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SPS 21.07.04
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Madrid,
21/07/2004 (SPS) Le chef du Gouvernement espagnol, José Luis
Zapatero, n'a "aucun plan" pour régler le conflit du Sahara
occidental, a-t-on déclaré, mardi à Madrid, de
source proche de la Moncloa, citée par Europa press.
"Le gouvernement espagnol n'a aucun plan. Il s'est seulement
prononcé pour que les parties négocient sous les auspices
des Nations unies, sans préjuger des résultats", a-t-on
précisé de même source, apportant ainsi un
démenti à une information du quotidien marocain
"Aujourd'hui le Maroc" faisant état d'un tel plan.
Selon ce journal, qui ne cite pas de source, le plan attribué
à M. Zapatero serait basé sur un statut d'autonomie
à négocier entre le Maroc et le Front Polisario.
Le Gouvernement sahraoui avait rappelé que
"l'autodétermination du peuple sahraoui demeure l'unique
solution politique rapide et viable pour le règlement
définitif du conflit" du Sahara occidental, estimant que toute
autre tentative visant à contourner la légalité
internationale aura des conséquences de déstabilisation
néfastes pour le Maghreb", rappelle-ton.
De son côté l'Algérie a indiqué qu'Il s'agit
d'une "question de décolonisation à parachever sur la
base du droit imprescriptible des peuples à disposer
d'eux-mêmes à travers la mise en oeuvre scrupuleuse et
diligente du plan Baker et de paix pour l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental qui a été adopté
à l'unanimité par le conseil de sécurité
des Nations unies", rappelle-ton encore. (SPS)
010/090/666 212030 JUL 04 SPS
SPS
RASD/ALGERIE/MAROC
L'Algérie réaffirme son "attachement indéfectible
à la légalité africaine et internationale"
concernant la question du Sahara occidental.
Alger, 21/07/2004 (SPS) Le ministère des Affaires
étrangères algériens a publié, mardi, une
déclaration dans laquelle il précise la position d’Alger
vis à vis du conflit du Sahara occidental après les
spéculations de certains médias sur des résultats
éventuels de la succession de visites de hauts responsables
français, espagnols et marocains en relation avec le
règlement du conflit. A cet égard, Alger réaffirme
son "attachement indéfectible à la légalité
africaine et internationale" concernant la question du Sahara
occidental.
Voici le texte intégrale de cette déclaration :
"Des déclarations de certaines personnalités
gouvernementales étrangères relatives à la
question du Sahara occidental ont eu tendance à faire un
amalgame, malencontreux et fallacieux, entre les relations
bilatérales algéro-marocaines,
l'édification unitaire maghrébine et le règlement
de la question du Sahara occidental.
Par esprit de responsabilité envers tous les peuples de la
région comme à l'égard de la communauté
internationale dans son ensemble, l'Algérie tient à
réitérer solennellement sa position constante bien connue
en la matière en soulignant tout particulièrement les
points fondamentaux suivants.
Premièrement : l'Algérie ne subordonne
l'approfondissement et le développement de ses relations de
fraternité, de bon voisinage et de coopération avec le
royaume du Maroc à aucune conditionnalité ni restriction.
Elle est disponible pour la prise de mesures et d'initiatives
concertées dans un cadre de réciprocité et de
sérieux dans la mise en oeuvre des accords conclus, pour donner
aux relations algéro-marocaines l'impulsion et la consistance
qu'elles méritent pour être hissées au diapason des
aspirations des peuples algérien et marocain.
Deuxièmement : l'Algérie réaffirme sa foi
inébranlable dans l'idéal maghrébin ainsi que son
ferme engagement en faveur de la dynamisation de l'union du Maghreb
arabe. Elle souligne que la construction unitaire maghrébine
constitue une oeuvre identitaire de grande portée qui correspond
à un besoin impérieux pour le développement et la
prospérité de tous les pays de la région. En tant
qu'expression de la fidélité de chacun des peuples
maghrébins à sa propre histoire et en tant que
réponse collective adéquate aux multiples défis de
l'époque contemporaine, l'édification du grand Maghreb
arabe est dans l'intérêt le mieux compris de chacun des
pays maghrébins. Ce grand projet civilisationnel ne saurait
être valablement soumis à quelque préalable
unilatéral que ce soi.
Troisièmement : l'Algérie considère que le
développement des relations algéro-marocaines et
l'accélération de la construction unitaire
maghrébine ont naturellement vocation à contribuer
à la création d'un climat politique favorable à
l'avènement progressif d'une ère qualitativement nouvelle
à l'échelle de la région maghrébin.
C'est d'ailleurs cette conviction et cette attente qui ont
été solidairement invoquées au moment du
rétablissement des relations diplomatiques entre
l'Algérie et le Maroc ainsi que la fondation de l'Union du
Maghreb arabe alors même que le conflit du Sahara occidental
était encore dans une phase de confrontation militaire active
entre le royaume du Maroc et le Front Polisario.
Partant, l'Algérie réaffirme que nul n'est à
présent fondé à soutenir que les relations
algéro-marocaines et la relance de l'union du Maghreb arabe
seraient tributaires du règlement de la question du Sahara
occidental et encore moins, d'une forme unilatéralement
fixée dudit règlement.
Quatrièmement : l'Algérie réaffirme son
attachement indéfectible à la légalité
africaine et internationale concernant la question du Sahara occidental.
Il s'agit d'une question de décolonisation à parachever
sur la base du droit imprescriptible des peuples à disposer
d'eux-mêmes à travers la mise en oeuvre scrupuleuse et
diligente du plan Baker et de paix pour l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental qui a été adopté
à l'unanimité par le conseil de sécurité
des Nations Unies.
L'Algérie, qui nourrit le plus grand respect pour le peuple
marocain frère réaffirme que ce n'est qu'avec les
autorités dirigeantes du front Polisario que la paix se fera et
que la recherche d'un interlocuteur de substitution, en l'occurrence
l'Algérie, ne conduit qu'à l'impasse et ne fait que
prolonger indûment une situation préjudiciable aux peuples
de la région. Tout en demeurant pleinement disponible pour
apporter sa contribution, dans les limites de son statut de pays voisin
du territoire du Sahara occidental et de partie
intéressée par le processus conduit par les Nations
unies, à une dynamique authentique de paix, l'Algérie
veut croire que les deux parties assumeront leurs
responsabilités primordiales et historiques en se retrouvant
dans une vision généreuse du destin commun de tous les
peuples maghrébins autour des valeurs d'égalité,
de solidarité, de démocratie et d'unité". (SPS)
010/090/700 211950 JUL 04 SPS
SPS
RASD/ALGERIE
"L'Algérie n'est soumise à aucune pression
étrangère", déclare Belkhadem
Alger, 21/07/2004 (SPS) L'Algérie n'est soumise à aucune
pression étrangère concernant sa position à
l'égard de la question du Sahara occidental, a indiqué,
mardi, le ministre d'Etat, ministre des affaires
étrangères algérien, Abdelaziz Belkhadem,
précisant que les récentes visites en Algérie du
ministre Français des affaires étrangère, M.
Michel Barnier et du chef du gouvernement Espagnol, M. José Luis
Zapatero, étaient une occasion qui leur a permis de
présenter des idées concernant le règlement de la
question du Sahara occidental, dont l'instauration d'un dialogue entre
l'Algérie et le Maroc sur la question.
Invité à l'émission "forum de la
télévision", M. Belkhadem a précisé que "de
temps à autre, on lui (Algérie) fait part d'idées
pour trouver une solution à cette question, mais
l'Algérie tient toujours à rappeler sa position de
principe, à savoir que c'est une question de
décolonisation à parachever sur la base de
l'autodétermination du peuple sahraoui".
Dans cet ordre d'idées, M. Belkhadem a indiqué que son
pays croit au dialogue avec toutes les parties concernées par le
conflit, mais "si une rencontre est prévue pour discuter du
Sahara occidental, nous ne sommes pas les tuteurs des Sahraouis et ils
ne nous ont chargés d'aucune mission", devait-il préciser.
Il a en outre indiqué que la visite du ministre marocain de
l'intérieur, Mostafa Sahel, mardi à Alger, "est une
occasion pour débattre de plusieurs questions et examiner la
mise en place d'un mécanisme commun dans le domaine
sécuritaire entre les deux pays, notamment en ce qui concerne
les questions inhérentes à de la lutte contre le
terrorisme, la contrebande et le trafic de drogue".
020/090/700 211644 JUL 04
SPS
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