SAHARA PRESS SERVICE

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FRANCE/RASD/MAROC/PRISONNIERS /SOLIDARITE
Le comité français sur le Sahara occidental demande la libération des prisonniers d'opinion sahraouis
 
21.09.05




Paris, 20/09/2005 (SS) Le Comité français sur le Sahara Occidental a exprimé mardi sa "réprobation" à l'égard du maintien en détention par les autorités marocaines des 37 prisonniers d'opinion sahraouis à la prison noire d’El Aaiun (capitale occupée de la RASD), à la prison d’Aït Melloul (Agadir) et à celle d'Oukacha (Casablanca).

Dans  un communique publié mardi à Paris, rapporté par l’agence de presse algérienne, APS, le comité a souligné que "ces personnes, indûment arrêtées pour avoir seulement exercé ou revendiqué pacifiquement leur droit d'expression et leur droit à l'autodétermination, battues, voire torturées, demeurent privées du droit élémentaire de visite de leurs proches et de leurs défenseurs".

Appelant à "la libération immédiate de tous les prisonniers politiques sahraouis", le Comité sur le Sahara Occidental a estimé qu'aucun Etat dit "démocratique" ne peut accepter cette persistance marocaine de violer les droits les plus fondamentaux de la population du territoire non autonome.

Il souligne notamment que quatre organisations marocaines des droits de l'homme -l'Organisation marocaine des droits de l'homme (OMDH), l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH), le Forum vérité et justice (FVJ) et l'Observatoire marocain des prisons- viennent de la critiquer sans ambiguïté publiquement dans une lettre commune au ministre marocain de la justice, le 11 septembre et un parti politique, "La voie démocratique" avait appelé le gouvernement du Maroc à "libérer les prisonniers d'opinion sahraouis".

Il a finalement rappelé que "le droit à l'autodétermination et à l'indépendance des Sahraouis est un droit imprescriptible et que ceux-ci doivent, à l'égal de tout être humain, pouvoir vivre dans la dignité et la liberté sur leur propre terre". (SPS)

060/090/ALG 202256 sept 05 SPS


 

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SPS
MAROC/TERRITOIRES OCCUPES/PRISONNIERS POLITIQUES
Le ministre marocain de justice sombre de nouveau dans le mensonge au sujet des prisonniers politiques sahraouis




Rabat, 21/09/2005 (SPS) Le ministre marocain de la justice, M. Mohamed Bouzoubaâ, a prétendu, mardi dans un entretien publié par le quotidien "Aujourd'hui le Maroc", que les prisonniers politiques sahraouis ne sont "ni des détenus d'opinion ni des prisonniers politiques", alors qu’il avait reconnu dans une dépêche publiée le 13 septembre dernier par l’agence de la propagande marocaine, MAP, que leurs revendications "revêtent plutôt un caractère politique".

Après 42 jours de la grève de faim entamée depuis le 8 août, les prisonniers politiques sahraouis sont toujours emprisonnés dans des conditions effroyables, comme l’attestent des photos de la carcel negra récemment publiées et demeurent sans jugement pour le troisième mois parce que la justice marocaine était en vacance.

"Maintenant que les vacances judiciaires sont terminées, le juge d'instruction va rouvrir le dossier et, par conséquent, tous les prévenus seront une nouvelle fois regroupés à El Aaiun", déclare M. Bouzoubaâ, sans sourciller.

Pis encore, il prétend que les prisonniers politiques sahraouis ont toujours bénéficiés de conditions de détentions les plus confortables, et que tous leurs droits ont étaient "respectés".

L'Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) avait, néanmoins, réclamé le 16 septembre dernier, "une enquête exhaustive et impartiale sur les circonstances des mauvais traitements et tortures infligés aux prisonniers, afin d'identifier les responsables, les traduire devant un tribunal civil, indépendant et impartial et de leur appliquer les sanctions pénales et/ou administratives prévues par la loi".

M. Bouzoubaâ, sombre dans le ridicule prétendant que M. Ali Salem Tamek a été transféré à Agadir "sur sa demande" parce qu'il a "souhaité bénéficier d'un suivi médical régulier", alors que le militants sahraouis a été enlevé de sa cellule à la Carcel Negra le 1 août dernier pour être transporté dans des conditions inhumaines dans le coffre d’une voiture à la prison d’Ait Melloul (Maroc).
 
Les 4 détenus politiques, incarcérés sans jugement dans la prison Oukacha à Casablanca, quant à eux, ajoute le ministre marocain cité par la MAP, ont été placés dans cette prison, qui ce trouve à plus de 1200 Km de la ville occupée d’El Aaiun, "pour pouvoir bénéficier des visites de leurs familles qui se trouvent justement à Casablanca".

3 de ces détenus, rappelle-t-on, à savoir Noumria Brahim, Lidri El Houssein et Laarbi Massoud, vivent à El Aaiun et leurs familles y vivent aussi.

"Nous réaffirmons de nouveau la continuité de la grève (de la faim) et la situation dangereuse dans laquelle se trouvent les grévistes qui peut engendrer une tragédie à cause de la gestion négative et inhumaine des responsables et en premier lieu le ministère de la justice qui ne cesse de diffuser des communiqués trompeurs", avait indiqué récemment l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), en réponse à une lettre du ministre marocain de la justice niant l’existence de ces grévistes de la faim.
 
Plusieurs organisations internationales, telles qu’Amnesty international, l’Organisation  Mondiale Contre la Torture, plusieurs parlementaires européens, des congressmen et autres personnalités politiques internationales ont exprimé leur vive préoccupation quant à la sécurité et l'intégrité physique et psychologique des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines et appellent sans cesse à leur libération immédiate, rappelle-t-on. (SPS)

060/090/ALG 210128 sept 05 SPS

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SPS
TERRITOIRES OCCUPES/ETAT DE SIEGE/ESPAGNE/DELEGATION

Une délégation de la Galice empêchée de descendre à El Aaiun

 

 


El Aaiun (territoires occupés), 21/09/2005 (SPS) Une forte délégation politique de la communauté autonome espagnole de la Galice a été empêchée, mardi soir, par les autorités coloniales marocaines, de descendre à El Aaiun, la capitale occupée du Sahara Occidental pour être dirigée vers l’aéroport de Casablanca où elle a été retenue pendant 10 heures et ses documents de voyage confisqués, a déclaré à SPS par téléphone M. Ivan Puentes, conseiller du Parti socialiste de La Coruna. 

"Même si nous n’avons pas pu descendre à El Aaiun pour voir la situation des Sahraouis soumis à toutes sortes de violation des droits humains, nous avons réussi au moins à ouvrir une brèche dans l’état de siège sécuritaire et médiatique imposé au Sahara Occidental depuis son occupation", a relevé M. Puentes dans cette déclaration exclusive à SPS depuis l’aéroport de Casablanca quelques minutes avant l’embarquement forcé de la délégation galicienne pour Madrid. 

Pour sa part, M. Diego Calvo député du Parti Populaire de Galice (PPG) s’est monté indigné par la manière dont sa délégation a été retenue durant toute une nuit dans un patio de l’aéroport de Casablanca, alors que leurs papiers été tous en règle. Toutefois, a-t-il estimé "nous avons participé, avec cette expédition, à sensibiliser l’opinion publique espagnole et internationale sur l’impunité dont bénéficie les autorités marocaines, alors qu’elles soumettent le territoire sahraoui et ses habitants à une répression systématique". 

"Si les autorités marocaines ne permettent pas à la délégation de descendre à El Aaiun, ce sera une preuve de plus qu’ils ont quelques chose à cacher", avait déclaré la représente du Front Polisario en Galice, Mme Fatma Mohamed Salem au cours d’une conférence de presse commune organisée lundi par les participants à Saint-Jacques-de-Compostelle quelques heures avant leur départ à El Aaiun. 

Forte de 15 personnes la délégation galicienne est composée de 3 parlementaires, 5 conseillers municipaux des différents partis locaux et nationaux, ainsi que des syndicalistes des représentants d’universités et de la coopération, a-t-on indiqué. 

Une délégation de 3 députés des îles Canaries venue pour s’enquérir, in situ, de la situation des droits de l’homme et rencontrer des militants sahraouis a été refoulée, la semaine dernière de l’aéroport d’El Aaiun par la police marocaine, à l’image de plusieurs autres délégations politiques des communautés autonomes espagnoles et de Norvège, rappelle-t-on. (SPS) 

010/090/666 211135 sept 05 SPS

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SPS
FRONT POLISARIO/ONU/PRISONNIERS POLITIQUES

Le Polisario appelle l'ONU à amener le Maroc à libérer les détenus politiques et révéler la vérité sur les disparus sahraouis

 

 


New York, 21/09/2005 (SPS) Le Représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies, Ahmed Boukhari, a appelé le Président du Conseil de sécurité onusien, Mr. Lauro L. Baja, à amener le Gouvernement marocain à libérer tous les prisonniers politiques sahraouis, en grève de faim depuis le 8 août dernier, et à révéler toute la vérité sur le sort de plus de 500 disparus, et 151 prisonniers de guerre. 

Dans une lettre qu'il a adressé lundi au Président du Conseil de sécurité, le diplomate sahraoui a sonné l'alarme de nouveau, avertissant de la gravité de l'état de santé de tous les prisonniers grévistes, qui risque de tomber définitivement en raison de l'intransigeance marocaine et de l'indifférence criminelle affichée par les responsables marocain, tel que le ministre de justice marocain, qui ne cesse de propager des informations mensongère à leur propos. 

Voilà le texte intégral de la lettre, originellement en anglais, traduite par la SPS: 

"AB/e/sc/1/9/05

His Excellency

Mr. Lauro L. Baja

Président du Conseil de sécurité

Nations Unies

New York 

New York le, 19 September 2005 

Suivant des instructions en provenance des autorités de mon pays, je m’adresse à votre Excellence pour attirer votre attention aux conditions très graves de la santé des 37 prisonniers politiques sahraouis (répertoriés dans la liste en attache), qui sont actuellement sous détention dans différentes prisons marocaines. Ces prisonniers ont entamé, depuis le 8 août dernier, une grève illimitée de la faim, en vue d’être reconnus par les autorités marocaines en tant que prisonniers politiques, et par conséquences, pour que s’améliorent les conditions de leur détention.  

Le Sécrétoire général des Nations Unies, rappelle-t-on, fut maintenu informé de leur situation.   

Le Gouvernement du Maroc rejette toujours et les revendications légitimes des détenus politiques et les requêtes de plusieurs organisations de droits de l’homme de les visiter. Par conséquent, et vu les conditions inhumaines qui prévaux dans les prisons marocaines, en particulier au Sahara Occidental (voir photos), les vies de plusieurs d’entre eux, notamment Mme. Aminettu Haidar, M.M. Tamek, Lehsen Ezreiguinat et Noumria Brahim, sont sous menace de danger réel. 

Selon les lois internationales et humanitaires, le Maroc doit libérer ces prisonniers et fournir des informations crédibles sur le sort des 151 prisonniers de guerre sahraouis encore disparus et des centaines de civiles sahraouis disparus et emmener par les forces marocaines dans des lieux inconnus depuis 1976. 

Plus encore, dans la conjoncture actuelle et à l’aube de la première visite à la région de l’Envoyé Personnel du Secrétaire général de l’ONU, la persistance des violations marocaines des droits humains aux territoires sahraouis occupés ajoutées à la traditionnelle obstruction marocaine à toutes les efforts onusiennes, visant à résoudre le conflit du Sahara Occidental pacifiquement, constituent un blocage dangereux à tous les espoirs de réussite du processus de paix. 

Il faut souligné, en effet, que la mort de n’importe quel détenu politique sahraoui serait de la totale responsabilité du Maroc, et serait certainem