manifestations faisant usage de matraque et des chiens, afin de poursuivre les étudiants sahraouis qui manifestaient pacifiquement contre la visite de Mohamed VI dans leur pays et réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, a ajouté la même source.
Elles ont également arrêté deux citoyens sahraouis, Sid'Ahmed Brahim Lebreiki et Abeida hamoudi, alors qu'un petit enfant, Mohamed boukhari Mseini, ne dépassant pas les dix ans a été torturé et malmené, a-t-on souligné de même source.
Parallèlement à ces manifestations qui se développent à la suite de la visite de Mohamed VI à El Aaiun occupée, les forces d'occupation marocaine ont multiplié leur effectif à travers le déploiement de plus de 40 camions de militaires dans les quartiers et avenues de la ville de Smara occupée, ainsi que le renforcement des patrouilles de différentes unités de GUS, CMI, des forces auxiliaires, de gendarme et des forces armées royales (FAR), a indiqué la même source.
Au moins dix personnes ont été blessées et onze domiciles sahraouis saccagés lundi, dans la ville de Smara occupée, à la suite des manifestations rejetant la visite de Mohamed VI au Sahara Occidental et réclamant le retrait immédiat de l'occupation marocaine et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, rappelle-t-on.
Le ministre des territoires occupés et de la communauté sahraouie à l'étranger, Khalil Sidi M'Hamed. a appelé mardi, l'ONU à intervenir pour "protéger les citoyens civils sahraouis victimes de ces exactions et à assurer le respect de leurs libertés fondamentales jusqu'à la décolonisation de leur territoire", rappelle-t-on encore.(SPS)
020/090/110 2212130 Mars 06 SPS
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SPS Les étudiants sahraouis à Marrakech manifestent contre la visite de Mohamed VI
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Marrakech (Maroc), 22/03/2006 (SPS) Les étudiants sahraouis à
l’université de Marrakech sont sortis mardi soir, dans des marches dénonçant la
visite de Mohamed VI dans la Capitale occupée de la République Arabe sahraouie
Démocratique (RASD) et réclamant l’exercice du peuple sahraoui de son droit à
l’autodétermination et à l’indépendance, a constaté le correspondant de la SPS
sur place.
Au cours de ces marches pacifiques, Les étudiants sahraouis à l’université de
Marrakech, ont brandi les portraits des activistes et prisonniers politiques
sahraouis, et ont soulevé des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : "Nous
rejetons la visite de Mohamed VI à El Aaiun et appelons à permettre au peuple
sahraoui d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à
l’indépendance", a précisé la même source.
Ils ont également appelé au "retrait immédiat de la machine répressive marocaine
des territoires occupés du Sahara Occidental et à la libération inconditionnelle
de tous les prisonniers politiques" incarcérés dans les prisons marocaines,
a-t-on ajouté de même source.
Les forces de répression marocaines composées de CMI, de police, de GUS ont
intervenu immédiatement afin de disperser les manifestant et procéder au
verrouillage des rues menant au lieu de la manifestation, selon la même source.
(SPS)
020/090/110 221700 Mars 06 SPS
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SPS Le Maroc, une "puissance occupante" au Sahara occidental, écrit un journal espagnol
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Madrid,
22/03/2006 (SPS) "Rabat contrôle depuis 30 ans l’ex-colonie espagnole mais
seulement en tant que puissance occupante, selon la légalité internationale", a
écrit mercredi le quotidien espagnole ABC qui revient sur la visite du roi du
Maroc Mohamed VI dans les territoires occupés du Sahara occidental, en mettant
l’accent sur l’absence de spontanéité de l’accueil réservé au souverain.
Un accueil auquel étaient présents "quasi exclusivement des sujets marocains
dont certains ont défié les journalistes et tenté de les obliger à prendre des
photos des manifestations qui ne donnaient pas l’impression d’être spontanées",
a relevé l’envoyé spécial du journal à El Aaiun (capital occupée du Sahara
occidental).
Derrière l’image d’ambiance "festive" que les autorités d’occupation marocaines
veulent transmettre "se profile la réalité crue qui marque la vie quotidienne de
la ville depuis que, il y a dix mois, a éclaté l’intifadha sahraouie", a-t-il
souligné.
"Tu n’es pas le bienvenu fils de celui qui a détruit les Sahraouis’’,
‘’(Mohamed) Abdelaziz (Président de la RASD) est notre leader", "Enfant de
Rabat, tu ne oûtera pas au repos sur la terre des Sahraouis", sont quelques-uns
des mots d’ordre contenus dans des tracts qui ont circulé dans différents
quartiers d’El Aaiun et qui reflètent l’état d’esprit de la population sahraouie,
a rapporté le journaliste d’ABC.
Selon le témoignage du journaliste, ''la capitale de l'ancienne colonie
espagnole, occupée par le Maroc depuis 1975, s’est, de nouveau réveillée, hier (mardi),
prise par des milliers d’agents des forces de sécurité". "Presque tous les
commerces étaient fermés" sur ordre des "redoutés groupes urbains de sécurité
(GUS)", a-t-il précisé.
Le quotidien a noté, par ailleurs, que le Gouvernement marocain s’est montré
surpris" que les médias espagnols coïncident dans l’affirmation que le roi du
Maroc a initié sa visite sans que celle-ci ait été annoncée auparavant.
Selon des sources du Gouvernement marocain, citées par ABC, le souverain n’a pas
pour habitude d’annoncer ses "déplacements internes". "Toutefois, pour les
médias espagnols et pour l’immense majorité de la communauté internationale,
Mohamed VI se trouve ces jours-ci hors de ce qui est officiellement considéré
comme son royaume", observe le journal.
"Rabat contrôle depuis 30 ans l’ex-colonie espagnole mais seulement en tant que
puissance occupante et, bien que le Gouvernement espagnol le nie, la puissance
administrante continue à être l’Espagne. Et il en sera ainsi jusqu’à ce que une
solution soit trouvée au conflit", souligné le même journal.
Le quotidien El Mundo est lui aussi revenu sur l’accueil de Mohamed VI à El
Aaiun, présenté par l’agence de presse marocaine MAP comme étant "très
chaleureux".
"La réalité est autre. Aujourd’hui, sur les près des 350.000 habitants de la
capitale du Sahara occidental, seul le tiers sont des Sahraouis. Le reste sont
originaires du Maroc et suivent les consignes qui leur sont données à la
municipalité", a affirmé El Mundo.
Selon les informations recueillies par l’envoyé spécial de ce journal, les "autorités
marocaines ont demandé à tous les fonctionnaires et employés de l’Etat de sortir
leur familles dans la rue" pour accueillir le roi. "Avec les Sahraouis, la
méthode adoptée a été différente : le chantage économique, à l’endroit des
familles nécessiteuses, et le harcèlement des activistes des droits de l’homme",
a-t-il précisé.
Plusieurs titres de la presse espagnole avait auparavant dénoncé la répression
préalable à la visite du roi Mohamed VI au Sahara occidental, mettant l'accent
sur la campagne de ‘’répression’’ qui a précédé la visite du roi du Maroc
Mohamed VI au Sahara occidental, un territoire sur lequel, ont-ils rappelé, le
Conseil de Sécurité des Nations Unies "n’a pas reconnu" à Rabat le statut de
puissance administrante et dont il continue à "exiger l’autodétermination".
Evoquant l’accueil réservé au roi Mohamed VI à son arrivée, lundi, à El Aaiun,
le quotidien ABC a relevé que "beaucoup de ceux qui étaient rassemblés, hier,
dans les rues sont des colons venus du Maroc au Sahara occidental au cours de
ces 30 dernières années ou leurs descendants".
En dépit des "pressions" exercées par les autorités d’occupation marocaines,
dont font état des témoins, "un nombre important d’habitants ont préféré rester
chez eux". "Ce sont les milliers de Sahraouis (...) qui, malgré le passage des
années, continuent à ne pas reconnaître l’autorité du Maroc et luttent pour la
tenue du référendum d’autodétermination", écrit ABC.
Peu avant l’arrivée du roi, les "détentions (de Sahraouis) se poursuivaient",
comme celle de l’activiste Salek Bazid ou celle de deux lycéens à Boujdour, "ville
où s’est déroulée une manifestation pour protester contre la visite du roi
Mohamed VI", a rapporté le journal qui cite des sources locales.
ABC a affirmé pour sa part dans un éditorial que le "Maroc n’a aucun droit sur
le Sahara Occidental" et rappelé que le Conseil de Sécurité des Nations Unies
qui "n’a pas reconnu au Maroc le droit d’administrer le territoire, continue à
exiger l’autodétermination" du peuple sahraoui et maintient une position "ferme"
sur la question de la "décolonisation". "Seuls les Sahraouis doivent décider de
leur destin", a souligné le quotidien.
Il a rappelé, en outre, que le Maroc "avait profité de la maladie (du général)
Franco pour occuper le territoire". "Le Gouvernement (espagnol) de l’époque,
affaibli par la maladie du chef de l’Etat et face à une transition politique
incertaine, avait cédé le territoire" au Maroc, "chose qu’il n’était pas en
droit de faire étant donné que cette compétence revenait aux Nations Unies",
a-t-il encore souligné.
Le quotidien El Mundo s’est lui aussi fait l’écho de la répression qui s’est
abattue sur El Aaiun, "littéralement prise" par les forces d’occupation
marocaines, la veille de la visite. A titre d’exemple, Il a précisé que deux
lycées, Msala et Lissane Eddine, sont actuellement sous le contrôle "d’agents de
la police marocaine, déguisés en professeurs ou en employés".
D’autre part, selon ce journal, Hammoud Iguilid, membre d’une association locale
des droits de l’homme, a été arrêté samedi dernier et "passé à tabac" avant
d’être conduit au commissariat où il a été "insulté et menacé d’une condamnation
à 5 ans de prison".
D’après Iguilid, "certains de ses compagnons ont été déportés hors d’El Aaiun
sans la moindre explication" et "se sont vu notifier l’interdiction de revenir
dans la ville avant quelques jours". Il a ajouté que "le quartier de Maatallah a
été vidé en partie de ses habitants".
Un résident de ce quartier a affirmé à l’envoyé spécial d’El Mundo que "de
nombreux habitants ont dû abandonner leurs maisons ou s’enfermer à l’intérieur
parce que la police les a menacés de dures représailles au cas où ils
protesteraient" contre la visite du roi.
El Pais a, pour sa part, indiqué que la "non divulgation de la date exacte du
début de la visite" du roi a été imputée par des sources sahraouies, au souci "d’éviter
toute tentative de manifestations de protestation".
Le même journal note, dans ce contexte, que les autorités marocaines n’ont pas
invité la presse, "ni même marocaine", à se déplacer à El Aaiun pour "ne pas
avoir à lui communiquer avec précision (la date de) l’arrivée du roi".
El Pais a rappelé enfin que le Front Polisario avait mis en garde lundi contre
les "conséquences dangereuses" de la visite du roi du Maroc pour "la paix et la
sécurité dans la région". (SPS)
010/090/700 221718 mar 06 SPS
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SPS Visite du roi du Maroc : un "défi" à la communauté internationale, dénonce le délégué sahraoui à Madrid
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Madrid, 22/03/2006 (ASS) Le délégué du Front Polisario en Espagne M. Brahim Ghali a qualifié mardi la visite du roi du Maroc, Mohammed VI, dans les territoires occupés du Sahara Occidental, de "défi" à la communauté internationale et de "manœuvre provocatrice, irresponsable et colonialiste, visant à entraver le processus de règlement" du conflit.
"Cette visite reflète une attitude propre aux régimes coloniaux lorsqu’ils sont soumis aux pressions de la communauté internationale pour résoudre les conflits", a souligné M. Ghali au cours d'une conférence de presse.
Il a observé que la visite du roi Mohammed VI "est d’autant plus irresponsable" qu’elle intervient à quelques jours de la présentation du rapport du Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, sur le conflit du Sahara Occidental et du débat que tiendra le Conseil de Sécurité sur cette question.
"C’est un défi au Conseil de Sécurité, à la MINURSO (Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) et à l’opinion publique internationale"’, a affirmé le diplomate sahraoui qui a fait remarquer que le souverain marocain "ne peut se substituer à l’ONU, à la MINURSO et à la volonté de la communauté internationale".
M. Ghali a dénoncé la "répression brutale" et "l’intensification de la politique d'épuration ethnique" qui ont précédé la visite de Mohammed VI dans les territoires occupés où, a-t-il précisé, quelque 160 personnes ont été arrêtées et des maisons saccagées dimanche et lundi à El Ayoune et Boujdour.
"99 % des personnes qui étaient rassemblées dans les rues d’El Aaiun (à l’arrivée du roi) sont des Marocains", a-t-il affirmé, ajoutant que "le régime marocain ne peut vivre sans provoquer de conflits avec ses voisins, étant donné qu’il a besoin de focaliser l’attention de ses citoyens sur l’extérieur pour les détourner de leurs véritables problèmes".
M. Ghali a appelé le Gouvernement espagnol à "dénoncer ouvertement et solennellement" la visite du roi Mohammed VI au Sahara Occidental, rappelant que la position officielle de l’Espagne est que "toute solution au conflit doit être basée sur
l’autodétermination, conformément aux résolutions des Nations Unies".
Le responsable sahraoui a réitéré le "rejet absolu" par le Front Polisario du plan d’autonomie marocain qui constitue, a-t-il souligné, une "manœuvre contre la légalité internationale et une tentative d’altérer la nature du conflit qui a été défini comme un processus de décolonisation inachevé". "Les Nations Unies ont qualifié le Sahara Occidental de territoire non autonome faisant l'objet d’un processus de décolonisation", a-t-il encore rappelé.
"Nous exigeons que soient réunies les conditions permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination dans le cadre d’un référendum
libre et transparent", a-t-il affirmé, mettant en garde que si le processus de règlement n’est pas sanctionné par un référendum d’autodétermination le Front
Polisario "se verra obligé d’envisager toutes les options".
"La lutte armée est un droit reconnu par la communauté internationale. Nous continuons à privilégier la voie pacifique. Mais si nous ne pouvons pas exercer notre droit légitime à l’autodétermination, nous nous verrons obligés, malheureusement, et cela n’est pas notre souhait, de consentir davantage de sacrifices", a-t-il souligné. (SPS)
010/090/700 221725 mar 06 SPS
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SPS La caravane de solidarité algérienne avec le peuple sahraoui attendue vendredi dans les camps de réfugiés
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Chahid El Hafed, 22/03/2006 (SPS) Vingt et un camions de gros tonnage transportant plus de 349 tonnes de denrées alimentaires de base et de médicaments destinées au peuple sahraoui sont attendus vendredi dans les camps de réfugiés, touchées par les inondations de février dernier.
Cette quantité de produits qui a quitté mardi matin la ville de Constantine à destination des camps de réfugiés de Tindouf a été collectée notamment par les comités de wilaya du croissant rouge algérien, les communes, des donateurs particuliers et des associations de la société civile des wilayas de Constantine, Jijel, Mila, Oum El Bouaghi et Khenchela.
M. Beissat Mohamed Yeslem, ambassadeur de la RASD à Alger, cité par l'APS, a assisté au départ de cette caravane humanitaire, et a salué "l'élan solidaire du peuple algérien" qu'il a qualifié de "généreux et toujours fidèle à ses principes immuables et à son soutien indéfectible au peuple sahraoui".
Cette caravane qui s'inscrit dans le cadre de l'élan initié par le comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), est arrivée à Tindouf jeudi pour être remise vendredi prochains au croissant rouge sahraoui.
M. Mahrez Lamari, président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), a précisé à ce sujet que ce don est "une réponse à l'appel pressant du croissant rouge sahraoui, lancé le 04 février dernier pour une aide humanitaire urgente afin de faire face à la gravité de la situation dans les camps des réfugiés sahraouis", a indiqué la même source. (SPS)
010/090/700 221810 mar 06 SPS
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SPS La situation des droits de l'homme au Maroc reste mauvaise, indique le Département d'Etat
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Rabat, 22/03/2006 (SPS) La situation des droits de l'homme "reste mauvaise au Maroc" avec la persistance de l'usage excessif de la violence, les arrestations arbitraires, la persécution des subsahariens et la répression des militants sahraouis au Sahara Occidental occupé, indique le Département d'Etat américain.
Dans son rapport 2005 daté du mois de mars sur les droits de l'homme au Maroc et rendu public mardi par l'ambassade américaine à Rabat, le département d'état américain souligne que ''la situation des droits de l'homme (au Maroc) reste mauvaise dans de nombreux domaines''.
Le Département d'Etat américain, qui se réfère à des rapports d'ONG internationales des droits de l'homme, accuse le gouvernement marocain "d'utilisation excessive de la force à El Aaiun et Dakhla occupées (au Sahara Occidental) contre les militants sahraouis", en mai et en automne derniers.
Le même rapport critique sévèrement, concernant la répression au Sahara Occidental occupé, "les procès qui ont suivi (ces manifestations indépendantistes) et les peines sévères infligées aux militants sahraouis".
Le rapport rappelle que "des militants des droits de l'homme au Sahara Occidental ont déclaré à Amnesty International et à Human Rights Watch qu'ils avaient été torturés" par les forces d'occupation marocaines après leur arrestation.
Par ailleurs, la répression violente et disproportionnée des manifestations pacifiques de la société civile marocaine par les forces de sécurité a été également dénoncée par le rapport américain, selon lequel ''l'intervention excessive des forces de police a abouti à la mort de manifestants''. (SPS)
010/090/700 221833 mar 06 SPS
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SPS Les étudiants sahraouis à El Aaiun boycottent les "scènes de réception" de Mohamed VI
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El Aaiun (Capitale occupée de la RASD), 22/03/2006 (SPS) Les étudiants sahraouis du lycée de d'El Aaiun occupée, ont refusé mardi d’être transporté par la force à bord des camions militaires pour prendre part aux "activités royales" dans la capitale occupée de la RASD, en signe de dénonciation de la visite de Mohamed VI au Sahara Occidental et réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, a constaté le correspondant de la SPS sur place.
Les manifestants ont arborés les couleurs nationales de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et ont scandé des slogans en faveur de l'indépendance du Sahara Occidental, refusant de répondre à cet appel pour prendre à "ces dites activités", a ajouté la même source.
Ils ont également empêché les colons marocains de franchir le quartier Giratoria, brandissant les drapeaux de la RASD et distribuant des tracts rejetant la visite de Mohamed VI au Sahara Occidental.
Les forces d'occupation marocaines ont intervenu violemment afin de protéger les colons qui ont échoué à pénétrer le quartier Giratoria, a précisé la même source.
Les forces de répression marocaines ont arrêté jusqu’à présent plus de 80 citoyens sahraouis en majorité des jeunes à la suite de la visite de Mohamed VI dans les territoires occupés du Sahara Occidental et des affrontements entre Sahraouis et colons marocains qui ont saccagé domiciles et biens des citoyens autochtones, a souligné la même source.
Le ministre des territoires occupés et de la communauté sahraouie à l’étranger, El Khalil Sidi M’hamed a appelé mardi, les citoyens civils marocains au Sahara Occidental à "se démarquer de ces pratiques répréhensibles", soulignant que les deux peuples, sahraoui et marocain, "sont victimes du même Gouvernement marocain".
Il a en outre, appelé l'ONU à intervenir pour "protéger les citoyens civils sahraouis victimes de ces exactions et à assurer le respect de leurs libertés fondamentales jusqu'à la décolonisation de leur territoire", rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 221330 Mars 06 SPS
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SPS Les Drapeaux de la RASD brandissent de nouveau à la ville de Dakhla contre la visite de Mohamed VI
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Dakhla (Territoires occupés), 22/03/2006 (SPS) Plusieurs dizaines des jeunes sahraouis ont arboré les drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) à la ville de Dakhla occupée, en signe de rejet de la part des sahraouis de la visite de Mohamed VI à El Aaiun, réclamant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, a constaté mardi le correspondant de la SPS sur place.
Les manifestants ont brandi les couleurs nationales de la RASD dans différentes quartiers et avenues de Dakhla et ont scandé des slogans réclamant le retrait immédiat de l'occupation marocaine et le "rejet total de l'autonomie proposée par sa majesté", a précisé la même source.
Les forces de répression marocaines ont procédé immédiatement à l'arrestation de plusieurs citoyens sahraoui parmi lequel, le correspondant a cité le cas de Haimad Issa, qui a été conduit à destination inconnue, ainsi que d'autres non identifiés.
En réaction à ces arrestations les familles des détenus ont organisé un sit-in appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de leurs fils, a ajouté la même source.
D'autre part, le citoyen sahraoui, Mohamed Abeidallah a été arrêté lundi soir à Boujdour et d'autres personnes ont été ordonnées par la police marocaine de quitter la ville dans les meilleurs délais, pour avoir participé à la distribution des tracts contre la visite de Mohamed VI au Sahara Occidental, ont indiqué des sources concordantes. (SPS)
020/090/110 221530 Mars 06 SPS