|
|
|
RASD/ONU/DROITS HUMAINS M. Khadad: le déni de justice prolonge les souffrances du peuple sahraoui 21.05.05
|
Chahid El Hafed, 21/05/2006 (SPS) M. Mhamed Khadad, membre du secrétariat national, coordinateur avec la Minurso, a affirmé devant une délégation du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme en visite à la RASD, que "la négation du droit et le déni de justice" sont les principales causes du prolongement des souffrances du peuple sahraoui des deux côtés du rempart militaire qui le sépare.
Dans une déclaration à SPS, M. Khadad n'a pas caché sa déception de voir traiter l'agresseur et l'agressé "sur le même pied d'égalité, alors qu'ils sont clairement définis", en référence au Maroc qui a envahi et annexé par la force le Sahara Occidental et les peuple sahraoui victime de cette agression.
Il espère que cette mission onusienne, la première depuis trente ans, participe à "briser le blocus sécuritaire et médiatique imposé au territoire" et à la mise en place de "mécanismes de prise en compte par l'ONU de la protection des civils sahraouis dans les territoires occupés" réprimées par les autorités marocaines tout au long des manifestation pacifiques durant l'année écoulée, qui ont fait deux morts, des centaines de blessés et autant de détenus.
M. Khadad a en outre exprimé la disponibilité du Front Polisario et du Gouvernement sahraoui à "coopérer pleinement" avec la délégation onusienne, qui "visitera à sa guise tous les camps de réfugiés, les institutions et qui aura des rencontres avec toutes les composantes de la société civiles sahraouie" durant son séjour qui se poursuivra jusqu'au mardi.
Arrivée samedi dans les camps de réfugiés sahraouis dans le cadre d'une visite d'une semaine dans la région, sur recommandation du SG de l'ONU, la délégation, présidée par le Suisse Christophe Girod, avait entamé, mardi dernier, sa visite au Sahara Occidental pour s'enquérir de la situation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, théâtre, depuis le 21 mai 2005, de manifestations de Sahraouis réclamant la tenue d'un référendum d'autodétermination.
Des ONG sahraouies dans les territoires occupés avait exprimé leur "déception" de constater que la délégation "s'est cloîtrée dans son hôtel à El Aaiun, alors que les autorités marocaines réprimaient à sang des manifestants pacifiques à quelques mètres d'eux". (SPS)
010/090/000 211157 mai 06 SPS
|
SPS RASD/ONU/DROITS HUMAINS M. Giroud fait état de "problèmes" durant la mission de la délégation des Droits de l'homme au Sahara occidental
|
Chahid El Hafed, 21/05/2006 (SPS) La mission du Haut commissariat de l'ONU pour les Droits de l'Homme (HCDH) au Sahara Occidental a été ''très courte'' et parsemée de ''quelques problèmes'', a déclaré, dimanche, le président de la délégation, Christophe Girod, à la presse à l'issue de ses premières rencontres avec les responsables du Front Polisario et de la RASD, dans les camps de réfugiés sahraouis.
"La mission a été courte. Trois jour c'est très court'', a déclaré M. Girod, ajoutant que ''les gens qui désiraient nous rencontrer ont eu parfois quelques problèmes que nous avons du régler" (...) "mais au moins ça nous a permis de nous fomenter une image de la situation des droits de l'homme au Sahara occidental''.
Interrogé s'ils ont visité deux blessés sahraouis graves, victimes de la répression marocaine à l'hôpital des spécialités d'El Aaiun, M. Girod, a affirmé qu'"effectivement nous avons aussi rencontré de telles personnes".
A la question de savoir s'il a pu voir les manifestations qui ont eu lieu durant son séjour à El Aaiun, capitale occupée du Sahara occidental, M. Giroud a dit que lui et ses collègues n'étaient ''sur place'', c'est-à-dire sur les lieux mêmes de ces évènements.
La délégation du HCDH, qui s'est rendue du 17 au 19 mai dans les territoires occupés du Sahara occidental, est arrivée dans la nuit de samedi à dimanche dans les camps de réfugiés sahraouis.
Elle a eu dimanche matin des entretiens avec le coordinateur avec la Minurso, Mohamed Khadad, le ministre de l'Intérieur de la RASD, Mohamed Lamine Deddi et le ministre de la justice, Hamada Salma. (SPS)
010/090/000 211236 mai 06 SPS
|
SPS TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION Trois arrestations et une dizaine de blessés au cours des manifestations à la ville de Boujdour occupée
|
Boujdour (Territoires occupés), 21/05/2006 (SPS) Les forces de répression marocaines ont procédé vendredi à l'arrestation de trois citoyens sahraouis et ont blessé dix autres au cours des manifestations qui se sont déclenchées le même jour à la ville de Boujdour, à l'occasion du 33ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée menée par le peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance.
Les manifestants ont arboré les couleurs nationales sahraouies et ont scandé des slogans revendiquant "le retrait immédiat de l'occupation marocaine" du Sahara Occidental, ainsi que "l'autodétermination du peuple sahraoui".
Les forces d'occupation marocaine qui ont redoublé leur déploiement militaire dans cette ville occupée du Sahara Occidental, sont intervenues "atrocement" contre les civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement pour leurs droits à l'autodétermination et à l'indépendance reconnus par le Droit international.
Ces mêmes forces ont arrêté trois sahraouis : Mohamed Andour, Tarfaoui Fatah et Hassan Elmoussaoui, blessant dix autres : Mariam Boubite, Elaaza Boubite, Elmahjoubi Mabrouka ment Ali oueld Hammad, Ammaha Elmoussaoui, Mohamed Soudani, Khaya Khaya, Leila Laaroussi, Souad Laaroussi, Toumanna Elfater et Benta Elfanich, selon un liste non exhaustive.
Parmi ces blessés durant les manifestations à l'occasion du 33ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée menée par le peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance, ainsi que du premier anniversaire de l'Intifada de l'indépendance, deux d'entre eux sont dans un état "critique", il s'agit de : Elmahjoubi Mabrouka ment Ali oualed Hammad et Ammaha Elmoussaoui.
A El Aaiun, trois citoyens sahraouis dont un jeune et sa mère, ainsi qu'un enfant de 7 ans ont été arrêté par les forces de répression marocaines, a-t-on ajouté de même source.
Il s'agit de Najem Bebeit qui a été violement agressé et arrêté pour avoir "dressé" le drapeau national sahraoui sur l'avenue 'Chrif Radi' en compagnie de sa mère et de Marzoug Brahim (7 ans) arrêté pour avoir arboré les couleurs nationales sahraouies au quartier 'Linaache' à El Aaiun, alors que Hayat Bebeit, a été gravement blessée pendant qu'elle essayait d'arracher son frère Najem, des mains des agents de la police marocaine. (SPS)
020/090/110 211115 Mai 06 SPS
|
SPS RASD/FRANCE/SOLIDARITE Le représentant du Front Polisario à Paris dénonce "le soutien de la France au régime marocain"
|
Paris, 21/05/ 2006 (SPS) Le représentant du Front Polisario en France, Sadafa Bahia, a dénoncé "le soutien des gouvernements français successifs au régime marocain", insistant sur le "soulèvement pacifique du peuple sahraoui dans les territoires occupés par le Maroc", au cours d'une journée de solidarité avec le peuple sahraoui organisée samedi à Paris en hommage à la résistance "civile pacifique et courageuse" de ce peuple qui aspire à son droit le plus légitime, à l'indépendance de son pays.
Le diplomate sahraoui a déploré que "depuis plus 30 ans, le Front Polisario ne fait pas face seulement au Maroc, mais aussi aux gouvernements successifs de la France, un pays membre du Conseil de sécurité de l'ONU", a rapporté samedi l'Agence de presse algérienne, APS.
Il a ajouté que "notre action en France est beaucoup handicapée par cette position du gouvernement français dont le seul argumentaire est la stabilité du Maroc", estimant à ce propos que "la meilleure action en faveur de cette stabilité, c'est la recherche de la stabilité du droit international".
Les interventions des responsables des associations initiatrices de cette action de solidarité, dont celle des Amis de la RASD, du Comité algérien de Solidarité avec le peuple sahraoui, ont apporté des témoignages émouvants sur la répression "atroce" exercée par le pouvoir marocain sur les sahraouis en représailles à leur "résistance civile, pacifique et courageuse".
"Cette journée est à la fois une occasion pour marquer un événement heureux, le 30ème anniversaire de la RASD et le 33ème anniversaire de la création du Front Polisario (à), et douloureux à la fois, soit la répression contre l'Intifada du peuple sahraoui", a souligné Mme. Régine Villemont, Secrétaire générale de l'Association française des Amis de la RASD.
Le même message de soutien au peuple sahraoui et à sa juste cause a été exprimé également par le responsable du Comité Algérien en Europe de Solidarité avec ce peuple, M. Boughalem Nacer qui a assuré que le peuple sahraoui "est prêt à assumer ses responsabilités en tant qu'Etat indépendant".
"Il est hors de question de parler d'autonomie, car on ne lutte pas pendant plus de 30 ans pour dire aujourd'hui vous pouvez être autonomes", a-t-il dit.
Le Maire de Vitry sur Seine (PCF), Alain Audoubert a mis l'accent sur la solidarité de sa commune avec le peuple sahraoui, dont il a affirmé qu'il est "l'un des derniers peuples colonisés du monde".
"Nous avons conscience d'avoir une responsabilité ici, en France, de la pression que nous pouvons exercer sur le Gouvernement français qui a toujours été un soutien au Maroc", a-t-il relevé en appelant à continuer "avec d'autres, avec les associations et les amis du peuple sahraoui, à exercer une forte pression sur le Gouvernement français qui peut jouer un rôle pour un juste règlement du conflit dans le sens du droit du peuple sahraoui à disposer d'un Etat indépendant".
(Mme. Michelle Decastere, représentante de l'Association française d'Amitié et de Solidarité avec les peuples d'Afrique (AFASPA), a également salué le "courage et la détermination" du peuple sahraoui qui "n'accepte et n'acceptera jamais de vivre sous le joug colonial", a-t-elle dit.
Condamnant les «atrocités" exercées contre ce peuple, elle a insisté sur le fait que cette "répression est coloniale et elle n'a pas un autre qualificatif", tout en faisant déplorant que la lutte du peuple sahraoui et sa résistance pacifique demeure "à l'ombre des médias français".
Le silence des médias français à l'égard de la question sahraouie a été dénoncé aussi par Mme. Aline Pailler, Coprésidente du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental (CORESLO) qui a fustigé la "répression de la population sahraouie qui manifeste pacifiquement pour revendiquer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance". (SPS)
020/090/700 211125 Mai 06 SPS
|
>> Dernières Dépêches << |
© Sahara Press Service: sps@spsrasd.info