SPS
RASD/SUISSE/CONVENTION
INTERNATIONAL
La RASD "est disposée à adhérer l’Appel de
Genève pour l’interdiction et la destruction des mines
anti-personnel"
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Genève, 21/06/2005 (SPS)
La République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) a
récemment informé l’organisation internationale "Appel de
Genève" de sa disposition d’adhérer la convention
d’interdiction et de destruction des mines anti-personnel, a
rapporté un communiqué de l’organisation rendu publique
récemment.
"Le Président de la République Arabe Sahraouie
Démocratique et Secrétaire général du Front
Polisario, Mohamed Abdelaziz, a informé l’Appel de Genève
que les autorités sahraouies sont déterminé
à s’engager à l’interdiction totale et à la
destruction des stocks de mines antipersonnel", a déclaré
le communiqué.
Invitée par les autorités de la RASD à visiter les
zones affectées par les mines dans le Sahara Occidental, une
délégation présidée par la
Présidente de l’organisation, Mme. Elisabeth Reusse-Decrey, et
composée de MM. Pascal Bongard et Martin Damary, s’est rendue
aux camps des réfugiés sahraouis pour s’entretenir avec
"les autorités politiques et militaires sahraouies, la mission
des Nations Unies pour le Sahara Occidental (Minurso) ainsi que des ONG
et des victimes de mines", a précisé le texte.
Durant son entretien avec la Présidente de l’organisation le 8
juin dernier, le Président de la République a
exprimé la détermination de son pays de "détruire
tous les mines en sa possession", appelant l’organisation à
s’investir davantage dans le territoire pour le désinfecter de
millions de mines implantés par les forces marocaines
d’occupation.
"L’Appel de Genève souhaite que le Maroc, un pays non signataire
de la Convention d’Ottawa (sur l’interdiction et destruction des
mines), saura aussi appuyer" les activités de
démantèlement de champs de mines que l’organisation
projette de mener dans les territoires libérés du Sahara
Occidental ainsi que dans les territoires sahraouis occupés par
le Maroc.
Le "mur de séparation", a ajouté l’organisation,
"construit par l’armée marocaine, est fortifié par des
millions de mines antipersonnel. Des dizaines de milliers de citoyens
vivent dans des zones affectées par les mines aux deux
côtés du mur", a précisé le texte, ce qui
cause des victimes chaque jour.
Il est donc "urgent et crucial que le Maroc adhère la Convention
d’Ottawa", a conclu l’organisation internationale.
L’organisation s’est félicitée en fin, de la
réussite de sa mission "qui est le résultat de plusieurs
mois d’efforts déployés par l’Appel de Genève et
la Campagne Sahraouie contre les mines". (SPS)
060/090/000 211601 Juin 05 SPS
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de page
SPS
RASD/FRANCE/MAROC
M. Chirac plaide pour le règlement de la question du Sahara
Occidental "dans le cadre de l'ONU"
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Paris, 21/06/2005 (SPS) Le
Président français, Jacques Chirac, a plaidé pour
le règlement du conflit du Sahara Occidental, qui oppose le
Maroc au Front Polisario "dans le cadre de l'ONU", selon le
porte-parole de l'Elysée, Jérôme Bonnafont,
cité par l’agence de presse algérienne, APS.
M. Chirac qui a reçu lundi le Premier ministre marocain, Driss
Jettou, a affirmé lors de cet entretien que le conflit du Sahara
Occidental, doit être réglé "dans le cadre de
l'ONU", a précisé le porte-parole, ajoutant que le
président Chirac "a confirmé que la France est
attachée au règlement de cette question dans le cadre des
Nations unies".
L’ONU continue à appeler les parties au conflit, le Front
Polisario et le Maroc à collaborer pour l’application du Plan
Baker, "Plan de paix pour l’autodétermination du peuple du
Sahara Occidental", que Rabat continue toujours à rejeter alors
que le Front Polisario l’a accepté, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/700 211905 jun 05 SPS
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SPS
TERRITOIRES
OCCUPES/INTIFADA/ALLEMAGNE
Plusieurs partis allemands condamnent la répression des
autorités coloniales au Sahara Occidental
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Berlin,
21/06/2005 (SPS) Plusieurs partis allemands ont condamné la
répression féroce qui est maintenant le lot quotidien des
Sahraouis dans les territoires occupés et ont appelé
à une solution politique du conflit sur la base du droit
à l’autodétermination du peuple sahraoui, selon des
déclaration séparées de ces partis publiés
récemment à Berlin.
A cet égard, le groupe parlementaire Socio-
démocrate (SPD) au Bundestag (Parlement) allemand a
exprimé "une très grande préoccupation" devant les
"interventions musclées des forces de l’ordre marocaine contre
des citoyens de Sahara Occidental", estimant que la MINURSO, "est
obligée de faire toute la lumière sur ces
événements et de tout mettre en œuvre pour qu’ils ne se
répètent plus".
Pour le SPD le Plan Baker constitue "une base convenable pour une
solution qui pourrait satisfaire toutes les exigences du Maroc".
Pour sa part le responsable des relations extérieures du Parti
Allemand Démocrate et Social (PDS), Wolfgang Gehrcke, a
appelé le Maroc à "revenir à la table des
négociations, à laisser l’accès libre au
territoire sahraoui aux observateurs internationaux et d’ouvrir le
chemin vers une nouvelle perspective d’un référendum qui
décidera du futur du Sahara Occidental", estimant que "le Droit
international et l’autodétermination des peuples sont
indivisibles".
Il exigera du Maroc "la libération de tous les manifestants
détenus durant les dernières semaines et qui avaient
exigé la fin de la politique d’occupation marocaine au Sahara
Occidental".
Le groupe parlementaire du Parti Démocrate Chrétien
allemand (CDU) croit savoir pour sa part que la situation au Sahara
Occidental "s’est dégradée ces derniers temps" et que "le
risque est grand de voir le conflit du Sahara Occidental s’aggraver
d’avantage. Il y a même le risque d’une véritable Intifada
: des personnes très désespérées pourraient
même avoir recours aux armes", estimant que la solution du
conflit du Sahara Occidental "ne peut plus tolérer de nouveaux
reports".
Enfin Mr. Ulrich Heinrich porte parole pour les questions africaines du
groupe du Parti libéral (FDP) estime que l’Union
européenne "doit agir pour trouver une solution au conflit
du Sahara Occidental".
Il rappellera qu’au cours des manifestations qui ont lieu dans
plusieurs villes du pays et dans quelques villes au Maroc, la police et
l’armée marocaine "ont blessé plusieurs dizaines de
manifestants et arrêtés plus que 50, violant ainsi les
droits les plus élémentaires des citoyens sahraouis".
(SPS)
010/090/100 212353
jun 05 SPS